Étape 3 sur 9

église royale de San Lorenzo

Real Chiesa di San Lorenzo

Cette étape montrera comment un vœu militaire survécut au duc et prit forme dans la pierre un siècle plus tard.

12 min
Arcs entrecroisés de la coupole de l’église royale de San Lorenzo.
Giuseppe Marino (ppo) · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le maître-autel
  • La scène du vœu sur l’autel
  • Les loges grillagées dorées
  • La coupole d’arcs entrecroisés

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au départ, San Lorenzo était une petite chapelle médiévale dans le jardin du palais. Un siècle plus tard, elle fut remplacée par une grande église construite autour d’un espace octogonal ; au-dessus, les arcs s’entrelacent en une haute coupole. De part et d’autre du maître-autel subsistent des loges fermées par des grilles dorées, depuis lesquelles la famille ducale participait à l’office, et, sur le tableau lui-même, saint Laurent tient les instruments de son exécution.

Sur le devant du maître-autel est représenté un vœu militaire. C’est Emanuele Filiberto di Savoia qui le prononce, un duc dont le titre lui appartenait, mais dont le duché ne lui appartenait presque pas. Les troupes françaises occupaient depuis déjà deux décennies la majeure partie des possessions de sa famille. Il chercha sa carrière militaire, de l’argent et des alliés au service des Habsbourg ; une défaite pouvait le laisser souverain héréditaire sans pays.

Le dix août mille cinq cent cinquante-sept, Emanuele Filiberto commandait l’armée du roi d’Espagne Felipe II à Saint-Quentin, dans le nord de la France. Avant l’issue de la bataille, le duc promit de dédier une église au saint dont la fête tombait à cette date. L’armée placée sous son commandement mit les Français en déroute.

La victoire ne lui rendit pas encore ses possessions. Deux années de négociations furent nécessaires avant que, par la paix de Cateau-Cambrésis, la France n’accepte de restituer le duché de Savoie. Emanuele Filiberto transféra la capitale à Turin et commença à reconstituer l’État : il construisait une citadelle, rétablissait l’administration et obtenait la restitution des villes où se trouvaient encore des garnisons étrangères.

Il n’y avait pas encore assez de moyens pour l’église promise. Dans le jardin du palais se trouvait une chapelle médiévale de Santa Maria ad Presepe, Sainte-Marie près de la crèche. En mille cinq cent soixante-trois ou l’année suivante, le duc lui donna le nom de San Lorenzo. Saint Laurent était un diacre romain exécuté en deux cent cinquante-huit ; le dix août est le jour de son martyre. Aucun épisode turinois de la vie du saint n’est à l’origine de ce nom : il conserve la date de la victoire après laquelle le duc put revenir dans son propre pays.

Emanuele Filiberto mourut sans avoir vu la grande église. Un siècle plus tard, la maison de Savoie chargea le prêtre et architecte Guarino Guarini d’édifier l’actuelle salle octogonale, avec sa coupole d’arcs entrecroisés. En mille six cent quatre-vingts, Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie, qui gouvernait le duché alors que son fils était mineur, mena à son terme la promesse familiale, et Guarini y célébra la première messe solennelle.

Le mot « royale » renvoie à la maison de Savoie. De part et d’autre de l’autel subsistent des loges fermées par des grilles dorées, destinées à la famille ducale. Sur le tableau d’autel, saint Laurent est représenté avec les instruments de son martyre ; plus bas se trouve la scène du vœu à Saint-Quentin, et, au-dessus de l’arc, une inscription répartit l’œuvre accomplie entre deux personnes : Emanuele Filiberto fit la promesse, Marie-Jeanne-Baptiste l’accomplit.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantPalais royal de Turin
Entréeentrée libre ; pendant les offices, la visite est interrompue

Selon les horaires publiés : jours ouvrables 9:00–12:00 et 15:30–18:00 ; jours fériés 15:30–18:00 ; à vérifier le jour de la visite.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est une église en activité : entrez silencieusement, coupez le son de votre téléphone et ne poursuivez pas la visite pendant un office. S’il est impossible d’entrer, son aspect extérieur explique tout de même sa place auprès du palais.

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Où aller ensuite ?

Retournez sur la place et approchez-vous des grilles de la résidence royale.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le centre savoyard de Turin : les palais de la première capitale de l’Italie » — 9 étapes, environ 3,1 km, 2 h 30 min.

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