Étape 3 sur 7

Old Government Buildings

Old Government Buildings / Government Buildings Historic Reserve

Cette étape remplace le bois intimiste de l’église par un palais d’État et vérifie si l’on peut se fier à sa façade.

15 min
Old Government Buildings à Wellington
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les colonnes de la façade
  • Les blocs d’angle
  • Les encadrements de fenêtres et les corniches sculptés
  • Les cheminées sur le toit

L’histoire du lieu

Taille du texte

Dans cet immense bâtiment en bois furent autrefois réunis presque tous les ministères et fonctionnaires de la jeune capitale : les anciens bureaux ne suffisaient déjà plus au gouvernement central, qui avait pris de l’ampleur. Pour l’accueillir, il fallut gagner du terrain sur le rivage du port par remblaiement et aménager à l’intérieur des bureaux, des dépôts d’archives et des ascenseurs pour les documents administratifs. Les colonnes, les blocs d’angle, les encadrements de fenêtres et les corniches ne paraissent être en pierre que de loin : ils furent taillés dans du kauri et recouverts de peinture additionnée de sable. Un seul bâtiment reçut le nom pluriel Old Government Buildings ; les ministères finirent par devenir trop grands pour lui, et de futurs juristes y étudient désormais.

William Henry Clayton voulait construire ici un palais de béton pour les fonctionnaires. Il était architecte colonial — concepteur salarié des bâtiments publics — et considérait le béton comme un matériau approprié pour un grand établissement. Presque au même moment, Clayton fit construire sa propre maison à Thorndon avec ce matériau. Là-bas, il était lui-même le commanditaire ; ici, le dernier mot revenait au gouvernement.

Après le transfert de la capitale d’Auckland à Wellington en mille huit cent soixante-cinq, les administrations avaient pris de l’ampleur et louaient des bureaux dans tout le centre-ville. Le cabinet du Premier ministre William Fox décida de réunir les ministres et les fonctionnaires sous un même toit. Il manquait de place sur le rivage ; le terrain destiné au bâtiment fut donc gagné sur le port de Wellington. De plus, l’abolition des administrations provinciales se préparait : les institutions centrales devaient assumer les responsabilités de ces dernières.

Les entrepreneurs locaux Scoular et Archibald proposèrent de réaliser le projet en bois, moins cher qu’en béton. Ils obtinrent la commande, et Clayton conserva dans les plans les proportions et les détails de la pierre. Les colonnes, les blocs d’angle, les encadrements de fenêtres et les corniches furent taillés dans du bois de kauri ; du sable fut ajouté à la peinture pour que la surface paraisse granuleuse. C’est ainsi qu’apparut un palais italien où la pierre était presque absente.

En mille huit cent soixante-seize, presque tous les fonctionnaires et ministres de Wellington s’y installèrent. Les livres et documents de l’État étaient conservés dans quatre dépôts d’archives en brique ; les employés les distribuaient dans les bureaux, puis les remettaient sous clé. Deux ascenseurs hydrauliques fonctionnaient entre les étages. Au-dessus de l’entrée principale siégeait le cabinet des ministres, et les bureaux ministériels se trouvaient de part et d’autre. Le nom s’imposa au pluriel — « Old Government Buildings » — bien que nous ayons devant nous un seul immense bâtiment.

Le projet de regroupement des administrations réussit trop bien : les institutions centrales continuèrent de croître et cessèrent bientôt d’y tenir. En mille neuf cent vingt et un, les ministres déménagèrent de l’autre côté de la rue, au nouveau Parlement. Le ministère de l’Éducation de Nouvelle-Zélande fut le dernier à partir, en mille neuf cent quatre-vingt-dix, et le bâtiment se vida.

Après sa restauration, la faculté de droit de l’Université Victoria de Wellington s’y installa, tandis que l’ancienne salle du cabinet des ministres fut conservée. Les cheminées du toit sont désormais en fibre de verre : les originales furent retirées après le séisme de mille neuf cent trente et un. Sous la peinture sablonneuse des colonnes et des corniches se trouvent toujours des planches de kauri : il n’y a jamais eu de pierre dans ce palais, dès l’origine.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantBibliothèque nationale et « He Tohu »
Entréede l’extérieur

Le site et la découverte extérieure sont accessibles dans le cadre de la réserve historique ; l’accès intérieur autonome et les visites suivent le programme saisonnier en vigueur de Visit Heritage.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

De l’extérieur, la principale tromperie architecturale est bien visible. L’université occupe l’intérieur : n’entrez donc que dans les espaces publics clairement accessibles.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez Molesworth Street jusqu’à l’angle avec Aitken Street et entrez dans la Bibliothèque nationale.

Étape 3 sur 7Ensuite : Bibliothèque nationale et « He Tohu »

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Thorndon : le Parlement et le Wellington de bois » — 7 étapes, environ 2 km, 2,5–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

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