Étape 3 sur 8

église Saint-François

Iglesia de San Francisco

Le retable principal conservera la trace d’une longue commande passée d’un maître à l’autre.

15 min
église Saint-François
Alejandro Rojas (SajoR) · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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À remarquer

  • Retable principal
  • Reliefs latéraux
  • Sculpture dorée
  • Composition centrale

L’histoire du lieu

Taille du texte

L’église franciscaine est née des maisons remises aux frères pour une église et un monastère en mille cinq cent cinquante-sept. Derrière l’autel s’étend une haute paroi de bois, avec ses niches, sculptures et reliefs, qui masque presque tout l’espace devant pendant la messe. Elle fut agrandie le long des murs du sanctuaire, puis son milieu fut remplacé par une nouvelle composition consacrée à l’Eucharistie et à l’Immaculée Conception. Ainsi, la sculpture dorée sur les bords conserve une époque, tandis que le centre le plus visible parle déjà le langage du dix-huitième siècle.

En juillet mille six cent vingt-trois, le franciscain Francisco de Indo, chargé des affaires économiques de l’ordre à Santa Fe de Bogota — c’est ainsi que Bogota s’appelait alors — commanda pour cette église un immense retable sculpté. C’est ainsi que l’on nomme la paroi de bois, avec ses niches, sculptures et reliefs, située derrière le maître-autel. C’est elle qui occupe presque tout l’espace devant pendant la messe.

Les franciscains s’installèrent sur ce terrain en mille cinq cent cinquante-sept. L’archevêque Juan de los Barrios leur remit les maisons qui s’y trouvaient afin que les frères disposent d’une église et d’un monastère permanents. L’ordre fut fondé par Francisco de Asís, et l’église lui fut donc dédiée ; des épisodes de sa vie furent ensuite sculptés pour le retable principal.

La commande fut confiée à Ignacio García de Ascucha, l’un des tailleurs et assembleurs de structures en bois les plus expérimentés de la ville. Il s’engagea à achever l’ouvrage en deux ans. Les franciscains versaient l’argent par tranches ; quelques semaines plus tard, le maître avait déjà reçu plus de mille pesos. Il répondait de tous ses biens. En garantie du contrat, Ascucha mit en gage des maisons et trois personnes réduites en esclavage de son atelier. L’une d’elles, Juan Criollo, était lui-même un assembleur qualifié. Les documents ne permettent pas de déterminer quels éléments chaque travailleur sculpta ; il serait donc erroné d’attribuer toute la sculpture à Ascucha seul.

Deux ans ne suffirent pas. Ascucha confia la commande à son compagnon Luis Márquez, mais celui-ci mourut, et le maître dut reprendre le retable inachevé. À l’automne mille six cent vingt-huit, cinq ans après la signature du contrat, Ascucha rédigeait son testament et comprenait qu’il pourrait ne pas y parvenir lui-même. Il ordonna aux franciscains de confier alors le travail à Antonio Rodríguez, son élève, qui devrait mener la structure à son terme.

Six mois plus tard, Ascucha mourut. Il fut enterré dans cette église, et Rodríguez exécuta la mission laissée : il acheva la partie en bois, mais sans couleurs ni or. Lorenzo Hernández de la Cámara, maître doreur, prit ensuite le relais. En mille six cent trente-trois, il dorait les derniers reliefs destinés aux parties latérales. Le travail promis pour deux ans en prit près de dix et survécut à deux maîtres qui l’avaient dirigé.

Les franciscains continuèrent d’agrandir le retable le long des murs du sanctuaire. En mille sept cent quatre-vingt-neuf, ils en remplacèrent le milieu par une nouvelle composition afin de mettre en valeur l’Eucharistie et l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Le fragment central le plus visible date donc déjà du dix-huitième siècle. Le travail de l’atelier d’Ascucha est resté sur les bords : on y a conservé des reliefs de la vie de Francisco, commandés pour l’église de son ordre.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantplacette du Rosaire et cloître du Rosaire
Entréelibre|pendant les offices

L’accès à l’église dépend des offices ; l’observation extérieure depuis Carrera 7 reste accessible comme couche urbaine de l’itinéraire.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’entrez que lorsque l’accès est ouvert, parlez à voix basse et ne gênez pas l’office ; renseignez-vous sur place quant à la possibilité de prendre des photos.

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Où aller ensuite ?

Traversez la rue vers la place située devant l’ancien bâtiment de l’université du Rosaire.

Étape 3 sur 8Ensuite : placette du Rosaire et cloître du Rosaire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Candelaria : l'or et le pouvoir » — 8 étapes, 2,0 km, 3,5 heures.

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