Étape 7 sur 7

Le Colisée et l’arc de Constantin

Colosseo / Arco di Costantino

La fin mettra en regard deux façons de présenter au peuple un pouvoir nouveau : une arène publique et un monument au vainqueur.

20 min
Le Colisée et l’arc de Constantin
bradhostetler · CC BY 2.0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La cuvette ovale du Colisée
  • Les couloirs souterrains de l’arène
  • Les trois baies de l’arc de Constantin
  • La frise étroite de l’arc de Constantin

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le Colisée est conçu comme une immense machine urbaine pour les spectacles : des dizaines de milliers de personnes y prenaient place selon leur rang, de l’empereur et des sénateurs près de l’arène aux simples habitants de la ville tout en haut. Sous le sol disparu, des couloirs de pierre sont ouverts à la vue ; on y gardait des cages, des décors et des monte-charges, et hommes et bêtes étaient conduits dans l’arène par des trappes. Tout près, sur l’ancienne route des processions triomphales entre l’amphithéâtre et le Palatin, se dresse l’arc de Constantin avec ses trois baies. Sur sa frise inférieure se déploie l’histoire propre du souverain, tandis qu’au-dessus, d’anciens reliefs ont reçu de nouveaux visages.

La cuvette ovale du Colisée occupe le fond d’un ancien lac. Après l’incendie de soixante-quatre, l’empereur Néron intégra cette vallée à la Domus Aurea, un complexe palatial avec des jardins, des pavillons et un plan d’eau artificiel. À côté, il fit dresser un colosse de Néron en bronze de plus de trente mètres de haut, qui le représentait lui-même.

Quatre ans plus tard, le Sénat romain déclara Néron ennemi de l’État, et il se donna la mort. Ensuite, les armées de différentes provinces élevèrent successivement quatre empereurs au trône. Le dernier à l’emporter fut Vespasien, commandant des légions orientales, qui devait rendre la nouvelle dynastie acceptable pour Rome. Il n’appartenait pas à l’ancienne maison impériale : son père gagnait sa vie en percevant des impôts et par des opérations bancaires, tandis que la position de Vespasien lui-même fut assurée par son service militaire et par les soldats qui le proclamèrent empereur.

Vespasien choisit le lac de Néron pour la principale arène de Rome. Les constructeurs évacuèrent l’eau, enfoncèrent les fondations dans le sol du fond et commencèrent à bâtir un amphithéâtre prévu pour des dizaines de milliers de spectateurs. Le poète de cour Martial décrivit plus tard ce remplacement comme le retour aux habitants de la ville d’une terre dont un seul maître avait auparavant l’usage. C’était la version officielle de la nouvelle dynastie, mais le lieu choisi était tout à fait concret : l’ancien étang du palais devint une arène publique.

L’argent provenait de la guerre de Judée, qui se termina par la prise et la destruction de Jérusalem. On le sait grâce à une plaque de marbre trouvée à l’intérieur du Colisée. Plus tard, on y grava un texte annonçant une réparation après un tremblement de terre, et les lettres de bronze originales furent retirées. Il en resta des trous. D’après leur disposition, les chercheurs ont reconstitué la phrase : Vespasien ordonna de construire le nouvel amphithéâtre avec des fonds provenant du butin militaire. Le triomphe de Vespasien et de Titus avait déjà parcouru la Via Sacra ; ici, ses trophées se transformèrent en pierre, en places pour le public et en arène.

Vespasien mourut sans voir l’ouverture complète. Son fils Titus, héritier et participant à cette même guerre, acheva les principaux travaux et, en quatre-vingts, organisa des jeux qui durèrent cent jours. Sur le sable, des gladiateurs combattaient, des chasseurs tuaient des animaux, et des condamnés étaient conduits à des exécutions publiques. Les spectateurs étaient assis selon leur rang : les plus proches de l’arène étaient l’empereur, les sénateurs et les prêtres ; plus haut se trouvaient les autres habitants de la ville. Le cadeau offert au public était conçu pour que chacun voie à la fois le spectacle et sa place dans l’ordre romain.

