Étape 4 sur 9

Basilique Saint-Démétrios et crypte

Ιερός Ναός Αγίου Δημητρίου

La crypte confrontera la tradition de l’Église à ce que les archéologues ont réellement trouvé sous la basilique.

25 min
Façade de la basilique Saint-Démétrios à Thessalonique.
Κώστας Τ · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Reliquaire d’argent
  • Murs des bains romains
  • Cavité cruciforme
  • Petit récipient

L’histoire du lieu

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Au milieu du sixième siècle, des hommes de l’empereur Justinien descendirent sous cette basilique et commencèrent à chercher le corps de Saint-Démétrios. L’empereur voulait obtenir pour Constantinople une relique corporelle du martyr de Thessalonique. Selon un recueil de miracles composé plus tard, une flamme jaillit de la terre et une voix interdit de creuser davantage. Les envoyés n’emportèrent qu’une poignée de terre parfumée. Il s’agit d’une tradition de l’Église, et non d’un témoignage oculaire.

On chercha le corps ici parce que c’est ici que la tradition de l’Église situait la mort de Démétrios. Une vie de saint, rédigée plus tard, le présente comme un jeune commandant militaire romain et enseignant chrétien. Sa fonction, sa solde et ses biens le rattachaient au service impérial, mais il prêchait une foi que Galère persécutait. Ayant appris qu’il risquait d’être arrêté, Démétrios ordonna à son serviteur Loup de distribuer ses biens aux pauvres.

Galère ordonna d’enfermer le prédicateur dans une pièce près des bains publics. Le jeune chrétien Nestor s’y rendit : il allait affronter Lias, le combattant favori de l’empereur, et demandait une bénédiction. Nestor vainquit et tua Lias. Galère perdit son champion et ordonna l’exécution des deux hommes : Nestor fut décapité, et des soldats transpercèrent Démétrios de leurs lances dans la chambre des bains. Selon la même vie de saint, Loup emporta le vêtement ensanglanté et l’anneau de son maître. Ainsi, la tradition expliquait l’apparition des reliques, bien que les fidèles ne possédassent pas le corps.

L’archéologie confirme l’existence de bains romains sous l’église, mais ni la chambre de Démétrios ni son exécution. Le plus ancien témoignage incontestable du culte est une immense basilique de la fin du cinquième siècle, construite environ cent soixante-quinze ans après la mort supposée du martyr. Son nom ne figure pas dans les listes les plus anciennes conservées des martyrs de Thessalonique. Certains historiens estiment que le culte de Démétrios est venu de Sirmium, ville romaine située à l’emplacement de l’actuelle Sremska Mitrovica, et que la vie de saint locale s’est constituée plus tard.

Le doute existait déjà chez les Byzantins. À la fin du sixième siècle, l’empereur Maurice exigea de nouveau qu’on lui envoie une parcelle du corps. Eusèbe, l’évêque de Thessalonique chargé du sanctuaire, reconnut que personne ne savait où reposaient les restes. Maurice ne reçut pas non plus d’os. Dans la nef, les pèlerins étaient accueillis par un ciborium d’argent, un pavillon couvert que l’on appelait le tombeau de Démétrios, bien qu’il n’y eût pas de corps à l’intérieur. Dans les anciens bains, les serviteurs distribuaient de l’eau bénite ; plus tard, on emportait d’ici du myron dans de petits récipients. Les habitants venaient demander guérison et protection, et Démétrios devint le protecteur de Thessalonique.

L’incendie de mille neuf cent dix-sept détruisit presque entièrement la basilique et ouvrit des secteurs auparavant inaccessibles à l’étude. Les archéologues Georgios Sotiriou et Maria Sotiriou trouvèrent sous l’autel une cavité cruciforme contenant un petit récipient et une poudre brune. On y voyait tantôt les restes d’un tissu ensanglanté, tantôt de la terre imprégnée de sang ; la découverte ne devint pas une tombe prouvée. Les pièces dégagées des bains romains furent transformées en l’actuelle crypte de Saint-Démétrios et en musée, et l’église restaurée rouvrit en mille neuf cent quarante-neuf.

Le reliquaire d’argent dans la nef conserve désormais les reliques que l’Église reconnaît comme les restes de Démétrios : la tête fut rapportée de San Lorenzo in Campo, en Italie, en mille neuf cent soixante-dix-huit, et les autres os en mille neuf cent quatre-vingt. En bas subsistent les murs du bain romain et le lieu des anciennes recherches, où les archéologues n’ont toujours pas trouvé de sépulture confirmée.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantLes rues d’Ano Poli
Entréeaccès libre

L’église est habituellement ouverte longtemps en tant qu’église en activité ; la crypte suit les horaires du musée, en été le plus souvent 08:00—20:00 ou plus longtemps le vendredi, fermée le mardi, entrée gratuite.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Prévoyez du temps séparément pour l’église supérieure et la crypte : l’accès à la partie souterraine peut être organisé différemment. Pendant l’office, ne traversez pas l’espace devant l’autel et visitez l’église sans enregistrement sonore à voix haute.

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Où aller ensuite ?

Laissez la ville basse derrière vous et commencez la montée vers la rue Theofilou.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Thessalonique, de l’arc romain aux remparts byzantins » — 9 étapes, environ 3,4 km, 3,5—4 heures.

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