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Pont de Serranos

Pont dels Serrans

Ici, vous comprendrez pourquoi les défenseurs de la ville ont détruit leurs propres chapelles et statues.

10 min
Le Pont de Serranos en pierre au-dessus du lit verdoyant du Turia
Joanbanjo · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Neuf arches de pierre
  • Parapets de pierre rectilignes
  • Plateformes triangulaires
  • Tours de Serranos

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au début du dix-neuvième siècle, deux chapelles couvertes se dressaient sur le Pont de Serranos, avec cinq statues religieuses à l’intérieur et à côté. Des bancs de pierre occupaient les plateformes triangulaires au-dessus des piles : les piétons pouvaient y laisser passer une voiture. Les défenseurs de Valence détruisirent eux-mêmes tout cela.

Le pont servait d’entrée principale au nord de la ville. Il traversait le Turia en diagonale, dans le prolongement d’une rue qui menait directement aux Tours de Serranos, puis aux anciennes routes de Sagonte, du Maestrazgo et des régions montagneuses. Le mot « serranos » désignait les montagnards. Selon la tradition de la ville, ce nom s’est attaché aux habitants de la serranía de Teruel qui arrivèrent avec Jaime I lors de la conquête de Valence en mille deux cent trente-huit et s’installèrent près de cette sortie. Selon une autre version, le nom fut donné par les marchands qui arrivaient par la route du nord depuis les terres montagneuses. C’est ainsi que le pont, les tours et la rue qui les prolonge reçurent le même nom.

Les neuf arches de pierre actuelles furent construites après que la crue de mille cinq cent dix-sept eut emporté le passage précédent. Trois siècles plus tard, l’ouvrage dut être défendu contre une armée, et non plus contre le fleuve.

Après le soulèvement contre l’invasion napoléonienne en mille huit cent huit, la défense de Valence fut dirigée par l’officier de carrière José Caro. Il hérita d’une ville dotée d’une vieille muraille et de tours devant lesquelles l’ennemi pouvait amener son artillerie par ce pont. Les chapelles couvertes et les plateformes en saillie offraient aux servants d’artillerie des positions toutes prêtes et un abri de pierre tout près de l’entrée.

Caro et les membres du conseil municipal ordonnèrent de démonter les deux chapelles, les bancs et les plateformes latérales. La croix, les statues, les inscriptions et les débris des constructions furent jetés dans le Turia ; une partie des sculptures se brisa en tombant. Le parapet fut redressé afin que les soldats français ne puissent trouver aucun abri sur le pont.

En mars mille huit cent dix, le maréchal français Louis-Gabriel Suchet, qui cherchait à prendre Valence, se retira après une attaque infructueuse. Pour la défense de la ville, Caro reçut le grade de lieutenant-général, mais perdit son commandement quelques mois plus tard. Lors du siège suivant, la ville fut défendue par d’autres. Le neuf janvier mille huit cent douze, Valence capitula devant Suchet.

L’une des premières décisions du maréchal après la prise de la ville fut d’ordonner la restauration immédiate des parapets des ponts. Les troupes françaises partirent en juillet mille huit cent treize. Les habitants poursuivirent les réparations, mais ne réinstallèrent pas les chapelles ni les statues. En mille huit cent seize, des garde-corps de pierre rectilignes longeaient de nouveau le pont, tandis que les emplacements des anciennes plateformes restaient à l’extérieur.

Lors de la restauration au vingt et unième siècle, les saillies triangulaires au-dessus des piles furent rétablies, mais les bancs, les chapelles et les sculptures ne furent délibérément pas recréés. Au-dessus des arches se trouvent à nouveau les plateformes que José Caro avait ordonné d’enlever, mais elles sont vides : les cinq figures jetées dans le fleuve pour défendre les Tours de Serranos ne sont jamais revenues sur le Pont de Serranos.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantJardins du Turia
Entréede l’extérieur

Libre passage extérieur ; le franchissement urbain est accessible sans billet.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est depuis le niveau de l’ancien lit que l’on comprend le mieux le fonctionnement des arches et des piles ; les anciennes pierres cachées dans la maçonnerie ne peuvent être distinguées qu’avec l’imagination.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le long du Turia, jusqu’à la Cité des Arts » — 8 étapes, environ 4,7 km, 2–3 heures.

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