Étape 6 sur 7

Marko-Feingold-Steg

Marko-Feingold-Steg

Cette passerelle reliera un pont privé payant à la mémoire d’un homme qui aidait les autres à franchir des frontières.

10 min
Passerelle moderne en acier, avec des piétons et une vue sur la ville par-delà la rivière
Hiroki Ogawa · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tablier incurvé
  • Garde-corps de la passerelle
  • Plaques commémoratives aux entrées

L’histoire du lieu

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Le tablier incurvé au-dessus de la Salzach maintient un passage court entre Makartplatz et la vieille ville : piétons et cyclistes l’empruntent. La passerelle actuelle est devenue la troisième sur ce tracé ; les anciennes travées en fer et la guérite du gardien ont disparu, tout comme le péage. Des plaques commémoratives sont encastrées aux deux entrées et, à une date déterminée, une exposition sur l’histoire juive de Salzbourg apparaît sur les garde-corps.

La première passerelle à cet endroit ne fut pas financée par le budget municipal, mais par un groupement de citoyens créé spécialement à cette fin : la « Société de la passerelle Makart ». Ses membres voulaient permettre aux piétons d’aller directement de Makartplatz, sur la rive droite, au quai et au musée municipal, sur la rive gauche. La Société commanda un pont en fer reposant sur deux piles et l’ouvrit au passage le dix-huit juin mille neuf cent cinq.

En même temps que le pont, une guérite de gardien apparut sur le Franz-Josef-Kai : elle était carrée et mesurait environ trois mètres de côté. Pour traverser, chacun achetait une petite carte bleue au prix de deux hellers. Le groupement privé obtint son propre passage payant, et les habitants, un chemin court entre les deux parties du centre. En mille neuf cent vingt et un, le tarif avait atteint dix hellers. Un an plus tard, le pont devint propriété de la ville : la Société avait accompli sa mission et perdit le passage pour lequel elle avait été créée.

Le pont en fer, la guérite et les cartes bleues ont disparu. La première structure fut démontée en mille neuf cent soixante-sept, et la suivante à l’automne deux mille. Le tablier incurvé actuel fut ouvert en juillet deux mille un. De l’entreprise privée subsiste le tracé même du passage : piétons et cyclistes continuent de l’emprunter pour aller de Makartplatz à la vieille ville.

Jusqu’en deux mille vingt et un, la passerelle portait le nom de Makartsteg, en hommage au peintre salzbourgeois Hans Makart. Les plaques portent désormais le nom de Marko Feingold, qui survécut à Auschwitz, Neuengamme, Dachau et Buchenwald et qui, après sa libération, aida d’autres détenus juifs à quitter les camps de l’après-guerre.

Feingold arriva à Salzbourg par hasard. Le vingt mai mille neuf cent quarante-cinq, un convoi de cent vingt-huit anciens détenus ne fut pas autorisé à franchir la ligne de démarcation sur la route de Vienne. Sur le chemin du retour, Feingold descendit lors d’un arrêt à Salzbourg. Il s’occupa alors de l’approvisionnement d’une cuisine qui nourrissait environ cinq cent cinquante détenus libérés, puis se mit à aider l’organisation « Bricha », qui faisait passer des réfugiés juifs en Italie, puis jusqu’aux navires en partance pour la Palestine.

Il obtint des camions du gouvernement du Land, transporta des personnes de Salzbourg vers un camp près de Saalfelden et accompagna certains convois de l’autre côté de la frontière. Feingold avait appris l’italien avant même la guerre, lorsqu’il gagnait sa vie en vendant du savon liquide et de l’encaustique pour les sols. Désormais, il persuadait les gardes-frontières qu’il ramenait des Italiens chez eux ; les organisateurs utilisaient de faux documents, des cigarettes et de l’alcool pour que les gardes détournent le regard. En mille neuf cent quarante-sept, plusieurs milliers de réfugiés quittèrent cette région en franchissant le col du Krimmler Tauern pour gagner le Tyrol du Sud. Après la fermeture des camps, Feingold ouvrit une boutique de vêtements de mode à Salzbourg, puis dirigea pendant des décennies la communauté juive et raconta aux écoliers ce qu’étaient les camps.

Les auteurs municipaux de cette dénomination expliquèrent le choix de la passerelle par son rôle d’intermédiaire entre les religions et les générations. Des plaques commémoratives sont encastrées aux deux entrées du tablier et, chaque année, à l’occasion de l’anniversaire de Feingold, une exposition sur lui et sur l’histoire juive de Salzbourg est installée sur les garde-corps.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantMaison d’habitation de la famille Mozart
Entréeaccès libre

Ouvert en permanence comme passage piétonnier urbain ; le passage peut être temporairement rétréci lors de travaux d’entretien.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il n’y a pas d’exposition permanente sur la passerelle ; écoutez près du bord en laissant le passage libre aux piétons.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez la Salzach et continuez tout droit jusqu’à la maison familiale située sur Makartplatz.

Étape 6 sur 7Ensuite : Maison d’habitation de la famille Mozart

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Salzbourg entre deux maisons de Mozart » — 7 étapes, environ 1,1 km, 1 heure 30 minutes.

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