Étape 4 sur 8

Église Saint-Pierre de Vienne

Peterskirche

Ici, la promesse impériale cédera la place à l’argent des laïcs, qui ont financé l’église et leur propre commémoration dans les prières.

15 min
La façade baroque de l’Église Saint-Pierre de Vienne sur la petite place Petersplatz, à Vienne.
Gerda Arendt · CC0 1.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade ovale
  • Inscription au-dessus de l’entrée
  • Portail de marbre gris
  • Fresque de la coupole

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le portail de marbre gris ouvre sur une église baroque à l’espace ovale sous une coupole : la fresque et la chaire sont consacrées à la Sainte-Trinité, et au-dessus du maître-autel, Pierre est représenté avec saint Jean à la porte du temple de Jérusalem. Son nom et sa dédicace à Pierre proviennent de l’ancienne église paroissiale, qu’un document de mille cent trente-sept appelle déjà l’Église Saint-Pierre de Vienne. Cette église n’existe plus : le cimetière fut démoli avec elle, tandis que l’église actuelle a conservé à la fois Pierre et le souvenir de la Trinité. On y célébrait autrefois des dizaines de messes commandées en une seule journée.

Pendant l’épidémie même dont il a été question devant la Pestsäule, les dirigeants de la Confrérie de la Sainte-Trinité adressèrent une requête à l’empereur Léopold Ier. La confrérie était une association de laïcs : ses membres priaient ensemble, organisaient des processions et commandaient des offices pour les vivants et les morts. Ils demandaient la reconstruction de l’ancienne Église Saint-Pierre de Vienne, qu’ils administraient depuis mille six cent soixante-seize. Après un incendie, l’église était restée avec des dégâts provisoirement réparés et se dégradait peu à peu.

Léopold promit une nouvelle église, mais ne donna pas d’argent. Le trésor impérial finançait la guerre, et les Viennois faisaient des dons avec de moins en moins d’empressement : l’épidémie était terminée et le vœu qu’elle avait suscité ne paraissait plus urgent. Entre-temps, la confrérie grandissait. De riches citadins, des courtisans et des nobles y entraient, y compris Léopold lui-même. Ces personnes voulaient s’assurer une commémoration dans les prières après leur mort et investissaient de l’argent dans la communauté de leur vivant.

Ces apports rappelaient à la fois un testament, une assurance et un dépôt bancaire. La veuve citadine Margareta Ziegler remit cinq cents florins à la confrérie et reçut chaque année, jusqu’à la fin de sa vie, cinq pour cent de cette somme. D’autres laissaient un capital à condition que des messes soient régulièrement célébrées pour eux. C’est avec cet argent que l’on payait les prêtres, les musiciens et l’entretien de l’église.

Ce n’est qu’en mille sept cent un que la confrérie reçut l’autorisation de construire une église, convenablement aménagée à l’intérieur mais sans dépenses excessives. L’ancienne église fut démolie avec le cimetière qui l’entourait. Il fut impossible d’économiser. Dans une chronique tardive de la confrérie, le montant final atteignit quatre cent soixante-quinze mille florins ; il est désormais impossible de vérifier ce calcul. En revanche, le résultat est sous vos yeux : une salle ovale sous une coupole, des loges impériales et des images de la Sainte-Trinité dans la fresque de la coupole et sur la chaire. L’église actuelle fut consacrée à la fois à la Trinité et à saint Pierre.

Pierre est ici l’apôtre, l’un des plus proches disciples du Christ et, selon la tradition catholique, le premier chef de l’Église de Rome. Son nom passa à l’édifice baroque depuis l’église précédente : un document de mille cent trente-sept appelle déjà l’Église Saint-Pierre de Vienne une église paroissiale. On ignore avec certitude pourquoi le sanctuaire le plus ancien fut précisément dédié à Pierre. Un relief de marbre sur le mur est montre Charlemagne fondant ici une église, dit-on, au huitième siècle. Il ne fut installé qu’en mille neuf cent six et représente une tradition, non un événement prouvé. Au-dessus du maître-autel, Pierre est représenté dans un épisode que l’Église considère comme un fait de sa vie terrestre : avec l’apôtre saint Jean, il guérit un boiteux à la porte du temple de Jérusalem.

La confrérie remplit l’Église Saint-Pierre de Vienne d’offices permanents. En mille sept cent soixante-dix-sept, plus de quarante-trois mille personnes figuraient dans ses listes, et les trésoriers géraient trois mille six cents dépôts et fonds testamentaires. Vers la fin de l’existence de la confrérie, on y célébrait en moyenne soixante messes commandées par jour.

L’argent laissa aussi des traces concrètes. Joachim Georg Schwandtner, conseiller de cour et ministériel, fit carrière au service impérial avant de prendre la tête de la confrérie. Il paya la tribune d’orgue et le portail de marbre gris par lequel on entre dans l’église. Schwandtner mourut en mille sept cent cinquante-deux, avant la fin des travaux. Selon son testament, on fonda ici un collège de six prêtres : ils devaient entendre les confessions, prêcher et assurer l’accompagnement spirituel des membres de la confrérie. La tombe de Schwandtner lui-même se trouve à gauche de la partie de l’autel.

En mille sept cent quatre-vingt-trois, l’empereur Joseph II dissout les confréries viennoises et confisqua leurs biens. L’Église Saint-Pierre de Vienne devint une simple église paroissiale ; plus tard, elle devint une église rectorale, c’est-à-dire une église sans propre territoire paroissial. La Confrérie de la Sainte-Trinité n’existe plus. Au-dessus de l’entrée subsiste l’inscription sur le vœu de Léopold, au-dessous le portail payé par Schwandtner, et à l’intérieur sa tombe.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantKohlmarkt
Entréeà l’intérieur, selon les règles du temple

Site officiel de Peterskirche : lun.-ven. 08:00-19:00, sam.-dim. 09:00-19:00 ; les messes, confessions, visites de groupe et concerts peuvent modifier l’accès.

Horaires par jour
Lu08:00–19:00
Ma08:00–19:00
Me08:00–19:00
Je08:00–19:00
Ve08:00–19:00
Sa09:00–19:00
Di09:00–19:00
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le projet architectural complet se voit depuis la petite place. Si l’église est ouverte, entrez en silence : les offices et les concerts peuvent limiter la visite, et la visite de l’intérieur n’est pas obligatoire pour l’itinéraire.

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Où aller ensuite ?

Revenez sur le Graben et tournez sur Kohlmarkt en direction de l’immeuble n° 14.

Étape 4 sur 8Ensuite : Kohlmarkt

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« De l’Église Saint-Étienne de Vienne au Hofburg : qui décidait pour Vienne » — 8 étapes, environ 1,6 km, 2–3 heures.

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