Étape 7 sur 9

Mosquée Abu el-Abbas el-Mursi

مسجد أبو العباس المرسي

Vous comprendrez ici comment le don d’un marchand a transformé une tombe vénérée en sanctuaire actif en permanence.

25 min
Mosquée Abu el-Abbas el-Mursi avec des coupoles et un minaret.
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Coupoles claires
  • Haut minaret
  • Entrées voûtées
  • Tombes sous la coupole occidentale

L’histoire du lieu

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La première mosquée ici fut financée par Zinedin Ibn Kattan, chef des marchands d’Alexandrie. En mille trois cent sept, il se rendit auprès d’une tombe au-dessus de laquelle il n’y avait encore ni coupole ni salle de prière. L’homme enterré ici était mort environ vingt ans plus tôt, mais des pèlerins venaient déjà sur sa tombe. Le marchand décida de donner à cette tombe des murs, des desservants et un revenu permanent.

Le défunt s’appelait Chihab ad-Din Ahmad, mais à Alexandrie on le connaissait sous le nom d’Abu el-Abbas el-Mursi. Al-Mursi signifie « le Murcien » : il était né à Murcie, en Espagne, dans une famille de marchands, et aidait lui-même son père depuis sa jeunesse. À vingt-quatre ans, la famille partit par mer pour La Mecque. Au large de la côte tunisienne, le navire fut pris dans une tempête ; les parents d’Abu el-Abbas périrent, mais lui et son frère en réchappèrent.

Les frères restèrent en Tunisie. Là, Abu el-Abbas fit la connaissance d’Abu Al-Hassan al-Shâdhilî, un maître soufi qui réunissait autour de lui des disciples pour la prière, la commémoration de Dieu et l’enseignement spirituel. Al-Shâdhilî accueillit le jeune fils de marchand dans son cercle, lui donna sa fille en mariage et l’emmena avec lui à Alexandrie. Après la mort de son maître, en mille deux cent cinquante-huit, Abu el-Abbas prit la tête de ses disciples.

Il enseigna à Alexandrie pendant près de trois décennies. Abu el-Abbas n’écrivit pas de livres : ses disciples consignaient ses paroles, avant tout Ibn Ata Allah al-Iskandari. Grâce à ces écrits, l’enseignement soufi de la Chadhiliyya s’étendit bien au-delà de la ville. Ibn Ata Allah lui-même affirmait que son maître, à sa mort, n’avait laissé ni maison, ni jardin, ni source de revenu permanent.

Lorsque Abu el-Abbas mourut en mille deux cent quatre-vingt-sept, ses disciples l’enterrèrent ici, au cimetière de Bab al-Bahr, près du port Est d’Alexandrie. Il n’existait alors aucune mosquée. Le lieu se trouvait sur la route des gens du Maghreb et d’Andalousie : ils s’arrêtaient à Alexandrie en chemin vers La Mecque et visitaient les tombes de savants vénérés. Ainsi, la tombe du natif de Murcie devint l’une des étapes d’un itinéraire de pèlerinage qui reliait l’ouest du monde islamique à l’Égypte et au Hedjaz.

Zinedin Ibn Kattan fit construire au-dessus de la tombe un mausolée à coupole, et, à côté, une petite mosquée et un minaret. Il désigna un imam et des desservants, et transmit une partie de ses biens pour assurer leur entretien. Après la mort du marchand, les versements continuèrent : la tombe était entretenue, on priait dans la mosquée et les visiteurs disposaient d’un lieu où honorer le cheikh. Une tombe à nu était devenue une institution active en permanence.

Un siècle et demi plus tard, les constructions commencèrent à tomber en ruine. Kachmaj Isshaki, gouverneur d’Alexandrie, finança leur restauration et fit aménager sa propre tombe à côté de celle d’Abu el-Abbas. Après sa mort, il fut enterré précisément ici. La place auprès du maître soufi faisait partie de la récompense que le protecteur de la mosquée s’était préparée lui-même.

Le bâtiment actuel fut construit bien plus tard. À la fin des années vingt du vingtième siècle, le ministère des Waqfs chargea Eugenio Valzania et Mario Rossi de remplacer l’ancien complexe par une grande mosquée urbaine. Les architectes agrandirent la salle de prière, mais conservèrent le centre d’origine : sous la coupole occidentale demeurèrent les tombes d’Abu el-Abbas et de ses fils.

Aujourd’hui, on y accomplit les prières ordinaires et l’on visite le mausolée. Lors du mawlid annuel — la célébration commémorative du cheikh — des confréries soufies et des pèlerins venus de différentes régions d’Égypte se rendent dans la mosquée et sur la place. Ils récitent le Coran, tiennent des réunions de commémoration de Dieu et se rendent à la tombe. Les murs qui l’entourent datent du vingtième siècle ; la sépulture elle-même occupe la parcelle du cimetière de Bab al-Bahr que les disciples avaient choisie au treizième siècle.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantPort de pêche d’Anfouchi
Entréeextérieur librement accessible ; intérieur selon la décision des desservants

Mosquée en activité. La visite extérieure est accessible en permanence ; l’entrée touristique à l’intérieur dépend des prières, des événements et de la décision des desservants.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le complexe fonctionne comme un espace religieux. Tenez compte des prières, habillez-vous avec respect et demandez l’autorisation d’entrer dans les zones du mausolée et de prendre des photos.

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Où aller ensuite ?

Descendez de la mosquée vers l’eau et les embarcadères de pêche.

Étape 7 sur 9Ensuite : Port de pêche d’Anfouchi

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Alexandrie le long du port Est d’Alexandrie » — 9 étapes, 5,5 km, 5–7 h.

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