Étape 6 sur 7

La Moneda et l’axe civique nord

Palacio de La Moneda / Plaza de la Constitución

Ici, le récit retracera les événements du coup d’État à partir de la façade, de la place et de l’ouverture de porte restituée.

10 min
La Moneda et l’axe civique nord
Brunnaiz · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La façade nord blanche
  • La place de la Constitution
  • La porte Morandé, 80
  • Les bâtiments ministériels de part et d’autre de la place

L’histoire du lieu

Taille du texte

La façade nord de La Moneda donne sur la place de la Constitution. Le palais est plus ancien que la place de près d’un siècle et demi. Dans les années mille neuf cent trente, plusieurs gouvernements chiliens ordonnèrent de démolir le ministère de la Guerre et les casernes de dragons qui se trouvaient ici, de dégager un quartier entier et de l’entourer de bâtiments ministériels. La résidence présidentielle se retrouva ainsi dotée d’une façade nord dégagée, et la place reçut le nom de la loi fondamentale du pays.

Le nom de La Moneda est resté de la première fonction du bâtiment. L’architecte Joaquín Toesca le conçut comme une monnaie royale, et l’on y frappa de la monnaie à partir de mille huit cent cinq. En mille huit cent quarante-six, le président Manuel Bulnes y transféra son cabinet et les services du gouvernement. On continua à produire des pièces dans les salles voisines jusqu’en mille neuf cent vingt-deux ; le palais fut ensuite entièrement occupé par les fonctionnaires et l’administration présidentielle.

Le onze septembre mille neuf cent soixante-treize, le président Salvador Allende arriva ici après avoir reçu l’annonce d’une mutinerie des forces navales à Valparaíso. Allende avait été élu trois ans plus tôt sur un programme de transition vers le socialisme par les élections et les lois. À l’automne de mille neuf cent soixante-treize, le pays était divisé par les débats sur ses réformes, l’inflation, les pénuries de marchandises et la violence politique. Moins de trois semaines avant le coup d’État, Allende avait lui-même nommé Augusto Pinochet commandant de l’armée. Pinochet prit alors la tête des militaires qui cherchaient à obtenir la démission du président et le transfert du pouvoir à la Junte militaire du Chili.

L’ultimatum exigeait l’évacuation de La Moneda avant onze heures. Les unités de police qui gardaient d’abord le palais reçurent l’ordre de partir. La garde personnelle d’Allende, ses conseillers, ses médecins et quelques ministres restèrent avec lui. Le président refusa de démissionner, ordonna aux femmes et à une partie du personnel non armé de quitter le bâtiment, puis transmit par téléphone son dernier message à Radio Magallanes. Il parlait déjà comme un homme certain que la radio serait bientôt coupée et qu’il ne sortirait pas lui-même du palais.

Avant midi, le commandant de l’armée de l’air, le général Gustavo Leigh, envoya des avions Hawker Hunter vers La Moneda. Ils tirèrent des missiles sur le palais. Les structures en bois et le toit prirent feu ; pendant ce temps, les chars et l’infanterie prenaient position sur la place de la Constitution et dans les rues voisines. Après le bombardement, Allende ordonna de mettre fin à la résistance et de faire sortir les personnes encore présentes par la sortie latérale de la rue Morandé. Lui-même resta dans la salle de l’Indépendance et se suicida avec un fusil automatique.

Les personnes qui s’étaient rendues furent couchées sur la chaussée près du palais et emmenées dans des unités militaires. Plusieurs conseillers et gardes d’Allende disparurent ensuite ; une commission d’État établit plus tard qu’ils avaient été capturés vivants. Le corps du président fut porté par cette même porte latérale, au numéro Morandé, quatre-vingts. La Junte militaire du Chili destitua le gouvernement élu, dissout le Congrès et gouverna le Chili pendant les dix-sept années suivantes.

Le feu détruisit le toit, les étages et la plus grande partie des salles de La Moneda ; ce furent surtout les murs extérieurs de brique qui subsistèrent. La façade nord blanche donnant sur la place fut restaurée, tandis que l’ouverture de Morandé fut remplacée par une fenêtre lors de la reconstruction. La porte actuelle, au numéro quatre-vingts, fut réalisée plus tard d’après d’anciens plans et photographies. Salvador Allende fut emporté hors du palais détruit par l’ouverture d’origine.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantquartier Paris-Londres et Londres 38
Entréesur place

Observez le palais uniquement depuis les zones publiques autorisées ; les cérémonies, les mesures de sécurité et les barrières temporaires priment sur le point d’écoute prévu.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Longez le mur est du palais jusqu’à l’Alameda et dirigez-vous vers la rue Londres.

Étape 6 sur 7Ensuite : quartier Paris-Londres et Londres 38

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Centre historique de Santiago du Chili : de la colonie à la république » — 7 étapes, 2,3 km, 2 h 55 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade