Étape 6 sur 9

nymphée d’Amman

السبيل الروماني

Les découvertes archéologiques permettront de restituer le rôle de l’eau dans cet édifice dont subsiste avant tout la façade de pierre.

18 min
Les ruines du nymphée romain au milieu du bas Amman contemporain.
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Trois niches semi-circulaires
  • Trous de fixation du revêtement
  • Cuve comblée de gravier
  • Arches inférieures en pierre

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les Romains appelaient nymphées des fontaines urbaines d’apparat, consacrées aux nymphes, gardiennes mythologiques des sources. Dans la seconde moitié du deuxième siècle, une telle fontaine fut aménagée à l’intersection des rues principales de la basse Philadelphie, l’ancienne Amman, où se retrouvaient les habitants de l’un des quartiers les plus peuplés. Sur la façade longue d’environ soixante-huit mètres alternaient trois grandes niches arrondies et deux niveaux de petites niches ; des statues s’y dressaient, et devant le mur de pierre se trouvait un bassin rempli d’eau. Aujourd’hui, la cuve est comblée de gravier, des trous laissés par le revêtement de marbre subsistent dans le mur, et des arches de pierre sont conservées en dessous.

Au milieu des années quatre-vingt-dix, l’archéologue Muhammad Wahib commença des fouilles devant ce mur afin de trancher une vieille controverse. Certains chercheurs considéraient les ruines comme des bains, d’autres comme un bâtiment public, d’autres encore comme une fontaine monumentale. Wahib dirigeait l’équipe de terrain du Département des Antiquités de Jordanie : elle devait déterminer la fonction de l’édifice et parvenir à l’étudier avant que le bâti dense du centre ne masque les parties conservées.

Plus les archéologues s’enfonçaient sous la façade, plus l’eau montait. Ils devaient en abaisser le niveau, sans quoi il était impossible d’atteindre les voûtes inférieures. Cette difficulté expliqua aussi le choix du lieu par les bâtisseurs romains. Des cours d’eau convergeaient ici, et l’eau des collines environnantes ressortait au pied de la ville basse. Les bâtisseurs firent passer le courant sous le bâtiment, à travers des passages voûtés. Ils élargirent ensuite les supports et élevèrent au-dessus un étage d’apparat : le sol humide devait soutenir l’immense façade de pierre.

Devant la façade, l’équipe de Wahib mit au jour une partie d’un bassin d’environ vingt-six mètres sur quinze. Sous le dallage se trouvaient des fragments de conduites d’eau, avec de la céramique du deuxième siècle. Deux phases de construction des arches inférieures ont également été conservées : les premières voûtes comportaient une clé de voûte, les plus tardives élargissaient l’assise de l’étage supérieur. Les fouilles ont confirmé que l’eau était l’élément structurant de tout l’édifice, bien que le schéma exact de son arrivée dans le bassin ne soit toujours pas reconstitué.

Les ruines reçurent ainsi une explication convaincante. Les Romains appelaient nymphées des fontaines d’apparat liées aux nymphes, gardiennes mythologiques des sources. Le nymphée d’Amman, probablement construit dans la seconde moitié du deuxième siècle, occupait l’un des lieux les plus fréquentés de Philadelphie, près de l’intersection des rues principales. Sa façade s’étendait sur environ soixante-huit mètres. Des statues se dressaient dans trois grandes niches semi-circulaires et deux rangées de petites niches ; les trous dans la pierre montrent où était fixée la couverture de marbre. Devant elles se trouvait une cuve remplie d’eau.

Cette cuve partiellement dégagée est désormais comblée de gravier. Sous elle subsistent les voûtes de l’ancien cours d’eau et des fragments de conduites, et sur les murs, les fixations du marbre disparu. L’eau a quitté le bassin à ciel ouvert ; durant les fouilles, elle remontait encore d’en bas et empêchait les archéologues d’atteindre librement les fondations.

Sur place

Temps sur place18 min
Point suivantSouk al-Soukkar
Entréede l’extérieur

Visible depuis la rue à tout moment ; l’accès à l’intérieur de la zone archéologique clôturée et l’état des passages peuvent varier sur place.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’attendez ni fontaine en fonctionnement ni libre accès à l’intérieur. Observez l’édifice depuis le côté accessible et tenez compte de la circulation dans les rues voisines.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez de la façade de pierre vers les rangées de commerces près de la mosquée al-Husseini.

Étape 6 sur 9Ensuite : Souk al-Soukkar

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les strates d’Amman : de la citadelle à Rainbow Street » — 9 étapes, 4,2 km, 3,5–4,5 h.

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