Étape 3 sur 9

Le Grand Temple et les doigts de pierre

المعبد الكبير / يد هرقل

Les fouilles permettront de confirmer la dédicace du monument, mais laisseront ouverte la question principale de la statue colossale.

16 min
Gros fragment d’une main de pierre colossale près du temple de la citadelle d’Amman.
Ankur Panchbudhe · CC BY 2.0; cropped/resized for app
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Deux colonnes debout
  • Doigts de marbre
  • Coude de marbre
  • Tambours de colonnes

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le chemin depuis la partie basse de la Philadelphie romaine aboutissait à la terrasse supérieure du temple. Autour du temple principal s’étendait une cour cernée de colonnades, où la ville se rassemblait pour des cérémonies religieuses collectives. Au sol, près de deux colonnes, reposent trois doigts de marbre et un coude ; ils faisaient autrefois partie d’une statue d’environ treize mètres de haut. Les pierres antiques ont presque toutes été démontées pour d’autres constructions, c’est pourquoi les colonnes debout assemblent des éléments survivants et de la pierre moderne.

En mille neuf cent quatre-vingt-onze, l’archéologue Kenneth Russell, l’un des responsables des fouilles de la citadelle, cherchait parmi les blocs tombés les parties manquantes d’une inscription du temple. La précision de la lecture déterminait le nom que lui-même et ses collègues allaient donner à l’ensemble du monument : pour un archéologue, se tromper sur le nom d’une divinité revenait à se tromper dans la conclusion principale d’un travail de plusieurs années.

L’équipe trouva un autre fragment d’architrave — une poutre de pierre au-dessus des colonnes — et en relia le texte à des fragments découverts auparavant. Ils obtinrent une phrase évoquant « le sanctuaire d’Hercule et le lieu des festivités ». Les Romains appelaient Hercule l’Héraclès grec, le héros des douze travaux, qu’ils vénéraient comme un dieu. Une autre inscription indiquait que le temple avait été construit entre cent soixante et un et cent soixante-six de notre ère, lorsque Geminius Marcianus gouvernait la province d’Arabie. Les coempereurs Marc Aurèle et Lucius Verus étaient nommés sur la façade.

La fonction de l’esplanade devint ainsi claire. Dans la Philadelphie romaine, il y avait ici une cour sacrée entourée de colonnades, avec un temple principal ; un escalier monumental y montait depuis la ville basse. Les mots sur les festivités montrent que l’on ne venait pas ici pour une prière solitaire : la ville y organisait des cérémonies religieuses collectives.

Cependant, l’architecte et archéologue Chrysanthos Kanellopoulos, qui dirigeait l’étude et la restauration du bâtiment, n’accepta pas le nom d’Hercule sans réserve. Près du temple se trouvaient trois énormes doigts de marbre et un coude, vestiges d’une statue d’environ treize mètres de haut. On les déclarait habituellement parties d’Hercule. Kanellopoulos étudia la forme des ongles, les doigts allongés et le modelé du coude, et décida que la main paraissait féminine et que le coude manquait de la musculature accentuée habituelle dans les représentations du héros. Il supposa que la statue pourrait représenter une déesse levant la main droite. Il ne put pas l’identifier avec certitude. Le rapport commun des fouilleurs parut sous le titre prudent de « Grand Temple d’Amman ».

Kanellopoulos et l’ingénieur jordanien Mohammad Tayem durent résoudre une autre question : comment montrer les dimensions d’un bâtiment dont trop peu avait survécu. La plupart de ses pierres avaient été démontées et réemployées avant le tremblement de terre du milieu du huitième siècle ; les quatre dernières colonnes s’effondrèrent alors elles aussi. En mille neuf cent quatre-vingt-douze, les restaurateurs mirent en place trois tambours nouvellement taillés. Certains tambours pesaient jusqu’à onze tonnes. Un an plus tard, une grue posa une architrave de seize tonnes sur deux colonnes.

Dans les colonnes actuelles, les éléments antiques sont assemblés avec de la pierre des années quatre-vingt-dix. Et à leur pied reposent trois doigts et un coude : le nom d’Hercule est confirmé par l’inscription restaurée, mais les fouilleurs ne se sont jamais accordés sur l’identité de la statue colossale.

Sur place

Temps sur place16 min
Point suivantOdéon d’Amman
Entréesur billet

Le tableau officiel change selon la saison : habituellement à partir de 8:00, jusqu’à 16:00 en hiver, jusqu’à 17:30–18:30 pendant la saison chaude, pendant le ramadan 9:00–17:00 ; les vendredis et jours fériés peuvent être plus courts.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Examinez de près la forme des ongles et les proportions de la main, mais ne grimpez pas sur les fragments. Considérez le nom « main d’Hercule » comme une version populaire, et non comme un fait établi.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez de la colline jusqu’à la place Hachémite et contournez-la vers le petit théâtre.

Étape 3 sur 9Ensuite : Odéon d’Amman

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les strates d’Amman : de la citadelle à Rainbow Street » — 9 étapes, 4,2 km, 3,5–4,5 h.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade