Étape 3 sur 9

Cathédrale Saint-Domnius

Katedrala sv. Dujma

Ici, le changement de maîtres du palais deviendra littéral : une nouvelle communauté occupera le principal édifice commémoratif de l'ancien souverain.

23 min
Intérieur de la cathédrale Saint-Domnius dans un mausolée romain, avec colonnes, frise et autels.
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À remarquer

  • Le bâtiment octogonal
  • Les colonnes de granit rouge
  • La corniche romaine avec médaillons
  • L'autel près du mur nord

L’histoire du lieu

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Le bâtiment octogonal de la cathédrale servait autrefois de tombeau à un souverain romain au sein de son palais. Sous la coupole subsistent des colonnes de granit rouge et une corniche avec des médaillons ronds, où l'on distingue des représentations du souverain et de son épouse. Le sarcophage de porphyre n'est plus au centre, et près du mur nord se trouve un autel avec des restes vénérés comme les reliques du patron de la ville. Une fois par an, le reliquaire est porté d'ici dans les rues lors d'une procession.

Au septième siècle, des nouveaux habitants venus de Salone détruite affectèrent ce tombeau octogonal à la cathédrale, l'église principale de leur évêque. Ils en retirèrent les attributs du culte impérial, le sarcophage de porphyre de Dioclétien disparut du centre et des autels apparurent dans les niches. L'église fut consacrée à l'Assomption de la Vierge Marie, mais les habitants de Split l'appellent la cathédrale Saint-Domnius.

Domnius était évêque de Salone, capitale romaine de la province, non loin d'ici. Il dirigeait la communauté chrétienne précisément lorsque Dioclétien et ses corégents décidèrent de la détruire. Les édits ordonnaient de détruire les églises, de brûler les livres sacrés, d'emprisonner le clergé et de contraindre les chrétiens à sacrifier aux dieux romains. Pour l'évêque, satisfaire à cette exigence aurait signifié renoncer à ce pour quoi sa communauté subvenait à ses besoins et le reconnaissait comme son chef.

Le dix avril de l'an trois cent quatre, le gouverneur de Dalmatie Marcus Aurelius Julius ordonna l'exécution de Domnius dans l'amphithéâtre de Salone. Son existence est attestée non par une hagiographie tardive, mais par une inscription funéraire : les archéologues y ont trouvé le nom de Domnius, son titre d'évêque, le mot « martyr » et le jour de sa mort. Il n'existe aucun témoignage indiquant que Dioclétien ait personnellement instruit l'affaire de Domnius. L'empereur émit les édits, le gouverneur local rendit la sentence.

Quelques siècles plus tard, les nouveaux habitants de Salone cherchaient un emplacement pour leur église épiscopale à l'intérieur des murs protégés du palais. Ils occupèrent le mausolée de l'homme sous lequel leur ancien évêque avait péri. Une chronique médiévale attribue cette décision à Jean de Ravenne, le premier archevêque de Split : selon elle, il purifia le tombeau des images païennes et ordonna d'y transporter, depuis les ruines de Salone, les restes de Domnius. La chronique fut écrite environ six cents ans après les événements, et les historiens modernes doutent même que le Jean dont elle parle ait été un seul homme plutôt qu'une figure composite de plusieurs évêques.

Les restes eux-mêmes ne sont pas entièrement éclaircis. Après la chute de Salone, le pape Jean IV envoya l'abbé Martin transporter à Rome les reliques des martyrs dalmates ; Domnius est représenté parmi eux dans une mosaïque du baptistère du Latran. Il est donc impossible de prouver que les ossements vénérés à Split sont ceux de Domnius. Pourtant, dès le dixième siècle, une source écrite appelle l'ancien mausolée la cathédrale Saint-Domnius et rapporte que les habitants pensaient que ses reliques se trouvaient ici. Ainsi, le nom de l'évêque exécuté s'attacha à la cathédrale et à la ville elle-même : Domnius devint le patron de Split.

À l'intérieur se dressent encore les colonnes de granit rouge du mausolée, et des médaillons subsistent sur la corniche romaine, où l'on reconnaît les portraits de Dioclétien et de son épouse Prisca. Le sarcophage impérial n'est plus au centre. Près du mur nord se trouve un autel avec des restes vénérés comme les reliques de Domnius ; le sept mai, le reliquaire est porté d'ici dans une procession urbaine.

Sur place

Temps sur place23 min
Point suivantTemple de Jupiter — baptistère
Entréesur billet

Les horaires touristiques et les formules de billets sont saisonniers et ne sont pas publiés de façon constante dans un unique horaire officiel ; renseignez-vous à la billetterie du Péristyle. Les visites cessent pendant les offices religieux.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C'est une église en activité : respectez les exigences vestimentaires, coupez le son de votre téléphone et ne visitez pas l'intérieur pendant un office. L'entrée au complexe et la montée au clocher peuvent faire l'objet de billets séparés.

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Où aller ensuite ?

Traversez le Péristyle vers l'ouest et entrez dans le passage menant à l'ancien temple.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Comment le palais de Dioclétien est devenu Split » — 9 étapes, 1,5 km, 2 h 45 min.

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