Étape 5 sur 7

Musée national de l’Holocauste

Nationaal Holocaust Museum

La proximité de l’école, de la crèche et du théâtre expliquera pourquoi le sauvetage dépendait de quelques mètres et du silence des adultes.

30 min
Façade du Musée national de l’Holocauste à Amsterdam
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0 sur 7 terminé

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À remarquer

  • La première salle de classe reconstituée
  • Le couloir de l’école
  • La porte vers la sortie
  • La ligne de la clôture

L’histoire du lieu

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La crèche voisine fut démolie en mille neuf cent soixante-seize, mais sa limite a été conservée dans l’ancienne école normale chrétienne. Le Musée national de l’Holocauste y fonctionne aujourd’hui ; son exposition permanente raconte la persécution des Juifs sur l’ensemble du territoire des Pays-Bas. À l’intérieur, la première salle de classe et le passage vers la sortie ont été reconstitués, tandis que le couloir de l’école avec sa porte et la ligne de la basse clôture gardent le souvenir du terrain disparu de la crèche.

Au printemps mille neuf cent quarante-trois, Henriëtte Pimentel, éducatrice juive et directrice de la crèche voisine, demanda à Johan van Hulst de laisser les enfants dont elle avait la charge jouer dans le jardin de l’école. Pimentel cherchait un passage par lequel les enfants pourraient être conduits auprès de personnes prêtes à les cacher. Van Hulst, directeur d’une école normale chrétienne, accepta. Un mois plus tard, il mit une salle de classe à disposition pour la sieste.

À ce moment-là, les occupants allemands retenaient des familles juives au Théâtre hollandais, de l’autre côté de la rue, en attendant leur départ pour les camps. Les plus jeunes enfants étaient séparés de leurs parents et placés dans la crèche, sur le terrain voisin de l’école. Pimentel la dirigeait depuis mille neuf cent vingt-six ; désormais, avec le personnel de la crèche et du théâtre, elle retirait des fiches d’enregistrement les noms des enfants pour lesquels la résistance trouvait des cachettes. Avant l’évasion, on demandait leur accord aux parents enfermés de l’autre côté de la rue.

Les jardins de la crèche et de l’école normale étaient séparés par une haie et une basse clôture. Les jeux et la sieste permettaient de faire passer les enfants du côté de l’école sans explications superflues. Là, on les cachait dans une salle de classe. Le gardien de l’école faisait entrer les personnes venues chercher un enfant, surveillait la rue et donnait le signal lorsqu’il était possible de sortir par la porte d’entrée. Les petits enfants étaient emportés dans des sacs, des paniers et des cabas ; les plus grands étaient conduits dehors par des accompagnateurs. Parfois, on attendait un tramway : pendant quelques instants, la rame cachait ce qui se passait aux gardes postés en face.

Van Hulst risquait l’école, qu’il venait tout juste d’empêcher de fermer. Après la suppression de la subvention de l’État, il avait persuadé les parents d’élèves de financer son fonctionnement et le conseil de l’Église de garantir les salaires des enseignants. Le directeur ne parlait presque pas des enfants cachés, ni à ses collègues ni à sa propre épouse.

Lors des examens d’État, l’inspectrice Gezina van der Molen entendit dans l’école les pleurs d’un nourrisson. Sa tâche était de contrôler le déroulement des examens, et un seul rapport aurait suffi à révéler la cachette. Van der Molen participait déjà à la résistance. Elle ne dénonça pas van Hulst : elle mobilisa ses assistants et commença elle-même à emmener des enfants hors de l’école normale.

Par la crèche et plusieurs itinéraires qui lui étaient liés, environ six cents enfants purent être conduits dehors et cachés ; beaucoup passèrent par cette école. Henriëtte Pimentel fut déportée et tuée à Auschwitz le dix-sept septembre mille neuf cent quarante-trois. Johan van Hulst survécut à la guerre et continua à diriger l’école normale.

Le Musée national de l’Holocauste occupe aujourd’hui son bâtiment. L’exposition permanente complète y a ouvert en mars deux mille vingt-quatre et raconte la persécution des Juifs sur l’ensemble du territoire des Pays-Bas. Les architectes ont reconstitué la première salle de classe, le passage vers la sortie et la limite entre l’ancienne cour de l’école et la crèche. Le jardin porte le nom d’Henriëtte Pimentel. Le bâtiment de la crèche lui-même fut démoli en mille neuf cent soixante-seize ; dans le musée subsistent la ligne de la clôture et le couloir de l’école avec la porte par laquelle les enfants étaient emmenés.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantHollandsche Schouwburg — mémorial
Entréesur billet

Habituellement ouvert tous les jours 10:00–17:00 ; des fermetures ou des horaires réduits ont lieu pendant les fêtes juives et à certaines dates. L’exposition est recommandée à partir de 10 ans.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’exposition demande du temps et de la concentration émotionnelle ; il vaut mieux prévoir l’entrée à l’avance et ne pas programmer juste après un autre musée dense. Faites des pauses et ne photographiez pas les visiteurs dans des moments d’émotion personnelle.

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Où aller ensuite ?

Traversez la rue et passez derrière la façade préservée du théâtre.

Étape 5 sur 7Ensuite : Hollandsche Schouwburg — mémorial

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Quartier juif d’Amsterdam et Plantage : perte et sauvetage » — 7 étapes, 1,2 km, 2–4 h.

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