Étape 3 sur 8

Ruines de Mulagandhakuti

Ancient Mulagandha Kuti / Main Shrine ruins

Ici, le nom habituel du monument se révélera être une hypothèse archéologique, et non une inscription retrouvée.

15 min
Zone archéologique de Sarnath avec des ruines de briques et le stûpa Dhamekh.
Deepak Purti · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Base carrée du temple
  • Murs épais de briques
  • Entrée orientale
  • Bases des sanctuaires latéraux

L’histoire du lieu

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Les épais murs de briques dessinent le carré de l’ancien temple, et le passage oriental menait autrefois à son espace principal. Des sanctuaires distincts jouxtaient cette base sur trois côtés ; une maçonnerie aussi lourde était conçue pour porter un haut bâtiment au-dessus. Les détails architecturaux datent les fondations de l’époque Gupta, entre les quatrième et sixième siècles. De l’ensemble du temple, il reste les murs, l’entrée et les bas contours des pièces latérales.

De décembre mille neuf cent quatre à avril mille neuf cent cinq, Friedrich Oskar Oertel fit venir ici environ deux cents terrassiers. L’archéologie ne lui assurait pas ses revenus : Oertel recevait son salaire comme ingénieur au Département des travaux publics, où il construisait des routes et des bâtiments publics. Les fouilles étaient son propre projet. Il obtint l’autorisation du directeur de l’Archaeological Survey of India, John Marshall, reçut un financement public et se mit à déblayer le site, dont on emportait encore récemment les briques et les pierres pour des ponts, le chemin de fer et de nouvelles maisons.

Les ouvriers découvrirent la base carrée d’un grand temple, dont l’entrée était tournée vers l’est. Chaque côté mesurait environ vingt mètres et demi, et les murs atteignaient trois mètres d’épaisseur. Des sanctuaires distincts jouxtaient le temple au nord, à l’ouest et au sud. Une telle maçonnerie pouvait supporter une très haute superstructure. Oertel appela l’édifice le Sanctuaire principal. Il ne trouva pas sur ces murs d’inscription portant son ancien nom.

À la fin de la saison d’Oertel, celui-ci fut transféré à Agra, et Marshall poursuivit les fouilles. Au printemps mille neuf cent sept, il explora le terrain à l’ouest du sanctuaire et exhuma un sceau au nom du moine Kirtti. L’inscription indiquait que Kirtti avait offert une lampe à Mulagandhakuti, « la cellule parfumée originelle ». Gandhakuti désignait une pièce particulière destinée au Bouddha ou à son image cultuelle. Le petit don de Kirtti a conservé le nom du bâtiment, mais le sceau se trouvait à l’écart et n’indiquait pas qu’il s’agissait précisément de ces murs.

Xuanzang, moine chinois parti en Inde pour y chercher des manuscrits et des enseignements bouddhiques, laissa le deuxième indice. Vers l’an six cent trente-cinq, il trouva à Sarnath mille cinq cents moines et décrivit un immense temple sur une base de pierre. Les murs de briques abritaient des niches contenant des images dorées ; à l’intérieur, un Bouddha était assis, les mains jointes dans le geste de l’enseignement. Xuanzang estima la hauteur du temple à plus de soixante mètres.

Il consigna ses souvenirs après son retour en Chine. Ils ne comportaient aucun plan de Sarnath. Mais les archéologues rapprochèrent son temple élevé de la plus grande base carrée parmi les fouilles, y ajoutèrent le sceau trouvé par Marshall, et donnèrent au Sanctuaire principal le nom de Mulagandhakuti.

L’archéologue indien Daya Ram Sahni, qui rédigeait le premier guide détaillé des fouilles, alla plus loin : il associa ces murs au lieu où le Bouddha avait médité, puis au lieu de son premier sermon. Les fouilles ne l’ont pas prouvé. Les détails architecturaux permettent de dater la base de l’époque Gupta, c’est-à-dire des quatrième au sixième siècles, bien des siècles après la vie du Bouddha.

Du temple vu par Xuanzang, il ne reste ni haute tour ni figures dorées. Ont subsisté les murs épais, l’entrée orientale, les bases de trois sanctuaires latéraux et une plaque portant le nom que les archéologues ont attaché à ces briques à partir du sceau du moine Kirtti et des souvenirs du pèlerin chinois. Il est impossible de déterminer parmi les ruines l’endroit exact où le Bouddha lui-même était assis.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantStûpa Dhamekh
Entréede l’extérieur

Les ruines de l’ASI, en plein air, font l’objet d’un accès réglementé au monument ; les règles de passage par les portes et de billetterie ce jour-là doivent être vérifiées sur place.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez les ruines depuis les chemins et prolongez mentalement les murs vers le haut : le niveau actuel ne montre que la base de l’ancien bâtiment. Ne montez pas sur la maçonnerie pour obtenir un meilleur angle de vue.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez les fouilles jusqu’au grand stûpa cylindrique.

Étape 3 sur 8Ensuite : Stûpa Dhamekh

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sarnath : naissance de la communauté bouddhique » — 8 étapes, environ 1,1 km, 150 min.

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