Étape 4 sur 7

Hortus Botanicus d’Amsterdam

Hortus Botanicus Amsterdam

Une longue expérience montrera comment une réputation scientifique peut survivre à une conclusion réfutée grâce à un seul mot.

30 min
Les serres vitrées du jardin botanique à Amsterdam
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le bâtiment de laboratoires en brique rouge
  • Le nom du Hortus Botanicus d’Amsterdam au-dessus de l’entrée
  • Les dates « 1682 » et « 1912 »
  • La Serre des palmiers

L’histoire du lieu

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« Hortus Botanicus d’Amsterdam » signifie « jardin botanique » en latin. Les bourgmestres d’Amsterdam le fondèrent en mille six cent trente-huit pour les médecins et les pharmaciens : ils y apprenaient à distinguer les plantes médicinales et y passaient leurs examens. Le jardin fut transféré sur son terrain actuel en mille six cent quatre-vingt-deux. Deux siècles plus tard, il devint une partie de l’Université d’Amsterdam, et l’on commença à y cultiver des plantes pour des expériences sur l’hérédité.

L’une de ces expériences dura treize ans. Hugo de Vries, professeur de botanique et directeur de l’Institut botanique de l’université, recevait un salaire pour l’enseignement et la recherche. Une question dont dépendait sa réputation scientifique l’intéressait : de nouvelles espèces peuvent-elles apparaître d’un coup, par un saut perceptible, ou les changements s’accumulent-ils toujours progressivement ?

En mille huit cent quatre-vingt-six, de Vries trouva une œnothère exceptionnellement variable dans un champ de pommes de terre abandonné près de Hilversum. Il en transporta les graines sur la parcelle expérimentale du Hortus Botanicus d’Amsterdam. Puis il cultiva génération après génération, sélectionna les plantes à l’aspect nouveau, les pollinisa avec leur propre pollen et sema séparément leur descendance. En tout, environ cinquante mille plantes passèrent par ces plates-bandes.

Chez certains descendants, la taille, les feuilles ou la disposition des boutons changeaient brusquement. Les nouveaux caractères se conservaient dans les générations suivantes. De Vries appela ces sauts des mutations et décida qu’il avait surpris la naissance de nouvelles espèces directement dans une plate-bande du jardin. En mille neuf cent un, il commença à publier La Théorie des mutations en deux volumes. Cet ouvrage fit de lui l’un des biologistes les plus célèbres de son temps, et le mot « mutation » entra dans la génétique.

En mille neuf cent dix, l’Université Columbia proposa à de Vries un poste à New York. Pour Amsterdam, le départ du professeur aurait signifié la perte du chercheur grâce auquel le jardin municipal avait acquis une renommée internationale. Les dirigeants de la ville acceptèrent de construire, selon ses exigences, un bâtiment d’enseignement avec des laboratoires et une nouvelle Serre des palmiers. De Vries resta et continua à travailler ici jusqu’à sa retraite en mille neuf cent dix-huit.

La plante qu’il avait choisie le déçut plus tard. Les généticiens établirent que la plupart des changements brusques de l’œnothère résultaient de rares réarrangements et duplications de chromosomes entiers. Cette œnothère s’avéra être un cas exceptionnel, qui ne permettait pas d’expliquer l’apparition des espèces en général. La théorie de de Vries perdit son importance d’autrefois, bien que le mot qu’il avait introduit ait été conservé et ait reçu un sens plus précis.

La serre expérimentale de de Vries a disparu. Le bâtiment de laboratoires en brique rouge, près de l’entrée, a survécu ; en mille neuf cent quarante-huit, on lui donna le nom de Hugo de Vries. Le bâtiment abrite aujourd’hui des organisations de protection de la nature, et au-dessus de l’entrée demeurent le nom du Hortus Botanicus d’Amsterdam et deux dates — mille six cent quatre-vingt-deux et mille neuf cent douze.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantMusée national de l’Holocauste
Entréesur billet

Habituellement ouvert tous les jours de 10:00 à 17:00, fermé le 25 décembre et le 1 janvier ; des fermetures temporaires sont possibles en raison de la météo ou d’événements.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le jardin nécessite une entrée séparée, et il vaut mieux prévoir davantage de temps pour les serres et les parties historiques que pour un parc ordinaire. Certaines plantes sont saisonnières : ne cherchez donc pas à tout prix une fleur précise ; lisez les panneaux et comparez les caractères vivants.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez le côté des numéros impairs jusqu’à la façade du Musée national de l’Holocauste.

Étape 4 sur 7Ensuite : Musée national de l’Holocauste

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Quartier juif d’Amsterdam et Plantage : perte et sauvetage » — 7 étapes, 1,2 km, 2–4 h.

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