Étape 1 sur 9

arc de Galère

Αψίδα του Γαλερίου — Καμάρα

Ici, une victoire deviendra un récit de marbre avec une omission délibérée.

12 min
L’arc de Galère à Thessalonique, avec ses panneaux en relief.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Reliefs de marbre
  • Trois piliers conservés
  • Maçonnerie différente sur le trottoir
  • Figures de prisonniers avec des enfants

L’histoire du lieu

Taille du texte

Selon le tracé de l’actuelle rue Egnatia passait autrefois la principale rue de la ville, traversée par l’itinéraire cérémoniel entre le palais et la Rotonde Saint-Georges. À leur croisement fut érigé un arc avec huit piliers et des passages par lesquels passaient les processions du palais. Trois piliers de la construction subsistent ; l’emplacement des colonnes orientales disparues est signalé par une maçonnerie différente dans le trottoir. Sur les reliefs de marbre, on distingue encore des figures humaines et des traces d’une procession solennelle.

Sur les bandes de marbre conservées, un homme est représenté à maintes reprises plus grand que les soldats, les prisonniers et les ambassadeurs. C’est Galère, dont l’arc porte le nom. En deux cent quatre-vingt-treize, l’empereur principal Dioclétien le nomma César. Sous les quatre coempereurs de l’Empire romain, ce titre désignait l’empereur junior, doté de ses propres provinces et de sa propre armée. Galère fit carrière dans le service militaire et entra dans la famille impériale après avoir épousé la fille de Dioclétien. Sa position reposait sur la nomination par le souverain principal et sur ses succès dans les campagnes.

En deux cent quatre-vingt-dix-sept, le roi sassanide Narsès, qui cherchait à conserver l’Arménie et le nord de la Mésopotamie, vainquit Galère entre Carrhes et Callinicum. Des auteurs de l’Antiquité tardive racontaient que Dioclétien, furieux, avait contraint le César vaincu, vêtu de pourpre, à courir plusieurs milles à côté de son char. Les historiens considèrent cette scène avec prudence ; la lourde défaite et la colère de Dioclétien sont confirmées plus solidement.

Dioclétien permit à Galère de lever une nouvelle armée. Celui-ci passa par l’Arménie et, l’année suivante, attaqua par surprise le camp de Narsès près de Satala. Le roi parvint à fuir ; ses épouses, ses enfants, ses courtisans et une partie de son trésor tombèrent aux mains des Romains. Narsès envoya un ambassadeur demander la paix et le retour de sa famille. Après le traité, il céda à Rome des territoires disputés, et ses proches rentrèrent chez eux. Galère arriva dans les Balkans en vainqueur et, en deux cent quatre-vingt-dix-neuf, choisit Thessalonique comme résidence. Six ans plus tard, il reçut le titre impérial supérieur d’Auguste.

Entre deux cent quatre-vingt-dix-huit et trois cent cinq, les autorités de la ville élevèrent probablement ici un arc de triomphe. Les sculpteurs y taillèrent des combats, des prisonniers, une ambassade perse, des présents et du butin. Ils omirent la première défaite de Galère. Dans les scènes conservées, le César dépasse tous les autres par la taille, les Perses s’inclinent devant son trône portatif, et des femmes et des enfants marchent avec les prisonniers. C’est un récit officiel, composé après le dénouement.

On choisit pour lui le croisement de deux routes. La principale rue de la ville allait d’ouest en est, approximativement selon le tracé de l’actuelle rue Egnatia. Un itinéraire cérémoniel la traversait, du palais de Galère à la Rotonde Saint-Georges. Huit piliers formaient trois passages de chaque côté, et les processions du palais passaient parmi les images de la victoire de Galère sur les Perses.

Aujourd’hui, trois des huit piliers subsistent. L’emplacement des colonnes orientales disparues est indiqué par une maçonnerie différente sur le trottoir de la rue Egnatia. Sur les deux piliers centraux conservés, on voit toujours des Perses agenouillés, des femmes prisonnières avec des enfants et Galère, sculpté plus grand que tous les autres. Les artisans n’y ont pas représenté la défaite de deux cent quatre-vingt-dix-sept.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantRotonde
Entréede l’extérieur

Accessible de l’extérieur vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme partie de l’espace urbain ; les reliefs se voient mieux à la lumière du jour.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez les reliefs depuis un endroit sûr et ne vous attardez pas sur la chaussée : le monument se trouve au cœur d’un carrefour animé. Pour cet arrêt, l’observation extérieure suffit.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez sous l’arc du côté de la Rotonde Saint-Georges et suivez la ligne droite vers le dôme.

Étape 1 sur 9Ensuite : Rotonde

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Thessalonique, de l’arc romain aux remparts byzantins » — 9 étapes, environ 3,4 km, 3,5—4 heures.

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