Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Aile sud
- Cour intérieure
- Anciens bureaux de la Compagnie
L’histoire du lieu
L’aile sud, qui enveloppe la cour intérieure, subsiste de la maison construite pour la section d’Amsterdam de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. C’est ici que se réunissaient ses directeurs et le conseil central avec des représentants de six villes ; dans les bureaux, on conservait les cartes marines et les journaux, on tenait les comptes, on recrutait les équipages et on répartissait les navires pour les voyages vers l’Asie. Cette cour urbaine était le cœur du comptoir qui gérait le commerce de l’Inde aux îles de l’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui, derrière ces murs, le personnel et les étudiants de l’université d’Amsterdam travaillent et étudient.
Le huit janvier mille six cent neuf, le navigateur anglais Henry Hudson conclut dans cette maison un contrat avec les directeurs amstellodamois de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Hudson cherchait un employeur pour une nouvelle expédition, tandis que les marchands se hâtaient d’engager un marin expérimenté des régions polaires avant leurs rivaux français. Il avait déjà tenté à deux reprises de gagner l’Asie par les mers arctiques et était revenu deux fois à cause des glaces.
La Compagnie commerçait dans les terres que les Européens regroupaient sous le nom d’Indes orientales : de l’Inde aux îles de l’Asie du Sud-Est. D’où le nom d’« Oost-Indisch Huis » — la maison des Indes orientales. À l’intérieur se réunissaient les directeurs de la section d’Amsterdam et le conseil central composé de représentants de six villes. On y conservait les cartes et les journaux de bord, on y tenait les comptes, on y recrutait les marins et on y décidait quels navires envoyer en Asie. C’est à cette fin que le bâtiment fut construit en mille six cent six.
Selon le contrat, Hudson devait contourner la Nouvelle-Zemble par le nord et trouver une route vers la Chine. Les directeurs lui fournissaient le petit yacht à trois mâts « Halve Maen » et lui promettaient huit cents florins pour l’expédition. Le risque pour sa famille fut lui aussi transformé en élément de calcul : si le capitaine ne revenait pas dans l’année, sa femme recevrait deux cents florins, après quoi les obligations de la Compagnie envers elle prendraient fin. Hudson, de son côté, devait remettre à ses employeurs tous les journaux, cartes et renseignements, sans rien dissimuler.
En avril, le « Halve Maen » quitta Amsterdam. Au nord, Hudson rencontra les glaces et la résistance de l’équipage, mais ne rebroussa pas chemin. Il mena le navire à travers l’océan Atlantique et remonta un grand fleuve nord-américain, jusqu’à ce que l’eau douce et le chenal qui s’amenuisait montrent qu’il n’y avait pas ici de passage vers l’Asie.
Le voyage de retour s’acheva à Dartmouth, en Angleterre. Des fonctionnaires retinrent Hudson et lui interdirent de servir de nouveau des étrangers ; il ne revint plus à Amsterdam. En revanche, les renseignements sur le fleuve parvinrent aux marchands néerlandais. Des expéditions commerciales suivirent Hudson, puis apparurent la colonie de Nouvelle-Néerlande et Nouvelle-Amsterdam, une implantation au sud de l’actuel Manhattan.
L’aile sud autour de la cour était déjà construite lorsque Hudson vint voir les directeurs, et elle a subsisté jusqu’à nos jours. À présent, dans les anciens bureaux de la Compagnie, le personnel et les étudiants de l’université d’Amsterdam travaillent et étudient. Le fleuve exploré en vertu du contrat conclu ici porte toujours le nom de Hudson.
Sur place
Le bâtiment appartient à l’université d’Amsterdam. La cour intérieure est ouverte Lun–Jeu 08:00–20:00, Ven 08:00–19:30 ; fermée le week-end. L’accès aux salles historiques est limité.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un bâtiment universitaire, et non un musée ordinaire. Ne visitez la cour que lorsque le passage est ouvert, n’entrez pas dans les locaux de service et ne comptez pas sur un accès sans vérification préalable.
