Étape 6 sur 6

Port de Malindi et terminal de ferry

Malindi Port / Zanzibar Ferry Terminal

La dernière étape expliquera pourquoi le port est resté, tandis que le premier chemin de fer de Zanzibar a disparu.

15 min
Vue sur le port de Zanzibar, avec des navires, des conteneurs et les eaux bleues de l’océan Indien
The Erica Chang · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les portes du terminal passagers
  • Les ferries aux quais
  • La clôture de la zone de fret
  • Les boutres et les bateaux de pêche

L’histoire du lieu

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Malindi réunit sur une même rive plusieurs activités différentes : derrière la clôture demeure la partie commerciale, tandis que plus au nord, les boutres et les bateaux de pêche s’approchent de l’eau. Les navires y disposaient de leur propre quai, d’un brise-lames et d’entrepôts ; de l’eau douce et une conduite de pétrole y furent amenées afin que les équipages puissent refaire leurs provisions près du rivage. Les installations du port furent édifiées par des ouvriers insulaires et continentaux, embauchés pour des contrats de six mois avec logement, nourriture et voyage de retour.

Derrière les portes du terminal passagers, des ferries attendent pour Dar es Salaam et Pemba. À côté, on s’occupe de navires de fret, de boutres et de bateaux de pêche. Le port tire son nom du quartier de Malindi, à la lisière nord de Stone Town. Mais les quais en béton n’apparurent ici que dans les années vingt du siècle dernier. Avant cela, les grands vapeurs restaient au mouillage, et les personnes, les bagages et les marchandises étaient transportés entre le bord et la rive sur des allèges, de petits navires de charge.

Pour le nouveau port, l’administration sacrifia le premier chemin de fer de Zanzibar. Il reliait la ville au village de Bububu et transportait des passagers le long de la côte occidentale. En juillet mille neuf cent vingt-deux, le service voyageurs fut interrompu, et les locomotives et les wagons furent adaptés pour acheminer de la pierre destinée à la construction de Malindi.

Pour les travaux, on recruta notamment deux cents hommes venus de Tanganyika, le territoire continental situé en face de Zanzibar. Ils acceptaient de partir pour un contrat de six mois afin de gagner de l’argent. Selon les conditions d’embauche, ils avaient droit à la nourriture, au logement, aux soins médicaux et au retour chez eux à la fin du contrat. Ces hommes édifiaient les installations du port, tandis que les Zanzibaris se demandaient si l’île avait besoin d’un chantier d’une telle ampleur.

En mille neuf cent vingt-cinq, la Commission de l'Afrique de l'Est, qui examinait les projets économiques des possessions britanniques, se rendit à Zanzibar. Le sultan Khalifa bin Harub, chef nominal de Zanzibar sous le protectorat britannique, demandait une révision du chantier portuaire. La Chambre de commerce, l’Association arabe et l’Association nationale indienne se joignirent à lui : des organisations de négociants dont les revenus dépendaient de l’importation de marchandises et de l’exportation de clous de girofle.

D’ordinaire, ces groupes défendaient des intérêts différents. Ici, ils dirent tous la même chose à la commission : les travaux avaient commencé sans discussion avec les habitants, le projet avait pris trop d’ampleur et l’argent public était gaspillé. Les négociants avaient besoin d’un port pratique, mais sans routes, il restait difficile d’acheminer les marchandises des plantations jusqu’au quai. La commission donna raison à ces objections et recommanda de réduire le projet portuaire et d’affecter les fonds libérés à la construction de routes.

Cette recommandation n’arrêta pas le chantier. Malindi accueillait déjà des allèges ; les ouvriers construisirent ensuite un quai, un brise-lames et des entrepôts. De l’eau douce et une conduite de pétrole furent amenées jusqu’aux navires : les équipages pouvaient refaire leurs provisions et prendre du carburant près du rivage. Le trente et un août mille neuf cent vingt-neuf, les wagons de chemin de fer effectuèrent leur dernier trajet. En octobre, les installations achevées furent remises au même sultan Khalifa bin Harub qui, quatre ans plus tôt, avait demandé de réduire le projet. En novembre, le port fut officiellement inauguré.

Plus tard, les quais furent agrandis et reconstruits, et deux anciens entrepôts portuaires furent démolis. Malindi a toutefois conservé la séparation imaginée alors : les passagers passent par leur propre terminal, les marchandises commerciales par le territoire portuaire clôturé, et les boutres ainsi que les bateaux de pêche accostent plus au nord. En juillet deux mille vingt-six, les ferries de fret avaient déjà été transférés vers le nouveau terminal de Maruhubi ; l’embarquement des passagers resta provisoirement à Malindi pendant la transition.

Des personnes munies de billets et de bagages se dirigent toujours vers le quai actuel. La pierre destinée à son prédécesseur fut amenée par le chemin de fer de Bububu ; le port est resté, mais il n’y a plus de rails de cette ligne à Malindi.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeà vérifier sur place

La promenade publique est accessible en tant qu’espace urbain ; les zones portuaires et du terminal sont régies par la surveillance, les billets et les traversées en cours. Vérifiez séparément les horaires des ferries avant le voyage.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’entrez pas dans les zones de service et ne gênez pas l’embarquement. Le trajet en ferry, s’il est nécessaire, se planifie séparément de la promenade.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

La promenade se terminera aux quais pour lesquels le chemin de fer a effectué son dernier trajet.

Étape 6 sur 6Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Marché, chenal et port de Stone Town » — 6 étapes, 1,2 km, 1,5–2 heures.

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