Étape 2 sur 7

Khlong Saen Saep

คลองแสนแสบ

L’arrêt expliquera pourquoi la capitale avait besoin d’une voie d’eau vers l’est et qui l’a utilisée après la guerre.

15 min
Le canal Khlong Saen Saep près de l’embarcadère de Pratunam
Mark Fischer · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Bateaux de passagers
  • Maisons au bord de l’eau
  • Passerelle piétonne

L’histoire du lieu

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Plus à l’est de Ban Khrua, des terrassiers ont creusé plus de cinquante kilomètres de lit de canal, et l’eau au bord est devenue l’approche urbaine de cette nouvelle voie d’eau. Les équipes chinoises étaient payées pour les tronçons achevés, y compris le creusement de la terre et l’arrachage des souches ; à leurs côtés travaillaient des personnes déplacées venues de différentes terres du Siam. Le canal était conçu pour des bateaux lourdement chargés, et les maisons actuelles, la passerelle et les bateaux de passagers se trouvent toujours le long de cet ancien corridor.

À Ban Khrua, les bateaux de passagers pénètrent presque jusqu’au centre même de Bangkok par une étroite bande d’eau entre les maisons. Ce trajet n’a pas besoin de routes : le canal s’étire vers l’est jusqu’à Bang Kapi et au-delà, tandis qu’à l’ouest il est relié à l’ancien Khlong Mahanak, qui mène aux douves de la ville. C’est précisément à Ban Khrua que les deux voies d’eau forment une seule ligne.

Cette ligne fut assemblée pendant les guerres siamo-vietnamiennes, une longue lutte entre le Siam et le Viêt Nam pour le contrôle du Cambodge. Les armées partaient loin vers l’est, mais les soldats avaient besoin de riz, d’armes et de poudre. Tout transporter par voie terrestre à travers la plaine était lent. En mille huit cent trente-sept, le roi siamois Rama III ordonna de prolonger la voie d’eau existante jusqu’au fleuve Bang Pakong, d’où s’ouvrait une route vers les provinces orientales et la frontière cambodgienne.

Les travaux étaient dirigés par le fonctionnaire de cour That Bunnag. Sa tâche était d’engager des terrassiers et d’obtenir un canal par lequel pourraient passer des bateaux chargés. Les équipes chinoises étaient payées au tronçon achevé : soixante-dix bahts pour chaque tranche de quarante mètres. Cette somme comprenait le creusement de la terre et l’arrachage des souches. Aux côtés des Chinois engagés travaillaient des personnes que les campagnes précédentes avaient amenées au Siam depuis les terres khmères, malaises, lao et môn ; les Chams participèrent eux aussi au creusement de la voie.

En un peu plus de quatre ans, les ouvriers creusèrent plus de cinquante kilomètres de Hua Mak à Bang Khanak. Le chantier documenté commençait bien plus à l’est de Ban Khrua : l’eau devant vous était l’approche occidentale du nouveau canal. Mais c’est précisément par ce tronçon que les bateaux venant de la capitale rejoignaient le tracé creusé. À la fin de l’année mille huit cent quarante, on pouvait déjà y transporter des personnes et des cargaisons militaires.

Après la guerre, les bateliers transportèrent par la même voie du riz et du sucre venus des champs de l’est. Une partie des familles déplacées reçut des terres le long de l’eau et se mit à l’agriculture ; les familles chames de Ban Khrua restèrent à l’extrémité urbaine de l’itinéraire. Ainsi, la route militaire acquit des usagers ordinaires permanents avant que le besoin de transports militaires ait disparu.

Une chronique rapporte un autre détail : au moment de l’achèvement des travaux, les simples habitants de la ville appelaient déjà le canal Saen Saep, mais elle n’explique pas l’origine du nom. L’histoire des « cent mille piqûres » de moustiques locaux reste une interprétation populaire. Une autre version fait dériver le nom de mots khmers signifiant eau douce ; elle est liée à la langue khmère et chame des personnes qui vivaient le long du tracé, mais on ne peut pas non plus la tenir pour démontrée.

Aujourd’hui, le nom de Saen Saep a aussi été étendu à la ligne de passagers située à l’ouest du chantier historique. À Ban Khrua, les bateaux passent par cette jonction même : d’un côté se trouve l’ancien Khlong Mahanak, de l’autre le canal que That Bunnag et les équipes qu’il avait engagées prolongèrent jusqu’à la route vers l’est.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantJim Thompson House
Entréeaccès libre
Ouvrir dans Cartes

La rive du canal est ouverte comme espace urbain ; les bateaux circulent habituellement lun–ven 06:00–20:00, sam 06:00–19:00, dim 07:00–18:00.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Tenez-vous à distance du bord et prenez en compte les vagues et les éclaboussures des bateaux qui passent.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez le canal et dirigez-vous vers la maison-musée sur la rive sud.

Étape 2 sur 7Ensuite : Jim Thompson House

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Ban Khrua et Siam : soie, art, commerce » — 7 étapes, 4 km, 3 h.

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