Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les trois arches d’Azumabashi
- Le tablier rouge du pont
- Les allées du parc Sumida
- Les deux rives de la Sumida
L’histoire du lieu
Le pont rouge d’Azumabashi, à trois arches, passe entre deux moitiés différentes du parc Sumida. Sur la rive de Mukōjima, on a conservé l’ancienne promenade aux cerisiers et une partie du jardin de la résidence incendiée des Mito-Tokugawa ; à Asakusa, on a tracé des allées, aménagé des terrains et une piscine, et les installations sportives y subsistent toujours. Lors de la reconstruction de Tokyo après le grand tremblement de terre du Kantō, la rive fut réservée à un long parc ouvert afin que le feu ne progresse pas davantage dans le bâti dense. Le pont et le parc furent achevés après la mort du responsable de ce plan, tandis que l’ancienne allée de saules disparut avec le temps.
En mille sept cent soixante-neuf, Iemon de Hanakawado et Genpachi de Shitaya Ryūsenji adressèrent une pétition au shogunat : ils cherchaient à obtenir une traversée permanente entre Asakusa et Mukōjima, le quartier de la rive opposée. Le bac de Takemachi passait ici, et les ponts les plus proches se trouvaient bien plus au sud. Le shogunat réduisait alors les dépenses d’entretien des ponts ; les pétitionnaires proposèrent donc d’en construire un nouveau sans argent du trésor.
Six citadins obtinrent l’autorisation. En mille sept cent soixante-quatorze, ils ouvrirent un pont en bois presque à l’endroit même où se trouve l’actuel. Le passage coûtait deux mon ; les samouraïs étaient exemptés de ce paiement. Grâce à ces mon, les propriétaires devaient rembourser les fonds investis et entretenir la traversée. Les autres ponts sur la Sumida étaient construits par le shogunat, tandis que celui-ci naquit comme une entreprise privée.
L’économie en détermina le destin. Le nouveau pont coûta environ trois fois moins que Ryōgokubashi : les constructeurs utilisèrent des pieux plus courts et plus fins. En mille huit cent deux, une inondation emporta environ quarante-cinq mètres du tablier. Les détenteurs du pont contractèrent un emprunt et rétablirent la traversée, mais la gestion privée ne dura guère. Après la mort de personnes lors de l’effondrement d’un autre pont de la Sumida, Eitaibashi, le shogunat plaça cette traversée sous son administration. En mille huit cent onze, les constructeurs remplacèrent entièrement le pont, ajoutèrent des appuis et choisirent du bois plus épais. Pour l’entreprise d’Iemon et Genpachi, ce fut la fin : les citadins avaient obtenu une traversée et l’avaient entretenue pendant des décennies grâce au péage, puis ils en perdirent la gestion.
Au début, le pont portait officiellement le nom d’Ōkawabashi, le pont sur l’Ōkawa, la « Grande Rivière », comme on appelait alors couramment la Sumida. Pourtant, les habitants disaient déjà Azumabashi pendant les travaux. Certains faisaient dériver ce nom du mot « est » : le pont menait d’Edo vers la rive orientale. Une autre version relie le nom à la route menant à Azuma-jinja, où l’on vénérait Oto Tachibana, héroïne d’une ancienne légende qui se jeta dans la mer pour sauver l’expédition de son mari, Yamato Takeru. Selon la légende, le cri de Yamato Takeru « Ô, ma femme ! » donna son nom au sanctuaire. Cette histoire se rapporte à une baie maritime ; ici, seule la route vers le sanctuaire a pu être conservée. Le nom ne possède pas une explication unique établie. En mille huit cent soixante-seize, le nom usuel d’Azumabashi devint officiel.
Le pont rouge et le parc Sumida reçurent leur aménagement actuel après une catastrophe. Lors du grand tremblement de terre du Kantō de mille neuf cent vingt-trois, le tablier en bois de l’Azumabashi d’alors, qui était en fer, brûla ; l’incendie détruisit presque tout l’ancien quartier d’Asakusa. Gotō Shinpei, ministre de l’Intérieur et responsable de l’organisme chargé de la reconstruction de la capitale, cherchait à réaménager les rues, les ponts et les espaces ouverts. L’incendie montra que les parcs et les places pouvaient arrêter la propagation du feu, et le plan intégra trois grands parcs de reconstruction. Le plus long fut aménagé le long des deux rives de la Sumida.
Le Parlement réduisit fortement le budget proposé par Gotō. Gotō lui-même mourut en mille neuf cent vingt-neuf sans voir l’achèvement des travaux. Deux ans plus tard, le parc Sumida ouvrit et l’Azumabashi actuel, à trois arches, fut achevé.
Les deux rives furent aménagées différemment. Du côté de Mukōjima, on rétablit l’ancienne promenade aux cerisiers et conserva une partie du jardin de la résidence incendiée du clan Mito-Tokugawa. Du côté d’Asakusa, on planta des saules, traça des allées, construisit des terrains et une piscine. Les saules de l’ancienne allée ont disparu, mais les installations sportives sont toujours là. Depuis mille neuf cent soixante-quinze, les deux moitiés du parc sont répertoriées comme des parcs distincts de l’arrondissement de Taitō et de l’arrondissement de Sumida. Entre elles se trouve le pont dont le nom fut officialisé au dix-neuvième siècle, presque sur la même ligne que celle qu’Iemon et Genpachi avaient choisie pour leur traversée payante.
Sur place
Le parc, les quais et le pont constituent un espace urbain ouvert ; les horaires du transport fluvial et des embarcadères sont vérifiés séparément auprès des opérateurs. Vérifié sur les pages touristiques officielles le 2026-06-29.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Choisissez un endroit sûr près du quai et arrêtez-vous pour la vue d’ensemble : le sens de l’arrêt se révèle dans le panorama, et non dans un seul détail. La promenade fluviale ne fait pas partie de l’itinéraire à pied et, si vous la souhaitez, se planifie séparément.