Après la mort de Titus, son frère Domitien acheva les couloirs souterrains en pierre. Le réseau de murs aujourd’hui ouvert à la vue, sous le sol disparu, apparut précisément alors. On y gardait des cages, des décors et des monte-charges qui faisaient monter hommes et bêtes par des trappes. La coupe moderne montre la moitié technique du spectacle, que le public antique ne voyait pas.

Les Romains appelaient le bâtiment l’amphithéâtre flavien, d’après le nom de famille de Vespasien, Titus et Domitien. Son nom actuel s’imposa plus tard et vient de la statue voisine. Après la mort de Néron, son visage sur le colosse fut remplacé par l’image d’une divinité solaire. L’empereur Hadrien déplaça ensuite le géant de bronze plus près de l’amphithéâtre, afin de libérer l’emplacement pour le temple de Vénus et de Rome ; un auteur antique affirmait qu’il fallut vingt-quatre éléphants pour le transporter. La statue disparut, mais son surnom passa au bâtiment. Le Colisée porte le nom d’un objet qui n’est plus ici.

Entre l’amphithéâtre et le Palatin passait la route des processions triomphales. C’est là que, plus de deux siècles plus tard, le Sénat romain fit ériger l’arc de Constantin. Son nom désigne le vainqueur de la guerre civile.

Au début du quatrième siècle, plusieurs coempereurs gouvernaient l’Empire romain. Maxence tenait Rome et l’Italie et comptait conserver les provinces occidentales. Constantin commandait une armée en Gaule et en Bretagne et briguait la prééminence à l’ouest. À l’automne de trois cent douze, il franchit les Alpes, arriva jusqu’à Rome et rencontra l’armée de Maxence au pont Milvius. L’armée de Maxence fut vaincue ; lors de sa retraite, il se noya dans le Tibre. Constantin entra dans la ville et devint l’unique souverain de la partie occidentale de l’Empire.

Trois ans plus tard, le Sénat romain lui dédia l’arc en mémoire de cette victoire et à l’occasion du début de la dixième année de son règne. Au-dessus de la baie centrale, Constantin est nommé. Maxence n’y figure pas : les auteurs de l’inscription désignèrent l’empereur mort par le mot « tyran » et ses partisans par celui de « clique ». Ils attribuèrent la victoire à la bravoure de Constantin et à l’inspiration d’une divinité, sans préciser laquelle. Des auteurs chrétiens racontèrent qu’un signe céleste et le signe de la croix étaient apparus avant la bataille ; l’arc lui-même ne donne pas cette explication.

Pour le décorer, les artisans retirèrent des reliefs de monuments plus anciens de Trajan, d’Hadrien et de Marc Aurèle. Sur certaines figures, les visages des anciens empereurs furent transformés en portraits de Constantin. Entre eux, on plaça une nouvelle bande étroite montrant la campagne contre Maxence, la bataille, l’entrée dans Rome, le discours devant les habitants de la ville et la distribution d’argent. Sur la frise inférieure subsiste l’histoire propre de Constantin ; au-dessus de lui l’entourent des victoires étrangères aux visages modifiés. Le nom du vainqueur est gravé dans le marbre, tandis que le nom de l’homme qu’il a vaincu est absent de l’arc.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur place

Le Colosseo ouvre à 08:30 à l’été 2026, dernière entrée à 18:15, fermeture à 19:15 ; l’entrée se fait uniquement avec un billet nominatif à créneau horaire. L’Arco di Costantino est accessible gratuitement de l’extérieur.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les deux monuments peuvent être observés de l’extérieur. Pour entrer dans le Colisée, réservez à l’avance une visite distincte ; autour de l’amphithéâtre, restez dans les zones piétonnes indiquées.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade entre l’arc et l’amphithéâtre, deux preuves différentes de la victoire laissées par les nouveaux dirigeants de Rome.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« De la place de Venise au Colisée : le pouvoir à Rome » — 7 étapes, environ 2,5 km, 3–3,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade