Étape 6 sur 8

Ruelle des vieilles maisons de Bukchon

북촌로11길 / Bukchon-ro 11-gil

Une maison particulière permettra de vérifier ce que le programme municipal de préservation a laissé en place.

10 min
Ruelle tranquille de Bukchon
S h y numis · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Maison d’un étage n° 7
  • Vieilles poutres en bois
  • Maçonnerie de briques
  • Cour intérieure

L’histoire du lieu

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À Bukchon, un toit de tuiles ne garantit rien à lui seul : il cache parfois une maison à ossature d’acier ou de béton. Ce hanok privé est organisé autour d’une petite cour ; ses poutres en bois et sa maçonnerie de briques ont été conservées. Les propriétaires y accueillaient des visiteurs pour de petites expositions et représentations, afin que l’on puisse voir la maison de l’intérieur, et pas seulement depuis la ruelle.

Dans un embranchement latéral de cette ruelle se trouve une maison d’un étage, numéro sept. À l’ancienne adresse, il s’agit de la parcelle de Gahoe-dong, trente-et-un — soixante-dix-neuf. Les charpentiers de l’entreprise de Jeong Se-gwon y ont construit un hanok urbain en mille neuf cent vingt-neuf : l’une de ces petites maisons dont l’arrêt précédent a déjà expliqué l’origine.

En mille neuf cent quatre-vingt-huit, la maison fut achetée par le journaliste britannique David Kilburn et son épouse, l’entrepreneuse coréenne Choe Geum-ok. Ils voulaient vivre précisément dans un vieux hanok, et non le remplacer par un bâtiment plus pratique. Kilburn gagnait alors sa vie comme journaliste ; plus tard, les époux ouvrirent une entreprise de commerce de thé. La préservation de l’architecture n’était pas son métier.

Il dut s’y consacrer après des travaux de construction derrière le mur voisin. En deux mille un, la ville commença à verser de l’argent aux propriétaires pour réparer les hanoks. Il était prévu de consolider les vieilles maisons et de les adapter à la vie moderne. En réalité, certains propriétaires démontaient l’ossature en bois, la remplaçaient par de l’acier et du béton, ajoutaient un étage, puis recouvraient le nouveau bâtiment d’un toit de tuiles. Le voisin des Kilburn fit exactement cela. Selon David, les travaux endommagèrent leur maison et la construction agrandie empiéta sur leur parcelle.

Kilburn tenta d’utiliser le même programme pour enregistrer et réparer son hanok sans le démolir. En juillet deux mille quatre, l’administration de l’arrondissement refusa sa demande. Dans une lettre conservée, il affirmait que les fonctionnaires lui avaient conseillé de ne plus présenter de demande : ils ne comptaient pas enregistrer la maison de la parcelle trente-et-un — soixante-dix-neuf.

Kilburn se mit alors à photographier chaque démontage à Gahoe-dong, à comparer les nouveaux bâtiments aux anciens plans de parcelles et à classer les documents dans des archives électroniques ouvertes. Il se rendait à la mairie et à l’administration de l’arrondissement, envoyait des lettres, faisait venir dans sa cour des journalistes et des chercheurs. En mille neuf cent quatre-vingt-dix, il écrivait encore sur les hanoks pour le magazine de bord d’une compagnie aérienne ; désormais, la disparition des maisons autour de sa propre cour devenait son sujet.

Il se plaçait parfois devant les équipes de construction. Après une altercation avec un chef d’équipe en deux mille six, Kilburn fut hospitalisé. Il ne réussit pas à arrêter les transformations : entre mille neuf cent quatre-vingt-cinq et deux mille sept, le nombre de hanoks à Bukchon passa de plus de mille cinq cents à environ neuf cents. Beaucoup des toits plats de la célèbre ruelle ne sont apparus qu’après le début du programme municipal de préservation.

Les époux ne démontèrent pas leur maison. Ils commencèrent à y accueillir des visiteurs pour de petites expositions et représentations, afin qu’ils puissent voir les vieilles poutres, la maçonnerie de briques et l’aménagement de la cour. En deux mille dix, Kilburn l’appelait presque le seul hanok d’origine encore conservé dans cette partie de Gahoe-dong.

David Kilburn mourut à Séoul en deux mille dix-neuf. La parcelle trente-et-un — soixante-dix-neuf est toujours occupée par une maison particulière d’un étage. Son adresse actuelle est Bukchon-ro onze-ra-gil, maison sept.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantInsadong-gil
Entréesur place

Pour Bukchon-ro 11-gil, la plage horaire touristique est de 10:00 à 17:00 ; dans la zone rouge, une restriction s’applique de 17:00 à 10:00.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’essayez pas de regarder à l’intérieur des maisons privées. Visitez la maison Baek In-je et les autres demeures accessibles uniquement dans les zones ouvertes aux visiteurs ; vous pouvez écouter tout le récit depuis la rue.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez du quartier résidentiel vers la rue commerçante Insadong-gil.

Étape 6 sur 8Ensuite : Insadong-gil

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le vieux Séoul : palais, Bukchon et Jongno » — 8 étapes, 5.2 km, 4 heures.

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