Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Statue équestre de Baquedano
- Figure ailée à la torche
- Lion de bronze
L’histoire du lieu
Cette place porte deux noms. Officiellement, elle porte celui du général Manuel Baquedano ; dans la vie courante, les habitants de Santiago continuent de l’appeler Plaza Italia. Ces deux noms sont apparus à cause de monuments installés au même point central, à dix-huit ans d’intervalle.
En mille neuf cent dix, cet endroit s’appelait Plaza Colón. C’est là que s’achevait l’ancienne trame rectangulaire des rues et que commençait l’expansion de Santiago vers l’est, le long de l’Avenida Providencia. Une gare ferroviaire fonctionnait à proximité, et les tramways traversaient la place. La communauté italienne du Chili choisit ce seuil urbain pour offrir un cadeau à l’occasion du centenaire de l’indépendance du pays où ses membres s’étaient établis.
Le sculpteur Roberto Negri créa le bronze du « Génie de la Liberté » : une figure ailée lève une torche, tandis qu’un lion représentant le Chili brise des chaînes. Le vingt septembre mille neuf cent dix, l’ambassadeur d’Italie et des ministres chiliens inaugurèrent le monument. Les drapeaux italien et chilien furent retirés du bronze, puis Plaza Colón fut renommée Plaza Italia. Le socle bas du monument permettait aux gens de s’attarder parmi les routes qui convergeaient ici. Ainsi, ce carrefour de transports reçut un centre reconnaissable et devint un lieu commode pour les rassemblements collectifs.
En mille neuf cent vingt-huit, une souscription populaire réunit des fonds pour un monument à Manuel Baquedano. Il était officier de cavalerie de métier et commandait l’armée chilienne durant la guerre du Pacifique contre le Pérou et la Bolivie. Près de Miraflores, son groupe de reconnaissance fut pris sous le feu des fusils ; dans la bataille qui s’ensuivit, Baquedano engagea la réserve et, après la victoire, les troupes chiliennes occupèrent Lima. Il rentra chez lui avec le grade de généralissime. C’est précisément cette carrière militaire que l’on décida d’immortaliser dans la capitale, trois décennies après sa mort.
Le sculpteur Virginio Arias représenta le général en uniforme de campagne, à cheval sur son cheval préféré, Diamante. Pour placer le cavalier au centre de la place, les organisateurs déplacèrent sur le côté l’ange italien et le lion, puis donnèrent à la place le nom de Baquedano. La figure de bronze de la communauté italienne changea ensuite encore plusieurs fois d’emplacement en raison de la construction du métro, mais elle resta à proximité.
Au centre se tient Baquedano sur Diamante ; non loin se trouvent la figure ailée à la torche et le lion. Le nom officiel revint au cavalier ; le nom usuel fut conservé par le monument que l’on avait écarté pour lui faire place.
Sur place
Place urbaine ouverte ; l’accès dépend de la circulation, des travaux en cours, des restrictions policières et des événements.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez la place depuis les zones piétonnes et ne traversez les rues qu’au feu autorisant le passage. La situation peut changer en raison de rassemblements, de barrières ou de travaux routiers.
