Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Inscription du côté de l’Acropole
- Inscription du côté du temple
- Ouverture de l’arc
L’histoire du lieu
Une route traversait l’ouverture de pierre vers l’Olympiéion, et, le jour de la grande consécration, la procession cérémonielle y passait. On prend souvent l’arc pour la frontière entre l’ancienne et la nouvelle partie d’Athènes, bien que les véritables portes urbaines et la ligne de l’ancienne muraille se trouvent à environ cent mètres plus à l’est. Des constructions financées par l’empereur romain se dressaient de part et d’autre, de sorte que cette pierre ne divisait pas la ville en deux quartiers. Une face de l’arc est tournée vers le temple, l’autre vers l’Acropole.
Les Athéniens ont eux-mêmes commandé cet arc et y ont fait graver une phrase qui reléguait leur ancien fondateur. Sur la face tournée vers l’Acropole, on lit : « Voici Athènes, l’ancienne ville de Thésée. » Sur la face opposée : « Voici la ville d’Hadrien, et non de Thésée. »
Thésée est ici le roi légendaire auquel la tradition athénienne attribuait l’unification des communautés de l’Attique autour d’Athènes. Hadrien est l’empereur romain qui voulait donner à la ville le rôle de centre du monde grec au sein de l’Empire. Lorsque l’arc fut érigé, il était déjà citoyen athénien depuis environ vingt ans et avait eu le temps d’exercer la charge honorifique d’archonte. Après son accession au trône, à la demande des Athéniens, il modifia les lois de la ville, finança une bibliothèque et un gymnase, et entreprit la construction d’un aqueduc.
L’apogée survint en l’an cent trente-deux. Hadrien vint consacrer l’Olympiéion et fonda le Panhellénion, une alliance de cités grecques choisies dont le siège se trouvait à Athènes. La participation à l’alliance donnait aux cités accès à l’empereur et une place honorifique parmi leurs voisines ; Athènes reçut des délégations, des fêtes et son ancien statut de centre commun. En remerciement, les habitants élevèrent à Hadrien des statues et des autels, donnèrent son nom à une nouvelle tribu civique — un groupement de citoyens — et érigèrent l’arc au-dessus de la route par laquelle passait la procession cérémonielle vers le temple.
Pour les inscriptions, les Athéniens reprirent un épisode de la légende de Thésée. Selon le récit de Plutarque, le roi avait placé une borne frontière sur l’isthme de Corinthe : une face annonçait qu’ici commençait le Péloponnèse, l’autre qu’ici commençait l’Ionie. Les créateurs de l’arc reprirent la disposition de cette inscription, mais nommèrent deux fondateurs au lieu de deux terres. Thésée avait uni l’Attique dans la tradition ; Hadrien renouvela la ville par son argent, ses constructions et une nouvelle alliance.
C’est pourquoi l’explication habituelle de l’arc comme porte entre l’ancien et le nouveau quartier ne convient pas tout à fait. Les archéologues ont découvert la ligne de l’ancienne muraille et de véritables portes urbaines à environ cent mètres plus à l’est. Les constructions financées par Hadrien se trouvaient dans toute la ville. Ici passait la route menant au lieu de la grande consécration, et les deux faces de l’arc séparaient plutôt les temps : auparavant, la ville de Thésée ; désormais, la ville du bienfaiteur Hadrien.
La borne légendaire de Thésée sur l’isthme de Corinthe avait déjà disparu dans l’Antiquité. Sa formule à deux faces est restée ici, dans les lignes par lesquelles les Athéniens ont payé l’empereur romain pour les Athènes renouvelées.
Sur place
Monument urbain extérieur au bord de la route ; pas de billet séparé.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez l’arc depuis le trottoir et ne vous engagez pas sur la chaussée pour une photo ; les inscriptions se distinguent mieux sous une lumière latérale.
