Étape 3 sur 7

Takeshita : une mode éprouvée par la foule

竹下通り

Ici, l’itinéraire passera d’un bosquet aménagé à un mouvement inventé par les visiteurs de la rue eux-mêmes.

15 min
Rue étroite de Takeshita-dōri avec des enseignes vives, une foule et des boutiques
Dylan McGannon · CC0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’enseigne de la boutique « Takenoko »
  • Des costumes de scène dans la vitrine
  • Une rangée serrée de façades commerciales

L’histoire du lieu

Taille du texte

Depuis la sortie de la gare de Harajuku, Takeshita-dōri est une rue piétonne qui s’étend sur trois cent cinquante mètres. Une rangée serrée de façades commerciales enserre le flux de passants ; dans ces locaux étroits, de petites boutiques de vêtements et d’accessoires côtoient des points de vente de sucreries et des magasins plus grands. Takeshita-dōri est le centre commercial de Harajuku pour ceux qui cherchent une mode jeune et bon marché.

Parmi les boutiques actuelles de Takeshita-dōri, la boutique « Takenoko », avec ses rangées de costumes de scène, est toujours ouverte. Le nom de la rue conserve l’ancien nom du quartier, Takeshita-chō, disparu des adresses postales. « Takenoko » est un autre mot : il signifie « pousse de bambou ». C’est précisément la boutique, et non la rue au nom semblable, qui a donné son nom au premier mouvement de jeunesse de Harajuku.

Ōtake Takenori, marchand de vêtements féminins bon marché, gagnait sa vie grâce aux commandes passées par le personnel des cabarets et des boîtes de nuit. Il n’avait pas reçu de formation systématique de styliste : un diplômé d’une école de mode qu’il connaissait lui avait montré quelques notions, et Ōtake apprenait le reste avec ses employés. Son entreprise tout entière comptait moins de dix personnes. Il remarqua que les artistes débutants et les habitués des discothèques achetaient plus volontiers des capes voyantes, et décida de créer des vêtements dans lesquels les jeunes auraient eux-mêmes envie de danser.

Il en résulta un « costume de harem » : une blouse ample aux manches larges et un pantalon resserré aux chevilles. Ōtake associa une coupe commode pour bouger à des détails du mompē, pantalon de travail japonais, et du happi, courte veste de fête. Il fallait peu de finitions complexes et peu de tissu. Le costume coûtait de trois mille à trois mille cinq cents yens, une somme qu’un écolier pouvait réunir avec son argent de poche. Les cent cinquante premiers ensembles furent tous vendus le jour de leur mise en vente.

Lorsque Ōtake ouvrit une succursale sur Takeshita-dōri, un lycéen qu’il connaissait vint vêtu d’un tel costume. On refusa de laisser entrer le jeune homme en discothèque à cause de son âge. Il posa alors un magnétophone à cassettes près de la boutique et commença à danser dehors. D’autres acheteurs le rejoignirent. Après des plaintes des voisins, des policiers dirigèrent le groupe vers la zone piétonne du dimanche, près du parc Yoyogi. Là, les adolescents se rassemblaient en cercles et répétaient des mouvements communs ; ceux qui ne pouvaient pas s’offrir le costume de la marque cousaient des tenues semblables avec des rideaux de dentelle et du tissu doré.

Environ six mois plus tard, des journalistes commencèrent à appeler les danseurs la « tribu Takenoko », d’après la boutique où beaucoup achetaient leurs vêtements. Ōtake lui-même n’aimait pas qu’on le présente comme le chorégraphe de tout le mouvement : il avait inventé le costume, mais les acheteurs l’avaient eux-mêmes sorti de la boutique, choisi le lieu et transformé le produit en tenue de leur groupe.

Les danses de masse à l’entrée ont disparu depuis longtemps, mais « Takenoko » continue de vendre sur Takeshita-dōri des vêtements pour danseurs, artistes et jeunes idoles. La gérante de la boutique racontait l’histoire d’un ancien membre de la « tribu » : il est devenu professeur de danse et revient désormais ici chaque année acheter des costumes pour les représentations de ses élèves.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantOmotesandō : la vieille ville au cœur de la nouvelle
Entréede l’extérieur

Rue ouverte ; les boutiques, cafés et espaces de jeu et de photo suivent leurs propres horaires, et la foule augmente nettement les week-ends et après la sortie des écoles.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Restez sur le côté gauche, ne vous arrêtez pas au centre du flux et écartez-vous vers le bord si vous voulez regarder une vitrine ou manger un en-cas.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Sortez de Takeshita-dōri sur Meiji-dōri et continuez vers Omotesandō.

Étape 3 sur 7Ensuite : Omotesandō : la vieille ville au cœur de la nouvelle

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Forêt, mode et rues : du sanctuaire Meiji à Shibuya » — 7 étapes, environ 5,3 km, 3–4 heures.

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