Étape 4 sur 7

Plaza de Santa Cruz

Plaza de Santa Cruz

Cette étape montrera comment, après la démolition de l’église, la place en a conservé la mémoire sans que l’emplacement exact de la sépulture principale soit connu.

15 min
Croix en fer forgé et orangers sur la tranquille place Santa Cruz.
Gpedro · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Croix en fer forgé
  • Quatre serpents de fer sur le socle
  • Plaque commémorative sur le côté ouest
  • Jardin autour de la croix

L’histoire du lieu

Taille du texte

La place est aménagée comme un jardin : au milieu de la verdure se dresse une croix de fer avec quatre serpents sur son socle, et une plaque commémorative est fixée sur le côté ouest. Avant la paroisse chrétienne, une synagogue du quartier juif se trouvait sur ce terrain. Après le pogrom, le conseil municipal y établit la paroisse de la Sainte-Croix ; son nom passa ensuite à la place et à l’ensemble du quartier.

La croix en fer forgé au milieu du jardin n’appartenait pas à l’église qui se dressait ici. La municipalité l’y a transférée au début du vingtième siècle. La place elle-même est née parce que l’on a démoli l’église, puis que l’on n’a pas réussi à la reconstruire.

Jusqu’en mille trois cent quatre-vingt-onze, une synagogue du quartier juif se trouvait sur ce terrain. Après le pogrom, au cours duquel certains habitants furent tués et d’autres baptisés de force ou contraints de fuir, le conseil municipal y établit la paroisse chrétienne de Santa Cruz — de la Sainte-Croix. Le nom passa de l’église à la circonscription paroissiale, puis au quartier.

Bartolomé Esteban Murillo, qui vivait tout près, comptait parmi les paroissiens. Il gagnait sa vie en peignant pour les églises et les confréries, mais dans sa propre église paroissiale, il restait longtemps devant un tableau d’un autre artiste : « La Descente de croix » de Pedro de Campaña. Antonio Ponz rapporta plus tard l’histoire selon laquelle un sacristain demanda au peintre ce qu’il attendait devant la toile. Murillo aurait répondu : quand donc descendra-t-on enfin le Christ de la croix ? C’est une histoire transmise par Ponz, tandis que le lieu de sépulture est confirmé par des documents : l’artiste, mort en mille six cent quatre-vingt-deux, fut enterré dans une chapelle latérale en face du tableau.

Au début du dix-neuvième siècle, l’église se fissurait et avait besoin de réparations importantes. En mille huit cent dix, l’armée de Napoléon occupa Séville. L’administration de Joseph Bonaparte décida d’obtenir un espace dégagé au milieu des rues étroites : la paroisse fut expulsée et l’on commença à démolir l’église.

Après le départ des Français, il restait des murs et des amas de pierres. En mille huit cent treize, les habitants demandèrent que les ruines soient entièrement enlevées, tandis que le chapitre de la cathédrale tenta au contraire de restaurer l’église. Il envoya à Madrid le projet d’un nouveau bâtiment. Le premier projet fut rejeté, le projet corrigé fut approuvé, mais la construction ne commença jamais. Encore en mille huit cent trente, des restes de maçonnerie gisaient sur le futur square. La paroisse s’installa dans une autre église, la place fut dégagée, et l’emplacement exact de la tombe de Murillo fut perdu.

La croix au centre fut fabriquée par le forgeron Sebastián Conde en mille six cent quatre-vingt-douze pour le croisement de calle Sierpes et de calle Rioja. Les quatre serpents de fer sur le socle rappellent son premier emplacement. Lorsque la croix gênait la circulation, elle fut retirée, envoyée dans un musée, puis la municipalité l’installa ici.

Sur le côté ouest de la place, l’Académie des beaux-arts de Séville fixa en mille huit cent cinquante-huit une plaque en mémoire de la sépulture de Murillo. Elle marque la zone de l’église disparue ; l’endroit précis où se trouvait sa tombe sous l’actuelle place est inconnu.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantéglise Santa María la Blanca
Entréede l’extérieur

Visit Sevilla indique une place publique accessible 24/7 ; des restrictions ne sont possibles qu’en raison d’événements, de travaux ou de la gestion des flux.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’église et les sépultures se trouvent sous la place actuelle et leurs contours ne sont pas indiqués à l’extérieur ; ne prenez pas la plaque pour l’emplacement exact de la tombe.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Empruntez calle Santa Teresa puis calle Jiménez de Enciso jusqu’à la façade blanche de l’église.

Étape 4 sur 7Ensuite : église Santa María la Blanca

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Santa Cruz et l'ancienne judería de Séville » — 7 étapes, environ 2,4 km, 2–3 heures.

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