Étape 8 sur 8

Rue du Petit-Champlain

Rue du Petit-Champlain

La fin montrera comment les locataires ont conservé les maisons et le choix des boutiques voisines.

20 min
Rue du Petit-Champlain
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Rangée de maisons restaurées
  • Boutiques et ateliers
  • Appartements au-dessus des locaux commerciaux
  • Rue étroite

L’histoire du lieu

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Dans l’étroit passage au pied de la falaise, vitrines et portes se serrent les unes contre les autres, et des gens vivent toujours au-dessus des locaux commerciaux. Des artisans français se sont installés ici dès l’époque coloniale ; plus tard, cette rue basse a été occupée par des débardeurs du port et des ouvriers de la construction navale. Son nom vient d’un sentier menant à la fontaine de Champlain, et le mot « Petit » ne désigne que l’étroitesse de la rue elle-même. Les vieilles poutres et portes des maisons n’ont pas été dissimulées sous un décor colonial : elles ont été laissées à côté des traces des transformations plus tardives.

Le douze novembre mille neuf cent quatre-vingt-cinq, les artisans et les propriétaires des boutiques d’ici ont signé la charte d’une coopérative pour acheter les bâtiments où ils vivaient et travaillaient. Des investisseurs américains convoitaient le même îlot. Les vendeurs pouvaient leur céder tout l’immobilier en une seule transaction, mais ils ont accepté le rachat par les locataires locaux. La coopérative a obtenu un soutien sous forme de crédit, les artisans sont devenus copropriétaires des maisons et ont commencé à décider eux-mêmes à qui louer les locaux et quels magasins ouvrir dans la rue.

Cet achat avait été précédé de neuf années d’histoire. À la fin des années soixante, la Basse-Ville avait perdu son ancien lien avec le port et la construction navale. Le travail se faisait plus rare, les habitants partaient, les murs de pierre étaient recouverts de tôles et les fenêtres condamnées avec des planches. Le projet municipal de reconstruction de la place Royale prévoyait de démolir une partie des maisons du Petit-Champlain et d’y aménager un parking pour un musée de plein air envisagé. Des artistes et des artisans occupaient pour l’instant les locaux bon marché, mais la rue pouvait disparaître avant qu’ils n’aient eu le temps de s’y établir.

En mille neuf cent soixante-seize, Jacques de Blois, un architecte qui voulait restaurer un quartier résidentiel sans le styliser à l’image d’une seule époque, et Gérard Paris, un entrepreneur qui avait investi de l’argent dans le projet, ont acheté les premières maisons délabrées. De Blois voulait y faire revenir des familles, des ateliers, de petits restaurants et des boutiques. Cela se rattachait au passé de la rue elle-même : les artisans s’étaient installés au pied de la falaise dès l’époque de la colonie française, puis des débardeurs du port et des ouvriers de la construction navale y avaient vécu.

De Blois et Paris n’ont pas retiré des maisons tout ce qui était apparu après la période française. Les constructeurs conservaient les traces des transformations plus tardives et réemployaient de vieilles poutres, portes et autres éléments utilisables ; ils en cherchaient même certains à la décharge municipale. Peu à peu, les partenaires ont acquis vingt-cinq bâtiments. En mille neuf cent quatre-vingt-deux, ils n’avaient plus de fonds disponibles, et une société québécoise de développement des industries culturelles a apporté de l’argent en échange de cinquante et un pour cent de l’entreprise. L’année suivante, le quartier restauré comptait environ cinquante boutiques et ateliers, six cafés et restaurants, ainsi qu’un théâtre ; au-dessus se trouvaient environ trente appartements.

Lorsque de Blois et Paris ont décidé de se retirer pour des raisons de santé, une vente à des acheteurs étrangers pouvait priver les locataires du contrôle de ce qu’ils avaient déjà créé. Les artisans se sont unis, ont racheté les maisons et ont conservé à la coopérative deux rôles à la fois : propriétaire de l’immobilier et gestionnaire des locaux commerciaux. C’est ainsi que la sélection actuelle de petites boutiques est née de la décision des commerçants eux-mêmes de posséder la rue en commun.

Le nom est bien plus ancien que cette histoire. D’abord, un sentier menait ici à la fontaine de Champlain, puis la rue Champlain est apparue, nommée en l’honneur du fondateur de Québec, Samuel de Champlain. Sur une carte de mille huit cent soixante-quatorze, elle était indiquée comme la Petite rue Champlain, afin de la distinguer de la Grande rue Champlain. « Petit » se rapporte à l’étroitesse de la rue, et non à l’homme lui-même.

La coopérative est toujours active. Ses membres possèdent ensemble vingt-neuf bâtiments, entretiennent les appartements au-dessus des locaux commerciaux et choisissent les nouveaux locataires. Derrière les vitrines de la rue du Petit-Champlain se trouve l’immobilier que les propriétaires des boutiques ont un jour acheté ensemble, alors que toute cette rangée de maisons devait être remplacée par un parking.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréeaccès libre

Rue ouverte. Les magasins, cafés, la station basse du funiculaire et certains établissements ont leurs propres horaires ; le funiculaire est indiqué dans le listing touristique comme ouvert tous les jours de 9:00 à 21:00, paiement en espèces.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est une rue commerçante animée : pour écouter, éloignez-vous des entrées des magasins et ne bloquez pas le passage étroit.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade parmi les boutiques et les appartements de la rue du Petit-Champlain, dans le quartier que les locataires ont un jour décidé de posséder en commun.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux-Québec : du promontoire au fleuve » — 8 étapes, environ 1,3 km, 2–3 heures.

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