Étape 5 sur 7

Ennejma Ezzahra

قصر النجمة الزهراء

Ici, l’itinéraire montrera comment une résidence privée est devenue un lieu de travail voué à la préservation du malouf.

60 min
Intérieur du palais Ennejma Ezzahra, avec des arcades et des colonnes.
LilaTretikov (WMF) · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Instruments de musique
  • Manuscrits de l’ouvrage en six volumes
  • Lettres du groupe de travail
  • Documents du Congrès de musique arabe du Caire

L’histoire du lieu

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Le Centre des musiques arabes et méditerranéennes fonctionne aujourd’hui dans le palais. Dans les salles, à côté des instruments de musique, sont conservés les brouillons d’une étude en six volumes, la correspondance de ses participants et des documents du congrès de musique du Caire. Le centre abrite une Phonothèque nationale, et des concerts ont lieu dans ces mêmes salles.

Rodolphe d’Erlanger se retrouva sur ce versant à cause de ses bronches malades. En mille neuf cent neuf, il vint à Tunis pour se faire soigner et acheta ici un terrain. D’Erlanger était peintre et le plus jeune fils d’une riche famille de banquiers ; il vivait de la fortune familiale. Cet argent lui permit de construire sa maison pendant plus de dix ans, en faisant venir des artisans de Tunis et du Maroc. Il donna à sa résidence le nom d’Ennejma Ezzahra, « l’Étoile de Vénus ».

À partir de mille neuf cent quatorze, Ahmed el-Wafi, compositeur tunisien et connaisseur du malouf — une tradition musicale urbaine que les interprètes transmettaient oralement à leurs élèves — venait ici. El-Wafi présentait des musiciens au propriétaire et aidait à organiser des concerts privés au palais. D’Erlanger entendait différents cheikhs interpréter différemment une même mélodie et pensait qu’avec le départ des anciens maîtres, une partie des variantes disparaîtrait. Il décida de noter les mélodies, les modes et les rythmes, tant qu’ils étaient encore interprétés par des personnes ayant reçu le répertoire directement des maîtres précédents.

Après la mort d’el-Wafi, d’Erlanger réunit ici un groupe de travail permanent. Le musicologue tunisien Manoubi Snoussi devint son secrétaire : il traduisait des traités arabes, vérifiait les termes et préparait le manuscrit pour l’impression. À la fin de mille neuf cent trente et un, Ali Darwiche, flûtiste et théoricien syrien envoyé d’Égypte pour préparer un congrès international de musique arabe, s’installa au palais. En six mois, Darwiche y rédigea des rapports sur les modes et les rythmes. Pendant ce temps, d’Erlanger sélectionna cinq interprètes tunisiens et cherchait à faire sonner le malouf avec l’ancien ensemble : un oud à quatre cordes, un rabâb, des tambours par paires et un târ.

Au printemps de mille neuf cent trente-deux, ces cinq musiciens représentaient la Tunisie au Congrès de musique arabe du Caire. D’Erlanger lui-même n’y vint pas : la maladie ne lui permettait déjà plus de voyager, et même le discours qu’il avait préparé ne fut pas prononcé. Les participants au congrès enregistrèrent sur disque des centaines d’interprétations venues de différentes régions du monde arabe. Khemaïs Tarnane, joueur d’oud de l’ensemble du palais, devint deux ans plus tard l’un des fondateurs et professeurs de l’institut tunisien La Rachidia, où le malouf commença à être systématiquement appris sur partition.

D’Erlanger mourut quelques mois après le congrès. De l’ouvrage projeté en six volumes, La Musique arabe, il ne vit imprimé que le premier volume. Manoubi Snoussi poursuivit le travail du propriétaire : les cinq autres volumes parurent sous sa supervision jusqu’en mille neuf cent cinquante-neuf.

Plus tard, l’État tunisien racheta le palais aux héritiers et y installa le Centre des musiques arabes et méditerranéennes. Les salles conservent désormais les instruments de la collection de d’Erlanger, les manuscrits de son ouvrage en six volumes, les lettres de l’équipe et les documents du Congrès de musique arabe du Caire ; la Phonothèque nationale y fonctionne également, et des concerts s’y tiennent. En deux mille vingt-trois, l’UNESCO a inscrit le fonds musical du baron au registre Mémoire du monde.

Sur place

Temps sur place60 min
Point suivantLes terrasses panoramiques près du phare de Sidi Bou Saïd
Entréesur billet

Officiellement ouvert du mardi au dimanche, sauf les jours fériés. Septembre — juin : 9:00–13:00 et 14:00–17:00 ; juillet — août et Ramadan : 9:00–15:30. La billetterie ferme plus tôt. Billet plein tarif 10 dinars, tarif réduit 5 dinars ; les prises de vue à l’intérieur nécessitent une autorisation.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Prévoyez la visite du musée séparément et vérifiez l’accès à l’avance. S’il est impossible d’entrer, ne franchissez pas les clôtures et contentez-vous des vues accessibles sur le domaine.

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Où aller ensuite ?

Retournez vers la partie haute du cap et gagnez les terrasses près du phare.

Étape 5 sur 7Ensuite : Les terrasses panoramiques près du phare de Sidi Bou Saïd

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Sidi Bou Saïd : la colline blanche, de la gare à la mer » — 7 étapes, environ 2,5 km, 3–3,5 heures.

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