Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Arche d’entrée métallique
- Bâtiment de l’ancien café
- Parterres de la station thermale
- Bains Lermontov
L’histoire du lieu
Le jardin de villégiature s’étend devant les Bains Lermontov ; une arche métallique, installée dès les années deux mille, mène à son entrée. Les chemins, les parterres et les bancs sont conçus pour une pause entre les soins : on s’y promenait, on y écoutait des musiciens militaires, et le billet de saison donnait accès aux parcs ainsi qu’aux sources communes. Lorsque le jardin était appelé Nikolaïevski, la première partie de son nom renvoyait au bâtiment des bains et la seconde à ses parterres de fleurs ; son ancien nom fut réduit à « Tsvetnik ». Sur le côté de l’arche se côtoient désormais le musée de la station thermale, une galerie et un café.
En mille neuf cent cinq, le confiseur local Aleksandr Goukasov décida de construire un grand café près de l’entrée du jardin Nikolaïevski. Il possédait déjà un petit établissement : Goukasov gagnait sa vie grâce aux pâtisseries et au commerce du café. Le nombre de curistes augmentait, et la clientèle la plus profitable pour lui passait chaque jour par l’entrée du parc.
La proposition paraissait prudente : le bâtiment devait revenir à la ville, tandis que Goukasov en resterait le locataire. Le conseil municipal approuva le projet. La Direction des Eaux minérales du Caucase, l’administration chargée des sources et des terrains de villégiature, s’y opposa. La loi interdisait les constructions privées là où l’eau minérale remontait à la surface. Le café se trouvait précisément sur cette limite litigieuse.
Les parterres et les chemins actuels dissimulent la raison d’une telle rigueur. En mille huit cent vingt-huit, il y avait ici un terrain vague bosselé, avec des zones marécageuses : l’eau descendait de la montagne Goriatchaïa et s’accumulait devant les nouveaux Bains Nikolaïevski (aujourd’hui Bains Lermontov). Le général Georgui Emmanuel ordonna de transformer ce terrain en lieu de promenade pour les curistes. Les architectes Giuseppe Bernardazzi et Johann Bernardazzi nivelèrent le terrain, donnèrent une forme régulière au bassin naturel et aménagèrent des chemins sablés, des parterres, des bancs et une basse clôture en bois. En mille huit cent vingt-neuf, les premiers visiteurs y entrèrent.
Le jardin devant les Bains Nikolaïevski (aujourd’hui Bains Lermontov) fut appelé jardin Nikolaïevski. Les fleurs lui donnèrent la seconde partie de son nom, tandis que la première renvoyait au bâtiment des bains. Au milieu du siècle, on s’y promenait entre les soins et l’on y écoutait des musiciens militaires. À partir de mille huit cent soixante-douze, l’entrée devint payante : un billet de saison permettait de visiter les parcs publics, d’écouter de la musique et de boire l’eau des sources communes. Le flux des visiteurs traversait un seul territoire de villégiature clôturé : c’est précisément pourquoi Goukasov en choisit le bord pour son nouvel établissement.
Le différend avec la Direction des Eaux minérales du Caucase retarda la construction de près de quatre ans. Le premier juillet mille neuf cent neuf, Goukasov ouvrit finalement le café. Il devint rapidement populaire ; ses brioches à la vanille furent particulièrement renommées. Le confiseur obtint un emplacement près de l’entrée principale, mais on ne lui permit pas d’installer le bâtiment à l’intérieur du terrain de villégiature protégé.
Après la Révolution, le café fut transformé en cantine, et les intérieurs ainsi que certaines parties de la façade furent remaniés. Plus tard, des restaurateurs rendirent au bâtiment son aspect antérieur. Aujourd’hui, le musée de la station thermale et une galerie d’art occupent le rez-de-chaussée, tandis qu’un café fonctionne de nouveau au premier étage.
L’arche métallique actuelle fut installée en deux mille un à côté du bâtiment de Goukasov. Le mot « Nikolaïevski » disparut du nom du parc, tandis que « Tsvetnik » resta. Le café se trouve toujours sur le côté de l’arche, sur cette même limite qui obligea le confiseur à attendre quatre ans.
Sur place
Espace urbain ouvert sans billet ; certains passages peuvent être temporairement fermés en raison de travaux ou d’événements.
Vérifié : 12 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Vous pouvez observer le parc directement depuis les allées : il ne reste aucune trace visible de l’ancien marécage ; il importe donc davantage de rapprocher le récit du relief plat.
