Étape 1 sur 7

Plaza de Armas

Plaza de Armas de Santiago

Ici, vous comprendrez pourquoi la place principale d’une ville à peine construite est devenue un lieu de défense et de reconstruction.

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Plaza de Armas
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le cavalier de bronze
  • Le rouleau dans sa main
  • La marque du kilomètre zéro
  • Le rectangle de la place

L’histoire du lieu

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Le rectangle de la Plaza de Armas et la marque du kilomètre zéro marquent le départ du réseau de rues rectilignes de Santiago du Chili. Sur les bords de la place, on laissa de la place pour l’église principale, la maison du gouverneur et le cabildo, le conseil des colons espagnols ; c’est ici que les ordres étaient publiquement proclamés et que les parcelles urbaines étaient attribuées. La terre sous ce tracé était déjà occupée : les premiers documents gardent le souvenir d’un grand tambo près de la place, un bâtiment local destiné à l’administration et au stockage des provisions.

Dans la main du cavalier de bronze sur la place se trouve un rouleau. C’est Pedro de Valdivia, le chef du détachement espagnol, qui avait besoin d’une ville permanente pour s’établir dans la vallée du Mapocho. Le rouleau représente l’acte de fondation de Santiago du Chili. Le véritable document n’a pas survécu à la première année de la ville.

Le douze février mille cinq cent quarante et un, Valdivia annonça la fondation de Santiago del Nuevo Extremo. L’arpenteur Pedro de Gamboa, chargé de l’aménagement de la colonie, traça des rues rectilignes et laissa au milieu un carré libre : la Plaza Mayor, la place principale. Sur son côté ouest, un terrain fut réservé à l’église principale ; sur le côté nord, à la maison du gouverneur et au cabildo, le conseil des colons espagnols. Les habitants se réunissaient ici, les ordres étaient proclamés et les parcelles urbaines attribuées. Le quadrillage des rues partait d’ici ; c’est pourquoi le kilomètre zéro actuel de Santiago du Chili se trouve précisément sur cette place.

Gamboa traçait la ville sur une terre occupée. Les documents des premiers mois mentionnent un grand tambo près de la place : un bâtiment local destiné à l’administration et au stockage des provisions, qui existait avant l’arrivée des Espagnols. Les habitants de la vallée perdaient leurs terres et leur nourriture, tandis que Valdivia exigeait d’eux qu’ils approvisionnent la nouvelle ville. Lorsque la résistance commença, il captura plusieurs chefs locaux afin qu’ils ne se joignent pas au soulèvement, puis partit avec la plupart des cavaliers vers le fleuve Cachapoal.

Le onze septembre, Michimalonco, chef des troupes locales qui voulait reprendre le territoire conquis et libérer les prisonniers, attaqua Santiago du Chili. Les maisons de bois, de briques crues et de roseaux prirent feu. Les défenseurs se replièrent vers la fortification près de la place centrale. Des alliés indiens amenés du Pérou combattirent aux côtés des Espagnols ; sans eux, les défenseurs auraient été encore moins nombreux.

Inés de Suárez, compagne de Valdivia et seule Espagnole de la colonie, se trouvait dans la fortification. Elle pansait les blessés et tentait de préserver les provisions restantes. Les chefs prisonniers entendirent le combat et commencèrent à appeler les assaillants. Inés décida que leur libération briserait définitivement la défense et ordonna de tuer les prisonniers. Une chronique tardive affirme qu’elle prit elle-même une épée ; d’autres témoignages ne permettent pas d’établir avec certitude qui porta les coups. Les participants à l’expédition confirmèrent le meurtre lui-même lors du procès de Valdivia. Les corps furent portés sur la place.

Les assaillants ne se retirèrent pas aussitôt. Le combat se poursuivit jusqu’aux heures diurnes, et l’issue fut décidée par une charge de cavalerie des Espagnols et de leurs alliés, à laquelle Inés participa. Les troupes de Michimalonco se retirèrent sans avoir libéré les prisonniers. La colonie survécut, mais presque tout Santiago du Chili avait brûlé. Valdivia énuméra plus tard les provisions qui restaient : deux truies, un porcelet, une poule, un coq et deux poignées de blé. À partir de ces réserves, les défenseurs devaient de nouveau élever du bétail et ensemencer les champs.

Après l’attaque, les Espagnols reconstruisirent la ville comme un camp militaire. La Plaza Mayor reçut le nom de Plaza de Armas : la place où les habitants devaient se rassembler avec des armes. Le rectangle ouvert fut conservé, et les bâtiments de l’administration furent de nouveau installés sur ses bords.

Le premier acte de fondation de Santiago du Chili brûla lui aussi, avec la liste des maisons et des terres distribuées. Le papier ne fut apporté du Pérou que deux ans plus tard. En janvier mille cinq cent quarante-quatre, le greffier Luis de Cartagena rédigea de nouveau l’acte à partir des récits des témoins. C’est ce texte reconstitué qui est conservé aux Archives nationales du Chili.

Le Valdivia de bronze tient le document dont l’original brûla ici lors de l’attaque de Michimalonco. Et le nom sous les sabots de son cheval est resté de l’époque où il fallut entourer de fortifications le carré libre au centre d’une ville à peine construite.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantcathédrale métropolitaine de Santiago
Entréesur place

Il est préférable d’observer la place depuis son pourtour et depuis son centre ; dans la foule dense, surveillez vos effets personnels et ne bloquez pas le passage près des monuments.

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Où aller ensuite ?

Approchez-vous de la façade de la cathédrale, au bord ouest de la place.

Étape 1 sur 7Ensuite : cathédrale métropolitaine de Santiago

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Centre historique de Santiago du Chili : de la colonie à la république » — 7 étapes, 2,3 km, 2 h 55 min.

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