Étape 5 sur 6

ancien dispensaire

Zahanati ya Ithnashiri / Old Dispensary

Cette étape expliquera pourquoi un vaste projet philanthropique dut être remplacé par trois salles médicales.

20 min
Bâtiment ancien de l’ancien dispensaire, avec des balcons sculptés peints en vert
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Balcons en bois sculpté
  • Riche décor de façade
  • Nom de Nur Mohamed sur la façade

L’histoire du lieu

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Les balcons en bois sculpté et le décor dense dissimulent une maison qui se trouvait autrefois au bord même de l’eau : le port devant elle n’existait pas encore, et la façade donnait sur la mer. Elle avait été conçue comme un hôpital philanthropique pour les habitants modestes de la ville. Après une longue période d’abandon, le bâtiment fut restauré et, aujourd’hui, derrière ces balcons, une polyclinique, des cabinets de diagnostic, un cabinet dentaire et une pharmacie fonctionnent de nouveau.

Le jour de la pose de la première pierre de l’hôpital, son commanditaire n’était pas ici. Le huit juillet mille huit cent quatre-vingt-sept, Tharia Topan se trouvait à Bombay — gravement malade, presque aveugle et ne comptant déjà plus revenir à Zanzibar.

Topan était arrivé sur l’île comme jeune marchand, s’était enrichi grâce au commerce et au droit, acheté au sultan, de percevoir les droits de douane, puis était devenu l’un des conseillers du sultan Barghash bin Said. Sur le rivage, alors transformé en façade urbaine de prestige, Topan décida de construire un hôpital philanthropique pour les pauvres. Le cinquantième anniversaire du règne de la reine Victoria en fut l’occasion, et son premier nom fut donc hôpital du Jubilé de Tharia Topan. Le port actuel n’existait pas encore : la façade donnait directement sur la mer.

La construction fut d’abord dirigée par le neveu de Topan. Après leur querelle, le commanditaire le remplaça par le maître Haji Mistri, arrivé d’Inde avec des maçons et des sculpteurs. Topan mourut ensuite. En raison d’un litige sur le testament, le maître fut renvoyé chez lui, et l’hôpital inachevé resta sans la personne qui l’avait conçu et financé.

Le projet fut repris par la troisième épouse de Topan, lady Jivanbai. Elle voulait réaliser l’intention de son mari et, en mille huit cent quatre-vingt-douze, fit revenir Haji Mistri avec son équipe. C’est vraisemblablement durant cette étape que le maître ajouta une partie du riche décor qui ne figurait pas sur les plans d’origine. Cependant, les fonds mis de côté par Jivanbai s’épuisèrent avant la fin des travaux. En mille huit cent quatre-vingt-quatorze, les constructeurs achevèrent le bâtiment, mais il ne restait déjà plus d’argent pour l’équipement et les salaires des médecins. L’hôpital ne reçut jamais de patients, et Jivanbai dut le vendre.

Les acheteurs étaient les administrateurs de la succession d’un autre marchand de Zanzibar, Nasser Nur Mohamed. Eux aussi destinèrent le bâtiment à la philanthropie, mais optèrent pour une installation plus à leur portée. En mille neuf cents, trois pièces du rez-de-chaussée accueillirent un médecin, ses assistants et une pharmacie ; les étages supérieurs furent divisés en appartements. Le nom de Nur Mohamed apparut sur la façade, et le nom d’ancien dispensaire s’imposa dans l’usage local. Il rappelle que l’hôpital conçu par Topan n’ouvrit pas : ce furent d’autres personnes qui commencèrent à y prodiguer des soins médicaux, dans un espace bien plus petit.

Après mille neuf cent soixante-quatre, le dispensaire ferma et le bâtiment resta vide pendant plus d’un quart de siècle. Dans les années quatre-vingt-dix, des spécialistes de la Fondation Aga Khan pour la culture le restaurèrent, et en deux mille vingt-trois, des cabinets médicaux y furent réinstallés. Aga Khan est le titre du chef spirituel des ismaéliens, la communauté à laquelle appartenait Topan. Désormais, derrière les balcons sculptés, on reçoit de nouveau des patients : une polyclinique, des cabinets de diagnostic, un cabinet dentaire et une pharmacie y fonctionnent.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantPort de Malindi et terminal de ferry
Entréeà vérifier sur place

Le bâtiment abrite une polyclinique Aga Khan ; l’accès touristique public à l’intérieur n’est pas garanti. L’extérieur peut être observé pendant la journée, sans gêner les patients ni le personnel.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez la maison depuis l’espace accessible à tous et ne prenez pas un passage ouvert pour une invitation à entrer.

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Où aller ensuite ?

Rejoignez les portes passagers du port de Malindi.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Marché, chenal et port de Stone Town » — 6 étapes, 1,2 km, 1,5–2 heures.

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