Étape 2 sur 7

Centre d’accueil du Mémorial du Mur de Berlin

Ici, on comprendra pourquoi l’exposition en plein air commence par un tronçon authentique du mur qui a failli être démantelé.

15 min
Centre d’accueil du Mémorial du Mur de Berlin
Ansgar Koreng · CC BY 3.0 de; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade brun rouille
  • Tournant du rez-de-chaussée
  • Fenêtres de l’étage supérieur
  • Plan du mémorial

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le niveau inférieur du bâtiment brun rouille reproduit le coude de l’ancien mur, tandis que les fenêtres de l’étage supérieur font face au champ du mémorial. Il fut construit près de la Gartenstraße en deux mille neuf, lorsque la frontière se perdait déjà parmi les nouvelles maisons et que les gens avaient besoin de comprendre où chercher ses traces conservées. D’ici, l’itinéraire mène à la bande ouverte, où l’on peut voir non pas une plaque isolée, mais le dispositif de tout le système frontalier.

Le bâtiment brun rouille, à l’angle de la Bernauer Straße, sert d’entrée à un mémorial long de près d’un kilomètre et demi. C’est ici que l’on obtient un plan, que l’on s’inscrit à une visite guidée, que l’on regarde un film d’introduction et que l’on découvre quelles traces de la frontière sont restées dans la rue. L’exposition détaillée se trouve plus loin, au Centre de documentation du Mur de Berlin. Le Centre d’accueil sert avant tout à faire sortir le visiteur du bâtiment pour le conduire sur l’ancienne bande frontalière.

Le neuf novembre mille neuf cent quatre-vingt-neuf, les postes-frontières furent ouverts et les Berlinois commencèrent à détacher du mur des morceaux en souvenir. Parmi ceux qui leur demandaient de s’arrêter figurait Manfred Fischer, pasteur de la paroisse de la Réconciliation à Berlin-Ouest. Il vivait dans l’appartement de fonction attenant à la maison paroissiale de la Bernauer Straße et voulait conserver ici un témoignage matériel de la frontière.

Pour Fischer, c’était l’histoire de sa paroisse. Après la construction du mur en mille neuf cent soixante et un, la paroisse fut divisée et son église se retrouva à l’intérieur de la bande fermée. La plupart des paroissiens vivaient à Berlin-Ouest et ne pouvaient plus assister aux offices. En mille neuf cent quatre-vingt-cinq, les dirigeants de la République démocratique allemande (RDA) ordonnèrent de faire sauter l’église, alors vide, parce qu’elle empêchait les gardes-frontières de surveiller le terrain. Lorsque la frontière fut ouverte, le pasteur risquait de perdre aussi le dernier objet qui permettait de prouver ce qui avait précisément été fait à ce quartier.

À la fin de décembre, le gouvernement de la République démocratique allemande (RDA) décida de démanteler le mur. Fischer intervint à la télévision est-allemande et exigea qu’un tronçon soit laissé sur la Bernauer Straße. Il exhortait les soldats à cesser le travail, trouva des alliés parmi les employés du Musée historique allemand, aida à clôturer une partie de la bande et à organiser sa surveillance. La résistance était forte : beaucoup d’habitants estimaient que le mur conservé ramènerait dans la rue ce dont la ville venait tout juste de se libérer.

Le moment le plus dangereux survint un dimanche matin de juin mille neuf cent quatre-vingt-dix. Depuis l’appartement de fonction, Fischer vit qu’une brigade de l’armée était arrivée au tronçon prévu pour être protégé, entre la Bergstraße et l’Ackerstraße. Le pasteur avertit Helmut Trotnow, historien du groupe qui mettait en place le Musée historique allemand. Trotnow défendait la conservation de toute la structure frontalière : le mur frontal, la clôture intérieure et l’espace qui les séparait. Une seule plaque de béton ne pouvait pas montrer comment on arrêtait les fugitifs.

Sans autorisation, Trotnow passa sur le territoire de la République démocratique allemande (RDA) et s’approcha du commandant de la brigade avec une copie d’un document prescrivant de ne pas toucher au futur tronçon mémoriel. L’officier avait le droit de le retenir pour franchissement illégal de la frontière. Au lieu de cela, il lut le document et emmena les soldats. Pour Fischer et Trotnow, l’affaire ne se termina pas par une promesse : le deux octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix, le Magistrat de Berlin-Est plaça sous protection, en tant que monument, la bande allant de l’Ackerstraße à la Bergstraße. Le lendemain, la République démocratique allemande (RDA) cessa d’exister.

En mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, le mémorial fut ouvert ici. Puis apparurent le Centre de documentation du Mur de Berlin, une chapelle à l’emplacement de l’église détruite et une longue exposition en plein air. Lorsque les visiteurs commencèrent à demander où chercher le mur lui-même parmi les nouvelles maisons et par où commencer la visite, ce Centre d’accueil fut construit en deux mille neuf, près de la Gartenstraße.

Le rez-de-chaussée du bâtiment est disposé le long de l’ancienne ligne du mur et en reproduit le tournant. L’étage supérieur est orienté vers le champ du mémorial. Le plan remis à l’intérieur mène plus loin, vers le tronçon où, un matin de juin, une brigade de l’armée lut le document qui lui était présenté et partit sans poursuivre le démantèlement.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFenêtre du souvenir
Entréeaccès libre

Centre d’accueil : mar-dim 10:00-18:00 ; partie extérieure du mémorial tous les jours 08:00-22:00.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Commencez par vous repérer sur le plan du site : il vous aidera à situer les prochaines étapes par rapport aux maisons disparues. Si le centre est fermé, poursuivez par la partie extérieure du mémorial.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Entrez sur l’ancienne bande frontalière et suivez la rangée de tiges d’acier jusqu’au mur couvert de photographies.

Étape 2 sur 7Ensuite : Fenêtre du souvenir

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le mur de Berlin sur Bernauer Straße » — 7 étapes, environ 2 km, environ 2–3 h.

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