Étape 4 sur 6

Potsdamer Platz

Potsdamer Platz

À ce carrefour, la circulation urbaine va devenir l’histoire du travail d’un homme et d’un nouveau système de signalisation.

20 min
Bâtiments modernes de Potsdamer Platz et place urbaine
Ansgar Koreng · CC BY-SA 3.0 de; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tour de signalisation pentagonale
  • Horloges sur les cinq côtés
  • Signaux tricolores
  • Cabine vitrée

L’histoire du lieu

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Lorsque Potsdamer Tor se dressait ici, une route partait de ces portes vers Potsdam ; autour de cette ancienne entrée de la ville se sont progressivement rejoints le chemin de fer, les transports urbains, les hôtels, les boutiques et cinq rues. La tour pentagonale au milieu du carrefour rappelle l’époque où tout ce flux exigeait un dispositif distinct pour maintenir l’ordre. Sur ses faces subsistent des horloges et des feux colorés, mais derrière les vitres il n’y a désormais plus personne : les signaux ne fonctionnent que pour la démonstration.

Le policier Friedrich Lange, âgé de trente-neuf ans, prit ici un service inhabituel le quinze décembre mille neuf cent vingt-quatre. Il devait contrôler le carrefour le plus fréquenté de Berlin depuis une cabine étroite située à huit mètres de hauteur.

Auparavant, les agents de la circulation se tenaient directement au milieu des véhicules. Ils arrêtaient les flux par des gestes et au son d’un cor ; les conducteurs ne les remarquaient pas toujours à temps. La préfecture de police signalait des agents heurtés et renversés. À l’été mille neuf cent vingt-quatre, on leur construisit une plateforme en bois, et l’on tenta de guider les piétons à l’aide de planches fixées aux arbres. Ces mesures ne suffisaient déjà plus.

La cause de cette situation était sous terre, sur les rails et dans les cinq rues qui convergeaient ici. L’endroit s’appelait autrefois la place devant Potsdamer Tor : c’est par ces portes que commençait la route vers Potsdam, d’où vient le nom actuel. En mille huit cent trente-huit, la première gare ferroviaire de Berlin ouvrit tout près. Des hôtels, des restaurants et des magasins apparurent autour du terminus, et les transports urbains furent reliés aux trains. En mille neuf cent vingt-quatre, environ vingt-quatre mille véhicules traversaient chaque jour la place : automobiles, tramways, motos, vélos, voitures à cheval et charrettes à bras. Des dizaines de milliers de passagers transitaient par Potsdamer Bahnhof.

La compagnie berlinoise des tramways commanda une tour de signalisation pentagonale. Lange fut le premier à gravir les échelons de fer, à ouvrir une trappe dans le sol et à prendre place dans la cabine vitrée. Sur chacun des cinq côtés se trouvaient une horloge, une fenêtre et trois signaux lumineux de couleur. Les feux ne changeaient pas encore d’eux-mêmes : le policier vérifiait les intervalles au chronomètre et actionnait un levier à trois positions. Les conducteurs, dans toutes les directions, voyaient simultanément ses indications.

Plusieurs agents sur la chaussée furent remplacés par un homme, protégé par des supports d’acier et par la hauteur. Les conducteurs obéissaient désormais à un seul signal, et l’on habituait les piétons à traverser par des passages marqués. Le premier feu de circulation allemand se révéla être une cabine pour ce même policier ; seul le feu au-dessus de sa tête était automatique.

L’original fut retiré avant même la guerre : en mille neuf cent trente-sept, les constructeurs du métro démontèrent la tour et la remplacèrent par des signaux suspendus. La copie actuelle fut fabriquée en mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, puis déplacée trois ans plus tard à Potsdamer Platz. Ses feux clignotent désormais à titre de démonstration ; la circulation est contrôlée par des feux ordinaires. La cabine pentagonale est vide : le poste de travail de Friedrich Lange est revenu au carrefour sans le policier lui-même.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantNiederkirchnerstraße, vestige du mur et Topographie des Terrors
Entréede l’extérieur
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Espace urbain ouvert ; les magasins, restaurants, cinémas et certains lieux fonctionnent selon leurs propres horaires.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il est plus pratique d’observer la tour à une courte distance, sans gêner la circulation près des passages. Toute la halte se déroule à l’extérieur.

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Où aller ensuite ?

Partez vers l’est en direction d’une longue section du mur.

Étape 4 sur 6Ensuite : Niederkirchnerstraße, vestige du mur et Topographie des Terrors

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le centre de Berlin : pouvoir, mémoire et frontière » — 6 étapes, 3 km, 2–3 heures.

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