Étape 7 sur 7

Umschlagplatz

Umschlagplatz

La dernière étape rendra leurs noms aux personnes qu’on avait autrefois réduites à une cargaison anonyme.

12 min
Passage de marbre blanc du mémorial de l’Umschlagplatz, avec une bande noire verticale.
Adrian Grycuk · CC BY-SA 3.0 PL; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Murs blancs
  • Bande noire
  • Rangées de prénoms gravés
  • Passage entre les murs

L’histoire du lieu

Taille du texte

L’Umschlagplatz désignait une aire de transbordement près de l’embranchement ferroviaire. Au début, tous les échanges de marchandises autorisés entre le ghetto de Varsovie et le reste de la ville y passaient. Plus tard, la cour et les bâtiments voisins servirent de lieu d’où les personnes étaient conduites vers les wagons de marchandises. La rampe a disparu depuis longtemps ; les murs blancs bordés d’une bande noire entourent le mémorial, dont les faces intérieures portent quatre cents prénoms polonais et juifs courants d’avant-guerre gravés.

À l’été mille neuf cent quarante-deux, Nachum Remba entrait dans cette cour vêtu d’une blouse blanche de médecin. Il n’était pas médecin. Remba travaillait au département des écoles et au secrétariat du Conseil juif du ghetto de Varsovie, et cette blouse lui permettait de se trouver là d’où presque plus personne ne sortait.

Le nom « Umschlagplatz » signifie aire de transbordement. Avant les déportations de masse, c’était ici que se trouvait le seul point de passage officiel par lequel les marchandises étaient transférées entre le ghetto et le reste de Varsovie. Le vingt-deux juillet mille neuf cent quarante-deux, les services d’occupation allemands commencèrent à utiliser l’embranchement ferroviaire pour expédier des personnes. Les personnes arrêtées étaient retenues dans la cour et les bâtiments voisins, puis poussées dans des wagons de marchandises et emmenées à Treblinka.

À l’entrée, Remba aménagea un semblant de poste médical. Parmi les détenus, il choisissait une personne, la déclarait trop malade pour le trajet et exigeait qu’elle soit remise aux médecins. La personne sauvée était couchée sur un lit, bandée pour rendre la mise en scène crédible, puis ramenée dans le ghetto à la première occasion, à bord d’une ambulance.

Un jour, la directrice d’un orphelinat, Maria Rotblat, et ses quatre-vingts pensionnaires — des filles de dix à seize ans — se retrouvèrent près de la rampe. Le fils de Maria, l’éducateur Lejb Rotblat, dit Lutek, chercha à obtenir leur libération. Avec Remba, il persuada les employés allemands que les filles cousaient des uniformes militaires et étaient nécessaires à l’atelier. Les blouses blanches et un pot-de-vin aidèrent. Tout le groupe fut sorti de l’Umschlagplatz et ramené à l’orphelinat de la rue Twarda.

Le sauvetage ne fut que temporaire. Quelques mois plus tard, les pensionnaires furent tout de même déportées à Treblinka. En mai mille neuf cent quarante-trois, Remba lui-même fut arrêté. Il fut envoyé par ce même point vers l’un des camps du district de Lublin, où il fut tué.

L’ancienne rampe n’a pas survécu. En mille neuf cent quatre-vingt-huit, l’architecte Hanna Szmalenberg et le sculpteur Władysław Klamerus installèrent ici un rectangle de murs blancs, surmonté d’une bande noire. Sur la face intérieure, ils gravèrent, par ordre alphabétique, quatre cents prénoms polonais et juifs courants d’avant-guerre, d’Aba à Janna. Ce n’est pas la liste de quatre cents victimes identifiées : aucun nom de famille ne les accompagne. À la rampe où l’on chargeait les personnes dans des wagons de marchandises, il ne reste désormais que des prénoms.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre

Le mémorial en plein air est accessible sans billet ; le 22 juillet et les jours de cérémonies commémoratives, l’accès peut être limité.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Entrez calmement, ne vous appuyez pas contre les murs et laissez libre le passage étroit. Il vaut mieux écouter la fin sans filmer en même temps.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Arrêtez-vous près du mur des prénoms : la promenade s’achèvera ici, à l’endroit où il ne reste rien de l’ancienne rampe.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Muranów : mémoire juive et quartier d'après-guerre » — 7 étapes, environ 2,9 km, 2,5–4 heures.

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