Étape 8 sur 8

Musée national des beaux-arts du Québec

Musée national des beaux‑arts du Québec

La fin montrera comment une exposition du musée a apporté une reconnaissance publique à un artiste rejeté et changé sa situation dans son pays natal.

40 min
Pavillon vitré du Musée national des beaux-arts du Québec, entouré d’arbres.
Gilbert Bochenek · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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À remarquer

  • Le bâtiment d’entrée vitré
  • Le pavillon de pierre
  • La façade néoclassique

L’histoire du lieu

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Lorsque l’actuel Musée national des beaux-arts du Québec ouvrit sous le nom de Musée de la province de Québec, ses salles furent attribuées d’emblée aux archives, à l’histoire naturelle et à l’art. Les salles d’art côtoyaient d’abord deux collections tout à fait différentes ; aujourd’hui, les fonds du musée comptent plus de quarante-deux mille œuvres d’art québécois, du dix-septième siècle à l’époque contemporaine. Derrière l’annexe d’entrée vitrée subsiste le bâtiment de pierre à façade néoclassique, ancien noyau du musée.

Derrière le bâtiment d’entrée vitré se trouve un pavillon néoclassique en pierre de mille neuf cent trente-trois. C’est là que, le douze juin mille neuf cent quarante, Alfred Pellan, artiste moderniste québécois, montra pour la première fois dans son pays cent soixante et une de ses œuvres.

La province avait autrefois financé pour lui la première bourse québécoise en arts visuels. Pellan partit étudier en France et y vécut quatorze ans. En mille neuf cent trente-six, il revint brièvement et tenta d’obtenir un poste d’enseignant à l’École des beaux-arts de Montréal. Il avait besoin d’un revenu stable, et l’école d’un nouvel enseignant. Un membre du jury de sélection, le paysagiste reconnu Clarence Gagnon, jugea sa manière trop radicale et lui dit : « Vous êtes moderne : vous êtes condamné. » Pellan ne fut pas retenu.

Il poursuivit sa carrière à Paris. Puis l’invasion allemande de la France le força à quitter le pays de toute urgence. Ses tableaux furent acheminés à travers l’Atlantique à bord d’un navire, mais, de retour au pays, l’artiste se retrouva dans un milieu où ses expérimentations cubistes et surréalistes étaient encore inconnues de beaucoup et se vendaient mal.

Cette institution s’appelait alors le Musée de la province de Québec. Elle n’avait ouvert que sept ans plus tôt et partageait ses salles entre les archives provinciales, l’histoire naturelle et l’art. Avec l’appui du député Henri Groulx, Pellan y obtint des espaces d’exposition et sélectionna lui-même des œuvres couvrant presque toute sa période parisienne : peintures, dessins, gouaches et aquarelles.

L’exposition donna au public québécois la possibilité de voir le modernisme local dans une ampleur qui n’avait jamais existé ici auparavant. Les critiques parlèrent d’un tournant dans les conceptions habituelles de la peinture ; les artistes qui tentaient déjà de dépasser les règles académiques reçurent un exemple reconnu publiquement. Trois ans plus tard, cette même école montréalaise engagea finalement Pellan. Il acquit un revenu stable et se mit à apprendre aux étudiants à chercher leur propre manière. À la fin de son enseignement, le milieu de l’école était devenu sensiblement plus libre.

Aujourd’hui, le musée conserve plus de quarante-deux mille œuvres d’art québécois, du dix-septième siècle à l’époque contemporaine. Sa collection comprend aussi Fleurs et dominos, un tableau que Pellan avait rapporté de sa vie parisienne interrompue et exposé dans ce pavillon de pierre à l’été de mille neuf cent quarante.

Sur place

Temps sur place40 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur billet

Régime estival jusqu’au 7 septembre 2026 : lun–mar 10:00–17:00, mer 10:00–21:00, jeu–dim 10:00–17:00. À la date de vérification, le pavillon Pierre Lassonde est ouvert ; les pavillons Gérard-Morrisset et Charles-Baillairgé sont fermés en raison des préparatifs et de la construction de l’Espace Riopelle — Pavillon Michael Audain.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

À l’extérieur, comparez les époques architecturales du complexe. Les caméras et les œuvres préservées se trouvent à l’intérieur, et l’accessibilité des pavillons, y compris de l’Espace Riopelle — Pavillon Michael Audain en construction, doit être vérifiée avant la visite.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade au pavillon de verre, où la ligne militaire de l’itinéraire laissera place à l’histoire de l’art québécois.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Québec : quartier parlementaire et plaines d’Abraham » — 8 étapes, ≈3 km, 2–3 h.

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