Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- tour Donets
- Flamme éternelle
- Dalles de granit des sépultures
- Tombe de Mikhaïl Iegorov
L’histoire du lieu
Près de la muraille de la forteresse se trouve un square avec quarante et une sépultures militaires, signalées par des dalles de granit. L’allée commémorative fut aménagée à l’emplacement d’un ancien fossé : il fut comblé, et des plaques de fonte furent fixées à la maçonnerie de la muraille en mémoire des régiments qui avaient combattu pour Smolensk. Plus tard, on y enterra des commandants et des responsables politiques morts au combat déjà à l’ouest de la ville libérée. À proximité s’élève la tour Donets, dont le nom est associé à des hommes de service originaires du Don, bien qu’aucune explication précise n’en ait été conservée.
Cette Flamme éternelle fut apportée ici de Moscou, le vingt-huit septembre mille neuf cent soixante-huit, dans un véhicule blindé de transport. La torche fut allumée à la Tombe du Soldat inconnu, et, à Smolensk, elle fut reçue par Mikhaïl Iegorov, éclaireur de la 150e division de fusiliers Idritsa, chargé au printemps de mille neuf cent quarante-cinq de hisser un drapeau d’assaut sur le Reichstag.
Environ quarante drapeaux de ce type apparurent au-dessus du bâtiment. Iegorov et l’éclaireur Meliton Kantaria portaient la bannière portant le numéro cinq, reconnue plus tard comme le Drapeau de la Victoire. Ils montèrent sur le toit alors que le combat se poursuivait encore aux étages inférieurs. Des balles percèrent la hampe, l’une d’elles traversa la jambe de pantalon d’Iegorov, et du verre brisé coupa les paumes des deux hommes. Après la guerre, Iegorov revint dans la région de Smolensk et travailla comme opérateur de machine dans une usine de conserves de lait à Roudnia. C’est à lui que fut confiée la mission d’allumer la Flamme éternelle de Smolensk.
Au début, la flamme brûlait au milieu de l’allée. La muraille de la forteresse servait déjà alors de nécropole militaire. Encore avant le centenaire de la guerre de mille huit cent douze, le conseil municipal ordonna de combler le fossé rempli d’eau près de la muraille et d’y aménager un boulevard commémoratif. La brigade de pompiers combla le fossé, et des plaques de fonte portant les noms des régiments qui avaient combattu pour Smolensk furent fixées à la maçonnerie de briques.
Après la libération de la ville, les conseils militaires du front de l’Ouest commencèrent à inhumer près de cette même muraille les commandants et les responsables politiques de l’armée morts au combat. Les premiers enterrements eurent lieu le dix-huit octobre mille neuf cent quarante-trois. La plupart des personnes enterrées ici moururent déjà à l’ouest de Smolensk libérée, lors de onze offensives infructueuses sur les directions d’Orcha et de Vitebsk. Ce sont précisément leurs noms qui apparurent sur les dalles de granit. Le square compte au total quarante et une sépultures.
Quelques années plus tard, la Flamme éternelle fut déplacée près de la tour Donets. Ce nom ne fut attribué à la tour qu’au dix-neuvième siècle. Son origine n’est pas établie avec précision ; il est d’usage d’associer ce nom aux cosaques de la ville et aux streltsy, originaires du Don, qui assuraient le service sur ce tronçon de la muraille.
Le vingt juin mille neuf cent soixante-quinze, la Volga conduite par Mikhaïl Iegorov entra en collision près de Roudnia avec un camion frigorifique. Les trois personnes qui se trouvaient dans la voiture particulière furent tuées. Trois jours plus tard, Iegorov fut enterré avec les honneurs militaires près de la muraille de la forteresse. Il devint la dernière personne inhumée au square du Souvenir des Héros. Désormais, près de la tour se trouvent la flamme qu’Iegorov a allumée et sa propre tombe.
Sur place
Espace mémoriel urbain en plein air ; l’accès peut être limité pendant les cérémonies et les travaux de restauration.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un mémorial en activité : parlez à voix basse, ne montez pas sur les sépultures et n’utilisez pas l’espace près de la flamme comme lieu de repos ou de prise de vues mises en scène.
