Étape 9 sur 9

musée de la broderie d’or

Музей золотного шитья

La dernière étape reliera les pièces du musée, la formation des artisanes et la production née d’un artisanat sauvé.

45 min
Gros plan d’une broderie d’or avec des fils métalliques et des points de fixation.
Золотошвеи Торжок · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 9 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Long bâtiment de la fabrique
  • Vitrines du musée
  • Tambours à broder
  • Fil métallique sur l’endroit du tissu

L’histoire du lieu

Taille du texte

Lorsque les anciennes broderies de Torjok commencèrent à être réunies pour le musée, la mode des bottes, manches et coiffes brodées était déjà passée, et le nombre d’artisanes professionnelles avait diminué d’environ trois fois en quelques décennies. La collection servait d’atelier d’enseignement : à partir des anciens modèles, les élèves reconstituaient des ornements oubliés et des techniques de pose du fil. Ces ouvrages reposent dans les vitrines, et, sur les tambours à broder placés à côté, les visiteurs répètent un point.

Le musée se trouve dans l’aile gauche du long bâtiment, tandis que les autres locaux sont occupés par la fabrique « Les Brodeuses d’or de Torjok ». On y présente des ouvrages et des documents, on y organise des ateliers, et, juste à côté, des artisanes réalisent de nouvelles commandes. La broderie d’or se pratique d’une façon inhabituelle : le fil métallique ne passe pas à travers le tissu. Il est posé selon le motif sur l’endroit et fixé par un fil de soie presque imperceptible. Ainsi, cette matière coûteuse se casse moins et ne passe pas sur l’envers.

À la fin du dix-neuvième siècle, ce savoir-faire risqua presque de se retrouver sans travail. Dans les années mille huit cent soixante, on comptait à Torjok environ trois cents brodeuses d’or professionnelles et, à la fin du siècle, environ trois fois moins. La mode des bottes, manches et coiffes brodées était passée. Les marchands achetaient à bas prix le travail des artisanes, et les nouvelles commandes étaient rares. Pour une femme qui vivait de sa broderie, la disparition de cet artisanat signifiait la perte de ses revenus, et pas seulement celle d’un ancien motif.

Dmitri Romanov, membre du conseil de zemstvo de Novotorjsk, s’efforçait de faire vendre leurs ouvrages aux artisanes par l’intermédiaire de l’administration autonome du district, afin qu’elles ne cèdent pas une part de leur rémunération aux intermédiaires. Le vingt et un février mille huit cent quatre-vingt-quatorze, il prit la direction de la section artisanale créée auprès du zemstvo. Le premier grand client fut le ministère de la Marine : les brodeuses d’or reçurent la commande de trente et un mille neuf cent vingt insignes de grade pour les hommes de rang de la flotte. Cette commande ne comportait pas de fil d’or : les insignes étaient brodés de fils rouges. En revanche, des dizaines d’artisanes obtinrent un travail rémunéré qui exigeait leur précision et leur habitude du point compté.

Romanov ne se contenta pas de distribuer une seule commande. Il ouvrit un atelier d’enseignement, où l’on apprenait aux filles issues de familles paysannes à reporter un dessin sur le tissu, à préparer le rembourrage et seulement ensuite à entreprendre les points complexes. Les ouvrages des artisanes de Torjok reçurent des médailles d’or lors d’expositions à Paris et à Turin. En mille neuf cent onze, Romanov commença à réunir d’anciens modèles dans un musée : les élèves pouvaient y reconstituer des ornements oubliés et des techniques de pose du fil.

Après la mort de Romanov, l’atelier ferma et l’œuvre qu’il avait créée se retrouva de nouveau menacée. En mille neuf cent vingt-trois, la formation reprit à Torjok ; les diplômées formèrent un artel de brodeuses d’or, transformé plus tard en fabrique. L’entreprise actuelle fait remonter son histoire à la section artisanale de Romanov.

Derrière la porte du musée, les anciennes broderies reposent dans des vitrines, mais l’aménagement du lieu est resté pédagogique : près des pièces exposées se trouvent des tambours à broder, sur lesquels les visiteurs peuvent répéter un point. Romanov réunissait des modèles afin qu’une artisane puisse poursuivre le travail d’une autre ; ici, ce passage de la pièce de musée à une nouvelle broderie se fait dans un seul bâtiment de la fabrique.

Sur place

Temps sur place45 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur billet — 430 ₽ pour un adulte

Les pages officielles divergent : la rubrique des contacts indique tous les jours 9:30–18:30, les règles de visite — en semaine 9:00–18:00 et les week-ends 9:00–17:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Pour découvrir la technique, il faut pouvoir accéder à l’exposition ; il est donc préférable de confirmer la visite à l’avance. Devant les vitrines, observez les ouvrages sous différents angles, sans toucher le tissu ni les éléments métalliques.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près des tambours à broder : les artisanes y poursuivent l’artisanat dont les anciens modèles reposent dans les vitrines voisines.

Étape 9 sur 9Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Torjok le long de la Tvertsa et de la route impériale » — 9 étapes, environ 4,7 km, 4 h 30 min.

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