Étape 1 sur 6

marché de Darajani

Soko la Darajani / Marikiti Kuu

C’est ici que commencera l’histoire de la manière dont on a tenté de rendre obligatoire un lieu de commerce commode.

15 min
Façade du marché de Darajani avec son arcade et la place animée devant lui
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0 sur 6 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le bâtiment blanchonné avec ses ouvertures en arc
  • La toiture de tôle ondulée
  • Les étals de poisson et de viande

L’histoire du lieu

Taille du texte

En swahili, le nom « Darajani » signifie « près du pont » : le pont lui-même n’existe plus, mais le nom est resté. Le bâtiment blanchonné d’un étage, avec ses ouvertures en arc et sa toiture de tôle ondulée, fut édifié près de l’unique passage franchissant le chenal soumis aux marées entre la ville de pierre et Ng'ambo, « l’Autre Rive ». À Ng'ambo vivaient des artisans, de petits commerçants et des personnes venues travailler en ville ; de ce côté, on apportait en ville du manioc, des œufs, des fruits et du poisson. À l’intérieur de l’ancien bâtiment, on vend toujours de la viande, du poisson, des légumes et des fruits, tandis que des rangées de céréales, de vêtements, d’articles ménagers et d’électronique se sont développées autour de lui.

Dix ans après l’ouverture de Darajani, les commerçants découvrirent un détail désagréable pour l’administration : personne n’était tenu de vendre au marché public. Des marchands arabes et indiens commencèrent à installer leurs propres lieux de vente. Ils vivaient de la vente de denrées alimentaires et pouvaient choisir eux-mêmes leur emplacement, tandis que les recettes des marchés officiels diminuaient fortement.

Cette faille avait été laissée par les créateurs de Darajani. En mille neuf cent quatre, le sultan Ali bin Hamud chargea Bomanjee Maneckjee de construire un marché couvert. Le bâtiment blanchonné d’un étage, avec ses ouvertures en arc et sa toiture de tôle ondulée, était destiné au commerce alimentaire. Il fut édifié près de l’unique pont qui franchissait un chenal soumis aux marées et séparait la vieille ville de pierre de Ng'ambo — « l’Autre Rive » — où vivaient des artisans, de petits commerçants et des personnes venues travailler en ville. En swahili, « Darajani » signifie « près du pont ». Quiconque apportait en ville du manioc, des œufs, des fruits ou du poisson passait précisément par ici.

On supposait que ce lieu commode réunirait de lui-même les vendeurs sous un même toit. Lorsque ce calcul cessa de fonctionner, le résident britannique Francis Barrow Pearce — chef de l’administration coloniale auprès du sultan — demanda que le monopole des marchés publics soit inscrit dans la loi. Dans une lettre adressée à Londres, il donna deux raisons : la baisse des recettes et le danger que représentait pour la santé des citadins un commerce incontrôlé.

Le directeur de l’agriculture, Frank McClellan, s’y opposa. Il était responsable des producteurs hors de la ville et comprenait que le nouvel ordre toucherait les personnes qui vendaient leur récolte près de leurs propres villages. Pour justifier la loi par des considérations de santé, il aurait fallu envoyer des inspecteurs sur toute l’île. McClellan écrivit sans détour qu’il était inutile de contrôler au marché chaque œuf et chaque racine de manioc, et que la surveillance coûterait plus cher que les sommes perçues. Selon lui, l’explication sanitaire dissimulait le désir de rétablir les recettes.

Ses arguments furent rejetés. En juin mille neuf cent quinze, le décret fut publié, et l’administration obtint le droit d’exiger que le commerce se fasse sur les marchés officiels. Hors de la ville, il fut impossible de l’appliquer entièrement : les inspecteurs étaient trop peu nombreux, et la vente se poursuivit dans les villages et le long des routes. Ici, le résultat fut plus durable. Darajani conserva son rôle de principal marché alimentaire de la ville.

Le commerce a depuis longtemps débordé du bâtiment : des rangées de céréales, de vêtements, d’articles ménagers et d’électronique sont apparues tout autour. Dans la partie ancienne, on vend toujours de la viande, du poisson, des légumes et des fruits. Le pont voisin n’existe plus, mais le marché porte toujours le nom du lieu près du pont.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantAncien chenal de Darajani et terminal des daladala
Entréeà vérifier sur place

Zone de marché ouverte ; les horaires officiels exacts ne sont pas confirmés. Le matin est plus pratique pour les étals de poisson et de viande ; pour observer l’architecture, les heures de jour suffisent.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Dans les rangées étroites, restez sur le côté, ne gênez pas le commerce et ne photographiez les personnes qu’avec leur accord.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez du marché vers la station des dala-dala.

Étape 1 sur 6Ensuite : Ancien chenal de Darajani et terminal des daladala

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Marché, chenal et port de Stone Town » — 6 étapes, 1,2 km, 1,5–2 heures.

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