Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Portique grec
- Frise de pierre sous la corniche
- Noms de batailles sur la façade
L’histoire du lieu
Les habitants avaient besoin de trouver une place pour les collections du musée, qui s’étaient développées, et d’installer un mémorial pour leurs compatriotes morts. L’ancien musée, fondé en mille huit cent cinquante-deux, avait déjà débordé de son bâtiment de Princes Street. Les salles d’exposition entourent un espace du souvenir, et la façade est composée comme un temple grec : dans la bande de pierre sous le toit se succèdent des scènes militaires et des noms de batailles. À l’étage supérieur, sept mille deux cent quatre-vingt-dix-sept noms de morts de la province d’Auckland sont gravés sur des plaques de marbre italien, parmi lesquels quatorze infirmières militaires.
En mille neuf cent vingt-deux, les juges examinèrent pendant neuf jours, dans un entrepôt du port, soixante-quatorze projets pour le nouveau bâtiment destiné à ce sommet. Les plans étaient anonymes. Les lauréats ne furent nommés qu’après le vote : il s’agissait de trois architectes d’Auckland — Hugh Cresswell Grierson, Kenneth Walter Aimer et Malcolm Keith Draffin.
Tous trois étaient revenus de la Première Guerre mondiale. Grierson servit en France dans la New Zealand Rifle Brigade ; son frère Walter fut tué à Gallipoli. Aimer fut blessé à Passchendaele et renvoyé chez lui, tandis que son frère aîné George, pilote du Royal Flying Corps, se tua dans un accident en Angleterre. Draffin traversa Gallipoli du débarquement à l’évacuation, puis servit comme ingénieur militaire en France, reçut sur le terrain un grade d’officier, fut blessé deux fois et décoré de la Croix militaire.
Avant la guerre, ils avaient étudié l’architecture à Auckland. Après leur démobilisation, Grierson et Draffin poursuivirent leurs études à Londres, entièrement pris en charge par l’armée, puis revinrent et s’associèrent à Aimer. Le concours leur offrait une importante commande et la possibilité de décider eux-mêmes de ce que serait le monument aux hommes parmi lesquels se trouvaient leurs camarades de service et leurs frères.
La commande répondait à deux besoins d’Auckland. L’ancien musée municipal, fondé dès mille huit cent cinquante-deux, ne tenait plus depuis longtemps dans son bâtiment de Princes Street. En même temps, les familles des morts réclamaient un mémorial provincial digne de ce nom. En mille neuf cent vingt, les habitants décidèrent de les réunir sous un même toit. Pukekawa avait déjà été choisi pour le musée — la terrasse supérieure de l’Auckland Domain, visible depuis le centre-ville et depuis le port. Le maire James Gunson prit la tête du comité civique qui recueillait des fonds ; l’essentiel des deux cent mille livres fut donné par les habitants et les institutions locales.
Grierson, Aimer et Draffin disposèrent les salles d’exposition autour d’un espace du souvenir et élevèrent le bâtiment comme un temple grec. Sous la corniche apparurent des noms de batailles et une frise de pierre représentant des scènes militaires. Les juges ignoraient les biographies des auteurs lorsqu’ils choisirent ce projet ; après la révélation des noms, le comité civique chargea les mêmes trois architectes de diriger la construction. Le musée ouvrit en mille neuf cent vingt-neuf.
Trois ans plus tard, sept mille deux cent quatre-vingt-dix-sept noms de morts de la province d’Auckland, dont quatorze infirmières militaires, furent gravés sur des plaques de marbre italien à l’étage supérieur. C’est à eux que renvoie l’expression « mémorial de guerre » dans le nom. Les collections, elles, conservèrent l’ampleur initiale du musée municipal : la nature de la Nouvelle-Zélande, l’histoire d’Auckland, le patrimoine des Māori et des peuples du Pacifique.
Après la Seconde Guerre mondiale, Keith Draffin dut revenir à son bâtiment principal. Avec son fils Rodney, lui aussi architecte, il conçut une extension arrière pour une nouvelle salle du souvenir. En mille neuf cent soixante, quatre mille sept cent deux noms supplémentaires y furent ajoutés. La partie avant resta le mémorial de la guerre que Draffin avait lui-même traversée ; derrière elle se trouve une extension pour les morts de la guerre suivante, qu’il achevait déjà avec son fils.
Sur place
Vérifiez le site officiel : la page des horaires peut afficher les horaires habituels et un avis de fermeture distinct.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Vous pouvez écouter le récit devant la façade ; prévoyez la visite des collections séparément et vérifiez les conditions d’entrée en vigueur.
