Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La cuvette du cratère
- Le totara dans sa clôture de bois sculpté
- La façade du musée sur la crête
L’histoire du lieu
Près de la façade du musée, au-dessus de la cuvette des terrains, pousse un totara néo-zélandais derrière une clôture sculptée : il a été planté en mémoire de l’homme auquel était autrefois destinée la maison en bois qui se dressait sur cette pente. Dans cette maison, on recevait des chefs venus de différentes terres et l’on discutait avec les autorités coloniales de la manière dont le traité de Waitangi modifiait les règles de propriété foncière. La maison elle-même a disparu, et les anciennes cartes et un foyer découvert sur la pente divergent désormais quant à son emplacement exact. Selon la tradition locale, le nom de Pukekawa est aussi devenu une mémoire des morts des guerres intertribales.
Les vastes terrains de sport de l’Auckland Domain occupent la cuvette d’un ancien cratère volcanique. Au début des années mille huit cent quarante, le gouvernement colonial affecta une partie de ces soixante-quinze hectares à une réserve publique. C’est ainsi que naquit le plus ancien parc d’Auckland. Ses pentes abritaient alors un pâturage, un jardin gouvernemental et une maison en bois, dont il ne reste aujourd’hui aucune trace établie avec certitude.
Le gouverneur Robert FitzRoy ordonna la construction de la maison en mille huit cent quarante-cinq. Elle était destinée à Pōtatau Te Wherowhero, influent chef du Waikato qui devint plus tard le premier roi Māori. Une guerre se déroulait dans le nord de la colonie, et FitzRoy voulait s’assurer le soutien d’un homme capable d’empêcher le Waikato d’attaquer la jeune Auckland. L’année précédente, Te Wherowhero avait organisé une grande assemblée dans la Remuera voisine ; après celle-ci, le gouverneur reconnut que la sécurité de la ville dépendait de l’amitié du Waikato.
Te Wherowhero ne signa pas le traité de Waitangi, mais acceptait de discuter avec les gouverneurs de ses conséquences et des nouvelles règles de disposition des terres. C’est pourquoi la maison fut construite dans le Domain gouvernemental, près du jardin et d’un terrain choisi pour une future résidence du gouverneur. Te Wherowhero y recevait des chefs venus de différentes régions et négociait avec l’administration coloniale.
Son séjour est également associé au nom actuel de la colline. Une ancienne interprétation du mot « Pukekawa » est « colline acide » : selon l’explication locale, la patate douce kūmara y poussait mal. L’origine du nom reste discutée ; on le fait aussi dériver de la plante kawakawa. Selon une tradition conservée, Te Wherowhero donna à l’ancien mot un nouveau sens, « colline des souvenirs amers ». Il commandait lui-même les hommes du Waikato dans les guerres contre les groupes Ngāpuhi armés de mousquets, après lesquelles des communautés entières quittèrent leurs terres. Par le nom de Pukekawa, il commémora ceux qui étaient morts dans les guerres intertribales des années mille huit cent vingt et mille huit cent trente.
C’est dans cette maison que Te Wherowhero prit sa décision la plus difficile, pour le bien d’un ancien adversaire. En mille huit cent quarante-six, le nouveau gouverneur George Grey ordonna l’arrestation du chef Ngāti Toa Te Rauparaha. Grey le soupçonnait d’aider son neveu, qui combattait les colons près de l’actuelle Wellington, et voulait l’éloigner de la zone des combats. Te Rauparaha fut emmené à Auckland et détenu pendant dix mois sur le navire de guerre HMS Calliope. Il ne fut jamais inculpé et il n’y eut pas de procès.
Te Wherowhero et Tāmati Wāka Nene, chef Ngāpuhi et conseiller du gouverneur, exigèrent la libération du prisonnier et se portèrent garants de sa conduite. Pour Te Wherowhero, c’était un risque personnel : son lignage avait combattu Te Rauparaha avant même la migration des Ngāti Toa vers le sud. Grey accepta cette garantie et, en mille huit cent quarante-sept, Te Rauparaha fut transféré du navire dans la maison située sur le domaine du Domain.
Il n’avait pas encore recouvré sa liberté. Pendant environ huit mois, Te Rauparaha vécut ici en résidence surveillée, tandis que Te Wherowhero recevait dans la même maison des participants aux négociations sur le traité de Waitangi et les règles foncières. En mille huit cent quarante-huit, le prisonnier fut autorisé à retourner auprès de son peuple à Ōtaki. Grey et Te Wherowhero l’accompagnèrent. Un an plus tard, Te Rauparaha mourut.
L’emplacement exact de la maison est aujourd’hui contesté : les anciennes cartes et un foyer découvert sur la pente désignent des parcelles différentes. En mille neuf cent quarante, l’arrière-petite-fille de Te Wherowhero, la dirigeante du Kīngitanga Te Puea Hērangi, planta sur la colline de Pukekaroa un totara, un conifère néo-zélandais, en mémoire de son arrière-grand-père. L’arbre subsiste dans une clôture de bois sculpté, non loin du musée. Le cottage a disparu ; le totara rappelle son occupant, et le nom de Pukekawa, les morts qu’il commémorait.
Sur place
Le parc est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; les horaires des différents sites à l’intérieur varient.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’arrêt se déroule à l’extérieur ; sur les pentes, regardez où vous mettez les pieds et ne quittez pas les sentiers autorisés.
