Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Pommiers, poiriers et cerisiers
- Allées en croix
- Étang
- Bancs aux dossiers fixes
L’histoire du lieu
Dans les années quatre-vingt-dix du vingtième siècle, les mauvaises herbes poussaient ici, et le musée entreposait des matériaux de construction sur les allées. Le jardin du Métropolite existait dans les documents et dans la mémoire de Rostov, mais sur place ne restaient qu’un terrain laissé à l’abandon, une vieille clôture et un étang tardif.
En mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, Aleksandr Melnik, responsable du département d’architecture du musée, prépara un projet visant à rendre au jardin son aspect de la fin du dix-septième siècle. Son travail consistait à distinguer le témoignage historique de l’hypothèse commode. Aucun plan complet du jardin n’a été conservé, et une erreur aurait transformé la reconstitution du musée en fantaisie moderne.
Un inventaire de mille sept cent un fournit une base fiable. Il y indique les dimensions : cinquante-cinq sur trente sajènes ; une sajène mesurait un peu plus de deux mètres. Il énumère des pommiers, des poiriers, des cerisiers et d’autres arbres fruitiers. Le nom du jardin est lui aussi littéral : il fut aménagé sous le métropolite Iona Sysoïevitch, chef de l’éparchie de Rostov et propriétaire de cette résidence. Le vaste personnel de la cour épiscopale comptait son propre jardinier.
Pour les arbres, tout était relativement clair. Il fut plus difficile de rétablir les allées. Sur un plan du dix-huitième siècle, Melnik trouva une allée droite traversant le jardin. Il en traça une seconde depuis les cellules monastiques disparues jusqu’au pavillon de pierre du jardin. Ce choix était confirmé par le jardin du village de Demiany : à la fin du dix-septième siècle, il appartenait au même métropolite de Rostov, Joasaph, et l’on y avait relevé deux larges allées se croisant en croix. Melnik ne présenta pas cette analogie comme un plan retrouvé, mais la considéra comme une base suffisante pour le projet.
En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf et deux mille, le musée planta ici des pommiers, des poiriers et des cerisiers, et traça deux allées en croix. Cependant, l’exposition en plein air envisagée ne vit pas le jour avant encore dix ans. Le jardin fut séparé par une clôture de bois, les visiteurs n’étaient pas autorisés à y entrer, et des matériaux continuaient d’être entreposés sur les nouvelles allées.
Ce n’est qu’en deux mille dix que le musée ouvrit le jardin à la promenade. Melnik entreprit alors de s’occuper des bancs avec Olga Dolottseva, employée du département d’architecture. Du mobilier du dix-septième siècle provenant de Ferapontov servit de modèle, mais les chercheurs ne le copièrent pas littéralement : ils raccourcirent les assises et remplacèrent le dossier réversible par un dossier fixe, afin que les bancs soient pratiques à utiliser. Le projet fut achevé en deux mille onze ; les bancs fabriqués d’après lui furent ensuite installés dans d’autres parties du Kremlin de Rostov.
Aujourd’hui, les jardiniers du musée entretiennent les arbres fruitiers, et les arbustes de la partie nord marquent le contour du corps de bâtiment monastique disparu. Les allées reprennent la reconstitution scientifique de l’ancien tracé. L’étang ne fait pas partie du jardin d’Iona : il n’apparaît pas sur les plans des dix-huitième et dix-neuvième siècles. Melnik établit qu’il n’était probablement apparu qu’au vingtième siècle et le laissa délibérément à sa place.
Sur place
Inclus dans la visite du site : dim—jeu 09:00—20:00, ven—sam 09:00—21:00. Le régime d’exposition du jardin peut dépendre de la saison et des travaux.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Restez sur les allées et ne cueillez pas les fruits : vous avez devant vous une reconstitution de musée qui exige un entretien constant. Par temps humide, la terre entre les plantations devient vite détrempée.
