Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Toit commun
- Colonnes rouges
- Soixante-douze sections
- Bancs
L’histoire du lieu
Les murs bas et les fenêtres à treillis fermaient autrefois cette voie en un long corridor couvert à l’intérieur du complexe impérial. Sous le toit commun se succédaient soixante-douze sections, reliant la partie nord éloignée du parc à l’autel ; les serviteurs les parcouraient sans être exposés à la pluie, à la neige et à la poussière. En mille neuf cent trente-sept, les murs et les treillis furent démontés, ouvrant la galerie sur le parc. Aujourd’hui, le toit commun repose sur des colonnes rouges, entre lesquelles se trouvent des bancs et où les habitants de Pékin jouent aux cartes et aux échecs.
La veille de la prière pour la récolte, l’empereur, principal participant du rituel et celui qui implorait au nom de tout le pays, inspectait lui-même les offrandes préparées pour le Ciel ou envoyait un dignitaire. L’inspection se déroulait dans la Cuisine divine du Nord, à l’extrémité éloignée de cette galerie. On y trouvait, dans des paniers et des coupes, des céréales, des fruits et d’autres offrandes ; du jade et de la soie étaient conservés à côté. Se tromper revenait à compromettre le rituel dont on attendait un résultat bien terrestre : la pluie et le pain.
Plus de quatre-vingt-dix employés de cuisine travaillaient sur les offrandes. Ils préparaient plus de trente types d’offrandes, mais cette chaîne commençait encore plus loin, au Pavillon du Coup. Avant l’abattage, un fonctionnaire du service des cérémonies inspectait le taureau et accomplissait les révérences prescrites. Il était interdit d’employer un couteau : l’animal était tué d’un coup de lourd maillet en bois, d’où l’autre nom du pavillon, le Pavillon du Coup.
Les organisateurs du rituel avaient délibérément installé l’abattoir et la cuisine à plus de deux cents pas de l’autel. La viande devait être découpée loin de l’espace sacré, puis livrée propre, sans être souillée par la pluie, la neige ou la poussière. C’est pour cela qu’il fallut la Longue galerie couverte. Elle avait alors un autre aspect : des murs bas, des fenêtres à treillis et un toit commun formaient un corridor fermé. La veille de la cérémonie, les serviteurs allumaient des lanternes dans ses sections et transportaient les récipients préparés jusqu’au lieu de la prière.
Là, l’empereur offrait au Ciel du vin et des aliments préparés, puis recevait une coupe rituelle et une part de la viande sacrificielle comme bénédiction. Ainsi s’achevait le travail des hommes qui abattaient l’animal, préparaient des dizaines de plats, vérifiaient les récipients et transportaient le tout par cette voie couverte.
Le nom « Soixante-douze pièces reliées » désigne précisément le nombre de sections sous le toit commun. Il y en eut d’abord soixante-quinze ; en mille sept cent cinquante-deux, les constructeurs en laissèrent soixante-douze. Les documents ne donnent aucune explication fiable de ce nombre. Une légende apparut plus tard, selon laquelle les sections étaient destinées aux soixante-douze esprits terrestres, mais ce n’est là qu’une interprétation populaire.
En mille neuf cent trente-sept, les employés du parc démontèrent les treillis des fenêtres et les murs bas, transformant cette voie de service fermée en galerie ouverte. Aujourd’hui, des bancs occupent l’emplacement de la procession venant de la cuisine, et entre les colonnes rouges, les habitants de Pékin jouent aux cartes et aux échecs. De l’ancien chemin des offrandes subsistent le toit commun, les soixante-douze sections et sa direction : du pavillon où l’on tuait le taureau jusqu’au lieu où l’on transportait la nourriture destinée au Ciel.
Sur place
À l’intérieur du parc ; référez-vous aux horaires du parc et des zones centrales payantes.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Choisissez un endroit sur le côté et ne bloquez pas le passage. La galerie convient pour faire une pause sous la chaleur ou la pluie, mais les alentours peuvent être trop animés pour écouter sans écouteurs.
