Étape 6 sur 7

Mosquée du Sultan

Masjid Sultan / Sultan Mosque

L’histoire de sa reconstruction réunira les dons de différentes communautés et un détail remarquable sous les coupoles.

25 min
Coupole dorée et minarets de la Mosquée du Sultan à Kampong Gelam.
Philip Nalangan · CC BY 4.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Coupoles dorées
  • Anneaux sombres de fonds de bouteilles
  • Façade de la mosquée
  • Bases des deux coupoles

L’histoire du lieu

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Hussein Shah, dont la mosquée porte le nom, n’a pas vu les coupoles dorées. Après la mort de son père, les notables de Johor placèrent son frère cadet sur le trône : Hussein était alors absent. Il avait besoin que son titre soit reconnu, et Stamford Raffles avait besoin de la signature d’un souverain malais autorisant la Compagnie britannique des Indes orientales à ouvrir un comptoir commercial à Singapour. En février mille huit cent dix-neuf, Hussein fut proclamé sultan de Johor ; en échange, il signa un traité, reçut une allocation annuelle et la protection britannique.

Hussein s’installa à Kampong Gelam. En mille huit cent vingt-trois, il demanda qu’une mosquée soit établie près de sa résidence, et Raffles promit trois mille dollars pour la construction. La première mosquée fut bâtie en briques et couverte d’un toit de tuiles à plusieurs niveaux. Elle fut achevée en mille huit cent vingt-six. Son nom est resté celui de la mosquée de cour du sultan Hussein Shah.

Avec le temps, ses descendants cédèrent la gestion aux fidèles. Après mille neuf cent quatorze, le conseil d’administration comptait deux représentants de chacune des six communautés musulmanes de Singapour : arabe, bugis, javanaise, malaise, nord-indienne et tamoule. Ce sont eux qui administraient la mosquée lorsque l’ancien bâtiment commença à se délabrer.

Le premier janvier mille neuf cent vingt-quatre, Mahmud bin Haji Daud, commerçant d’origine bombayite et membre respecté de la communauté, convoqua une réunion et proposa de reconstruire entièrement la mosquée. Il devint secrétaire et trésorier du comité de construction et s’efforça de mener le projet à bien jusqu’à la fin de sa vie.

L’argent manquait. En mille neuf cent vingt-six, le comité demanda de l’aide au sultan de Johor et à l’administration coloniale, mais sans succès. On élut alors trente-sept collecteurs supplémentaires : chacun sollicitait sa communauté, des Arabes, des Bugis et des Javanais aux personnes originaires de Bombay, du Pendjab et de l’Inde du Sud. Quatre années furent consacrées à la collecte de fonds et aux préparatifs. Lorsque les travaux commencèrent, les prières continuèrent au milieu du chantier.

Selon la tradition orale de Kampong Gelam, les habitants pauvres qui n’avaient pas d’argent à donner apportaient des bouteilles vides de sauce soja. Le comité de construction les remit à l’architecte irlandais Denis Santry et lui demanda de leur trouver un usage. Les documents ne permettent pas d’établir qui, le premier, eut l’idée de cette collecte : le comité ou l’architecte. Santry transforma les fonds découpés en rangées de disques de verre autour des bases des deux coupoles.

La nouvelle mosquée ouvrit le vingt-sept décembre mille neuf cent vingt-neuf, le dernier vendredi de l’année. Mahmud Daud mourut en mille neuf cent trente et un, sans vivre assez longtemps pour voir l’achèvement complet des travaux ; la construction fut terminée un an plus tard. La salle de prière à deux étages peut accueillir jusqu’à cinq mille personnes. Sous l’or des deux coupoles, les anneaux sombres formés de fonds de bouteilles se prolongent toujours.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantGraffiti Hall of Fame
Entréede l’extérieur

La mosquée sert avant tout de lieu de prière. L’accès des visiteurs est possible par un passage libre ou une visite guidée, mais il dépend des heures de prière, du vendredi, du Ramadan et des annonces en vigueur de la mosquée.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les principaux détails architecturaux sont visibles depuis l’extérieur ; n’entrez qu’en respectant les règles en vigueur, sans gêner la prière.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers Bali Lane et longez Ophir Road jusqu’aux clôtures de chantier.

Étape 6 sur 7Ensuite : Graffiti Hall of Fame

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Kampong Gelam : rues sultaniennes et peintures urbaines » — 7 étapes, environ 0,7 km, 2—3 heures.

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