Étape 4 sur 6

Le Fraumünster et le Münsterhof

Fraumünster

La place est nécessaire à l’itinéraire pour montrer la Réforme comme une transaction personnelle de pouvoir, de protection et d’avenir.

20 min
Le Fraumünster près de la Limmat, vu depuis le pont.
CEphoto, Uwe Aranas · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le Fraumünster
  • Le Münsterhof
  • Le cloître
  • Les blocs de cuivre dans le sol

L’histoire du lieu

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Le nom de Fraumünster conserve le souvenir d’un établissement féminin dont l’abbesse administrait des terres et des revenus, participait à la nomination des fonctionnaires municipaux et gérait pendant un certain temps la monnaie de Zurich. L’église près du Münsterhof servait aux femmes de haute naissance de la communauté, et la place réunissait ceux avec qui le monastère devait traiter les affaires de la ville. Dans le cloître entre l’église et la maison de ville, trente-sept plaques de cuivre sont incrustées dans le sol : elles sont dédiées à la dernière abbesse, dont aucun portrait authentique n’a été conservé.

Des archéologues municipaux ont découvert sous le Münsterhof des rangées serrées de tombes médiévales, des vestiges de maisons et une chapelle Saint-Jacques circulaire. Vers l’an mille trois cents, l’une des abbesses, à en juger par les résultats des fouilles, ordonna de ne conserver du cimetière qu’une étroite bande le long de l’église, et de démolir la chapelle ainsi que plusieurs maisons. C’est ainsi qu’apparut le Münsterhof : une cour devant la cathédrale et, à cette époque, la seule grande place du vieux Zurich. C’est là que l’abbesse accueillait la première le roi arrivant, devant les habitants de la ville et sa suite.

Fraumünster signifie « münster des femmes ». En huit cent cinquante-trois, le roi Louis le Germanique remit le monastère à sa fille Hildegarde afin qu’elle y vive avec d’autres femmes de haute naissance. Plus tard, la dirigeante de cette communauté porta le titre de princesse d’Empire : elle administrait de vastes possessions foncières, participait à la nomination des fonctionnaires municipaux et, pendant un certain temps, disposa de la frappe de la monnaie de Zurich. La place lui était nécessaire pour les cérémonies publiques précisément parce que le monastère s’occupait aussi des affaires de la ville.

La dernière abbesse fut Katharina von Zimmern. Elle dirigea le Fraumünster pendant vingt-huit ans et, au début de la Réforme, demeurait la dame officielle de la ville et l’administratrice d’un riche domaine comprenant des villages, des fermes, des terres et des revenus. Le vendredi, lorsque le marché se tenait sur le Münsterhof, Zwingli prêchait aussi dans cette église : les paysans venaient commercer et entendaient par la même occasion le nouvel enseignement. Ses partisans comme ses adversaires tentaient de rallier Katharina à leur cause, tandis que le conseil municipal comptait transférer les biens monastiques à l’administration de la ville.

En décembre mille cinq cent vingt-quatre, Katharina, alors âgée de quarante-six ans, remit volontairement au conseil l’abbaye, l’église, les terres, les personnes dépendantes, les anciens droits et toute l’administration économique. Dans le registre du conseil, sa propre raison est formulée avec prudence : elle voulait épargner à Zurich et à elle-même « le trouble et le malheur ». L’affirmation ultérieure selon laquelle cet acte aurait certainement évité une guerre civile ne peut être prouvée. En revanche, les conséquences de la remise sont connues avec certitude. Le conseil créa un service spécial pour les anciens biens monastiques, obtint la possibilité de supprimer les autres établissements religieux de la ville, et le Fraumünster passa d’une église de communauté féminine à une église réformée municipale.

Katharina perdit sa fonction, des privilèges séculaires et le soutien de ses parents catholiques. Elle fixa les conditions de sa propre vie dans le même accord. Le conseil l’admit parmi les citoyens, lui promit protection et la laissa sans tuteur masculin : pour une femme du seizième siècle, cela signifiait la rare possibilité de disposer elle-même de ses biens. Elle eut droit à vie à une maison avec potager et jardin, à du bois de chauffage, du grain, de l’avoine, du vin et trois cent cinquante-trois livres zurichoises par an.

Un an plus tard, Katharina épousa Eberhard von Reischach, chef mercenaire et diplomate banni de Zurich. À cause de son bannissement, les époux partirent pour Schaffhouse ; Katharina y donna naissance à un fils et à une fille. Le fils mourut jeune, et Eberhard fut tué à Kappel en mille cinq cent trente et un. Katharina revint à Zurich et y vécut encore seize ans, veuve avec sa fille, en recevant l’entretien qui lui avait été promis. Dans les registres municipaux, on continua de l’appeler « abbesse » jusqu’à sa mort.

Dans le cloître entre le Fraumünster et la maison de ville se trouve un rectangle composé de trente-sept blocs de cuivre qui lui est consacré. Katharina n’y est pas représentée : aucun portrait authentique d’elle n’a été conservé. Dans le sol, à côté des blocs, sont incrustés les mots « le trouble et le malheur », tirés du document par lequel la dernière abbesse mit fin à l’histoire du monastère de femmes.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantéglise Saint-Pierre
Entréeplace librement accessible / église sur billet

Horaires saisonniers : 1 mars–31 octobre 10:00–18:00 ; 1 novembre–28 février 10:00–17:00 ; dernière entrée 15 minutes avant. Le dimanche, l’accès des visiteurs est habituellement possible à partir de 12:00, avec des horaires exceptionnels possibles.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Considérez l’église et le monument comme une seule scène : à l’intérieur, la mémoire de l’abbaye ; à l’extérieur, la controverse toujours en cours sur le bourgmestre. La visite de l’intérieur n’est pas obligatoire et dépend de l’accès sur place.

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Où aller ensuite ?

Montez depuis le Münsterhof vers la tour au cadran immense.

Étape 4 sur 6Ensuite : église Saint-Pierre

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les transformations du vieux Zurich » — 6 étapes, environ 2,5 km, 2 heures.

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