Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le minaret oriental
- La signature du maître au-dessus de l’entrée de l’escalier
- La saghana en onyx blanc
- Le versant d’Afrasyab
L’histoire du lieu
À la lisière méridionale d’Afrasyab, on aperçoit le minaret oriental de la mosquée, et la signature d’un maître de Samarcande a été laissée au-dessus de l’entrée de son escalier. Le sanctuaire, près de l’ancienne entrée de la ville, a remplacé un temple sogdien vénéré ; des routes et un canal d’eau passaient à proximité, c’est pourquoi il fut dédié à Khizr, le protecteur des voyageurs et le gardien de l’eau vive. L’édifice actuel fut élevé sur les anciennes fondations au dix-neuvième siècle, et le minaret fut achevé plus tard. À côté s’étend un ancien cimetière, où blanchit la saghana en onyx du mémorial moderne.
Cette mosquée se dresse là où, selon une tradition de Samarcande, on ne parvint un jour pas à inonder la ville.
En sept cent douze, le commandant arabe Qutayba ibn Muslim cherchait à soumettre Samarcande. Ses guerriers élevèrent une digue sur le Juy-i Arzis, un canal qui alimentait en eau la partie fortifiée de la ville. L’eau retenue devait se déverser sur la forteresse. Mais un immense oiseau blanc se serait posé sur la digue, l’aurait détruite, et les guerriers effrayés se seraient dispersés. L’oiseau blanc appartient à la tradition ; l’inondation de la forteresse n’eut pas lieu.
Après cela, Muhammad ibn Wasi, compagnon de Qutayba, aménagea un sanctuaire musulman près des Portes de Fer, l’entrée méridionale de l’ancienne Samarcande. On choisit pour lui l’emplacement d’un temple sogdien vénéré et on dédia le sanctuaire à Khizr. Hazrat est une appellation respectueuse pour un saint. Khizr est un juste des traditions islamiques, le protecteur des voyageurs et le gardien de l’eau vive. Des routes passaient par les portes de la ville et un canal d’eau longeait les lieux ; son nom expliquait donc à la fois la fonction du sanctuaire et le choix même de cet emplacement.
L’ancienne mosquée fut détruite lors de la conquête mongole en mille deux cent vingt. Il ne reste ici aucun mur de cet édifice. La mosquée actuelle fut élevée sur les anciennes fondations au dix-neuvième siècle, et le portail ainsi que le minaret oriental furent achevés en mille neuf cent dix-neuf par le maître de Samarcande Abduqodir bin Boqiy. Sa signature est conservée au-dessus de l’entrée de l’escalier du minaret. Le canal et la digue ont disparu, mais la mosquée occupe toujours la lisière méridionale d’Afrasyab, près de l’ancienne ligne d’entrée dans la ville.
Le cimetière attenant au sanctuaire explique le mémorial voisin. Islam Karimov, natif de Samarcande et premier président de l’Ouzbékistan indépendant, avait demandé à être enterré près de la mosquée Hazrat Khizr. Les tombes de ses parents et de ses frères se trouvaient déjà dans l’ancien cimetière voisin.
Le trois septembre deux mille seize, le lendemain de la mort de Karimov, les participants aux funérailles transportèrent son corps, après la prière funéraire, jusqu’à la tombe préparée ici. Un mausolée fut construit plus tard au-dessus de la sépulture. En son centre se trouve une saghana, une pierre tombale en onyx blanc ; la tombe elle-même se situe dessous.
Sur place
Un guide de visite non officiel indique 08:00–17:00 ; c’est une mosquée en activité, et l’accès à l’intérieur peut être limité pendant la prière du vendredi.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Distinguez la mosquée, la tombe et le point de vue ; dans chacun de ces espaces, gardez le silence et ne traversez pas les zones fermées.
