Étape 1 sur 7

Museumplein

Museumplein

C’est ici que commence le thème de l’exposition publique : d’une rotonde coloniale temporaire à une place urbaine contemporaine.

15 min
Vue à travers Museumplein vers la façade du Rijksmuseum.
C messier · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le gazon
  • Le bassin allongé
  • La façade du Rijksmuseum

L’histoire du lieu

Taille du texte

Derrière la façade du Rijksmuseum s’étend une place plane et ouverte : un large gazon est traversé par un long bassin, et beaucoup d’espace demeure libre tout autour. Autrefois, des bâtiments d’exposition temporaires s’y pressaient : la construction principale, des pavillons, des restaurants et des divertissements payants ; après leur démontage, les services municipaux déblayèrent le terrain pour aménager une grande place. Elle reçut son aspect actuel lors d’un réaménagement ultérieur, et il ne reste rien de ces constructions.

Le gazon et le bassin allongé occupent un endroit qu’Amsterdam réserve depuis déjà un siècle et demi à un très vaste public. On y organise des fêtes urbaines, des expositions et des rassemblements de masse. Le premier événement de ce type eut lieu avant même l’apparition de la place.

L’entrepreneur français Édouard Agostini voulait organiser à Amsterdam une exposition internationale qui aiderait les commerçants à trouver des acheteurs pour des produits coloniaux. Pour cela, on choisit un terrain libre à la périphérie de la ville, derrière le Rijksmuseum alors en construction. L’emplacement était assez vaste pour le bâtiment principal, des pavillons, des restaurants et des spectacles payants distincts. Le premier mai mille huit cent quatre-vingt-trois, le roi Guillaume III inaugura l’exposition.

L’entrepreneur surinamais Julius Müller s’efforçait d’intéresser les visiteurs au Suriname. Après des négociations avec des chefs locaux, vingt-huit habitants de la colonie acceptèrent de traverser l’Atlantique. Les motivations personnelles de la plupart d’entre eux n’ont pas été consignées. On sait que parmi eux se trouvaient des locuteurs de langues différentes, des personnes issues de communautés diverses et exerçant des activités variées. Les organisateurs les réunirent dans un même décor et l’appelèrent le village surinamais.

Sur l’actuel Museumplein, on installa un chapiteau de cirque circulaire. Ses murs furent peints de vues du fleuve et de Paramaribo, des huttes apportées sur place furent érigées à l’intérieur, et une clôture séparait les participants des visiteurs. L’entrée y coûtait encore vingt-cinq cents en plus du billet principal. Certains participants tressaient des paniers et des hamacs, d’autres fabriquaient des récipients, cousaient ou vendaient des objets. Le soir, ils rejoignaient une baraque en bois derrière l’exposition ; ils dormaient dans des chambres numérotées ou dans leurs propres hamacs. Au début, le chapiteau n’était même pas chauffé.

Dès le premier octobre, les participants pouvaient déjà repartir. On leur proposa autre chose : rester encore deux semaines et recevoir la recette des entrées après déduction des frais. Ils restèrent. Malgré le mauvais temps, à la fermeture de la rotonde, environ deux mille florins s’étaient accumulés, et ils furent répartis entre eux. En novembre, la majorité des participants retourna au Suriname.

Une tradition familiale associe à cette rotonde la rencontre de deux participants, Amalia Freymersum et Richard Mazer. Les documents ne disent pas ce que chacun d’eux attendait du voyage. Après leur retour, ils fondèrent une famille et, en mille huit cent quatre-vingt-quatre, leur fils Samuel Frans naquit. Ce qui se déroulait derrière la clôture de l’exposition comme une présentation commerciale d’êtres humains entra dans l’histoire familiale comme le lieu de rencontre de ses ancêtres.

Plus d’un million de personnes visitèrent l’exposition. Les bâtiments temporaires furent ensuite démontés, et les services municipaux aménagèrent une grande place sur le terrain libéré. Le Rijksmuseum ouvrit en mille huit cent quatre-vingt-cinq ; en mille neuf cent trois, le nom de Museumplein, « place des Musées », fut officiellement attribué à la place. Le gazon et le bassin actuels apparurent après le réaménagement de mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. Il ne reste ici rien de la rotonde surinamaise, de la baraque en bois ni de la clôture.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantConcertgebouw
Entréede l’extérieur

Espace public ouvert ; les événements et les infrastructures temporaires changent selon la saison.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Arrêtez-vous là où l’on perçoit bien toute l’ampleur de la place. Il ne reste presque rien des pavillons temporaires et des fortifications militaires ; le récit s’appuie donc sur l’espace ouvert d’aujourd’hui.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez au Concertgebouw, sur le côté sud de la place.

Étape 1 sur 7Ensuite : Concertgebouw

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« De Museumplein à De Pijp : culture et vie urbaine » — 7 étapes, 3 km, 2–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade