Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Plateforme rocheuse
- Escalier de pierre
- Bloc de pierre cubique
L’histoire du lieu
Le nom de ce rocher vient d’un accusé. « Aréopage » signifie en grec « rocher d’Arès ». Selon la tradition athénienne, Halirrhothios, fils de Poséidon, attaqua ici Alcippe, fille d’Arès ; les récits antiques divergent sur le point de savoir s’il eut le temps de commettre le viol. Arès tua l’agresseur, et Poséidon exigea un procès pour son fils. Les dieux de l’Olympe jugèrent Arès sur ce rocher et l’acquittèrent. C’est un mythe sur le nom, non le procès-verbal du premier procès.
Pour expliquer pourquoi un meurtre était examiné précisément ici, les Athéniens racontaient le destin d’Oreste. Son père, le roi Agamemnon, fut tué après son retour de la guerre de Troie par sa femme Clytemnestre et son complice Égisthe. Oreste voulut venger son père. Sur l’ordre d’Apollon, il les tua tous deux, mais frappa à mort sa propre mère ainsi que le meurtrier de son père.
Après cela, les Érinyes se mirent à poursuivre Oreste : ces antiques déesses punissaient le sang d’un parent versé. Pour elles, l’ordre d’Apollon ne changeait rien : le fils avait tué sa mère et devait mourir. Oreste s’enfuit d’Argos et parvint à Athènes parce qu’il voulait obtenir la décision d’Athéna et retourner dans la maison de son père.
Dans la tragédie d’Eschyle Les Euménides, Athéna réunit sur le rocher d’Arès un tribunal composé de citoyens athéniens. Oreste ne nie pas le meurtre. Les Érinyes sont les accusatrices, Apollon le défend et reconnaît qu’il lui a lui-même ordonné de se venger. Athéna donne sa voix à Oreste et annonce d’avance qu’une égalité des voix signifiera l’acquittement. Après le décompte, les voix se partagent également. Oreste obtient la liberté, retourne à Argos et promet aux Athéniens une alliance.
Les Érinyes perdent le procès et menacent de détruire la terre athénienne. Athéna leur offre alors des honneurs, des sacrifices et un sanctuaire sous ce rocher. Elles acceptent l’offre. À la fin, elles sont déjà appelées les Euménides, les Bienveillantes, et on les conduit solennellement vers leur demeure souterraine.
Eschyle mit en scène cette histoire au cinquième siècle avant notre ère. Oreste et son procès appartiennent au mythe, mais le tribunal de l’Aréopage a réellement existé. Il comprenait à vie d’anciens archontes, des hommes qui avaient auparavant exercé les plus hautes charges annuelles d’Athènes. Ils y examinaient les affaires de meurtre intentionnel. Les audiences se tenaient à ciel ouvert : les Athéniens considéraient le meurtre comme une source de souillure rituelle et ne voulaient pas que l’accusé, le parent du défunt et les juges se trouvent sous le même toit. Après son premier discours, l’accusé pouvait encore choisir l’exil ; s’il restait pour attendre le verdict, il risquait sa vie.
Pausanias vit ici deux pierres non taillées sur lesquelles se tenaient l’accusateur et l’accusé. Le bloc cubique conservé au sommet est considéré soit comme l’un de ces emplacements, soit comme un autel d’Athéna, mais les archéologues n’ont pas de réponse certaine. En revanche, une grotte liée au culte des Euménides a été découverte au pied nord. Dans la tragédie, les juges restent sur le rocher, tandis qu’après l’acquittement d’Oreste, les déesses de la vengeance du sang sont conduites sous celui-ci.
Sur place
Rocher accessible hors de la ligne de billetterie ; passez-y de jour et évitez la montée après la pluie.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La pierre est très glissante ; ne montez que jusqu’où vous vous sentez sûr de vos appuis.
