Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La plateforme d’observation circulaire
- Les ascenseurs extérieurs en verre
- La tour du Harbour Centre
L’histoire du lieu
En mille neuf cent soixante-dix-sept, le spécialiste des relations publiques Tom Butler cherchait quelqu’un qui ferait remarquer à Vancouver la nouvelle plateforme d’observation. C’est pour cela que les propriétaires du complexe le payaient : au-dessus des bureaux et du grand magasin, ils avaient construit une salle annulaire offrant une vue panoramique et un restaurant tournant. Le bâtiment s’appelait alors Sears Tower ; son nom actuel, Harbour Centre, est apparu plus tard. Le jour de l’ouverture, c’était la plus haute tour de la ville, mais un record seul sembla insuffisant aux propriétaires.
Butler décida d’inviter Neil Armstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune. Il se révéla difficile à joindre. Butler appela à Houston, Washington et New York, jusqu’à obtenir enfin le numéro de téléphone personnel d’Armstrong en Ohio. À ce moment-là, l’ancien astronaute avait quitté NASA et enseignait l’ingénierie aérospatiale à l’université de Cincinnati. Il s’efforçait de vivre par son travail de professeur plutôt que de répéter sans cesse devant le public l’histoire de quelques heures passées sur la Lune. Pour les propriétaires de la tour, c’était précisément son rare accord pour venir qui transformait l’ouverture d’une attraction commerciale en événement.
Armstrong accepta, mais, sur la route depuis l’aéroport, il avoua à Butler qu’il s’inquiétait de son prochain discours : c’était sa première visite au Canada, et il connaissait peu le pays. Butler dut fournir à la célébrité invitée un sujet local. Il lui montra dans Stanley Park le monument à Warren Harding, le premier président des États-Unis en exercice à avoir visité le Canada. Harding était lui aussi originaire de l’Ohio et avait parlé à Vancouver du voisinage des deux pays. Armstrong disposait ainsi d’un lien sur lequel il put bâtir son discours.
La cérémonie fut fixée à dix heures une minute du matin, le treize août — huit ans, vingt-deux jours, quatorze heures et cinq minutes après le premier pas d’Armstrong sur la Lune. Avec le maire Jack Volrich et les propriétaires du complexe, il inaugura le restaurant et la plateforme d’observation, puis laissa une empreinte de botte dans du ciment frais. Cette trace fut montrée pendant de nombreuses années en haut de la tour comme un élément de son histoire.
Plus tard, la plateforme fut réaménagée et l’empreinte de béton disparut. Elle n’est plus présente sur l’étage circulaire actuel. Il reste le calcul de Butler et des propriétaires : les visiteurs montent depuis la rue dans des ascenseurs extérieurs en verre jusqu’à l’endroit où Vancouver vendit pour la première fois une vue sur toute la ville sous le nom d’un homme dont la trace la plus célèbre se trouvait bien plus loin d’ici.
Sur place
À la date de vérification, la page publique de la plateforme indiquait un horaire quotidien de 09:30–19:00 et une dernière montée 30 minutes avant la fermeture. Vérifiez de nouveau les horaires, les billets et les conditions d’entrée avant l’achat.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La visite est payante et organisée séparément ; vérifiez l’accès à l’avance et, en cas de mauvaise visibilité, renoncez tranquillement à la montée.
