Étape 6 sur 9

Pavillon « Bain turc »

Турецкая баня

Les salles de bains sans chaufferie montreront comment le projet d’un hammam fonctionnel est devenu un lieu de repos.

20 min
Pavillon « Bain turc » avec un minaret au bord du Grand Étang
Игорь Гордеев · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Dôme
  • Minaret
  • Cuvettes de marbre
  • Panneaux portant des inscriptions ottomanes

L’histoire du lieu

Taille du texte

Tout près de l’eau, sur un îlot créé dans l’étang, s’élèvent le dôme et le mince minaret du Bain turc. L’aspect extérieur du pavillon renvoie aux bains ottomans, et, à l’intérieur, après l’entrée, viennent la salle de café et la salle du divan, le vestiaire et deux salles de bains. Ce plan est venu au parc Catherine de l’architecture orientale, étudiée par le créateur du bâtiment lors de voyages dans l’Empire ottoman.

Nicolas Ier ordonna de supprimer le chauffage du projet de cet établissement de bains avant même le début de sa construction. L’empereur cherchait à créer un mémorial de la guerre russo-turque de mille huit cent vingt-huit à mille huit cent vingt-neuf et du traité de paix signé à Andrinople, l’actuelle Edirne. Pour le futur pavillon, on avait déjà préparé des cuvettes de marbre, des panneaux de fontaine, des colonnes et des panneaux sculptés, emportés après la guerre depuis le bain d’Andrinople du palais du sultan.

Nicolas choisit lui-même l’emplacement, sur une petite péninsule artificielle. De là, à travers l’étang, on aperçoit la colonne de Tchesmé (d’Orlov), érigée sous Catherine la Deuxième à la mémoire d’une guerre antérieure contre l’Empire ottoman. Son petit-fils poursuivit sa coutume de transformer les victoires militaires en constructions du parc Catherine, mais choisit pour son monument la forme d’un hammam turc.

Carlo Rossi, architecte de la cour, réalisa le premier projet ; il devait adapter le marbre pris comme trophée au nouveau bâtiment. L’empereur rejeta son travail et confia la commande à Ippolito Monighetti, âgé de vingt-neuf ans et récemment nommé architecte en chef des palais de Tsarskoïe Selo. Pour Monighetti, c’était l’une des premières grandes commandes dans ses nouvelles fonctions. Nicolas avait auparavant remarqué ses aquarelles à Rome et l’avait invité à son service précisément comme connaisseur de l’architecture orientale.

Monighetti avait acquis cette connaissance lors de voyages financés par son père : le prix de l’Académie impériale des beaux-arts ne suffisait pas à l’architecte pour un voyage financé par l’État. Dans l’Empire ottoman, il dessinait des mosquées et l’organisation des intérieurs. À présent, l’une de ses aquarelles d’Andrinople donna au pavillon son dôme, son minaret et son entrée d’apparat, tandis qu’un véritable hammam inspira le plan des pièces.

Monighetti conçut une salle de café, une salle du divan, un vestiaire, une grande salle de bains, une petite salle de bains et une salle de bains chaude. Un réservoir et une chaufferie devaient chauffer l’eau et les pièces. En mille huit cent quarante-huit, la construction fut reportée faute d’argent. Deux ans plus tard, Nicolas approuva une version réduite et ordonna de renoncer au chauffage. L’architecte remania le projet et acheva le pavillon : il y resta à l’intérieur une salle de lavage, des cuvettes munies de robinets d’eau chaude et d’eau froide, des fontaines en cascade et une salle à coupole ; cependant, le bâtiment ne devint jamais un hammam fonctionnel. La famille impériale l’utilisait comme pavillon de repos.

Aujourd’hui, une exposition de musée est installée à l’intérieur. Après la restauration, les cuvettes de marbre, les dessus-de-porte et les panneaux portant des inscriptions poétiques ottomanes ont retrouvé leurs emplacements historiques. Le nom a conservé les trois parties du projet : le plan turc, le marbre du bain d’Andrinople et le souvenir de la guerre. Derrière les murs ornés de cuvettes de bains, il manque toujours la pièce essentielle dont dépendait le hammam : la chaufferie, supprimée du projet sur ordre de Nicolas Ier.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLe pont de la Croix et le Village chinois
Entréeextérieur ; intérieur avec billet saisonnier

En saison : 11:00–19:00, billetterie et entrée jusqu’à 18:00 ; fermé le mercredi. Le pavillon peut être fermé en cas de pluie ou de forte humidité.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’observation extérieure suffit pour le thème principal de l’arrêt. Si l’intérieur est accessible, prêtez attention aux cuvettes de marbre, aux panneaux de fontaine et aux inscriptions, et pas seulement au décor.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez la rive et dirigez-vous vers le pont de la Croix, près du Village chinois.

Étape 6 sur 9Ensuite : Le pont de la Croix et le Village chinois

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Tsarskoïe Selo : la vie d’une résidence impériale » — 9 étapes, environ 7,7 km, 5 h 30 min sans les intérieurs des palais ; jusqu’à 7 h avec deux musées.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade