Étape 3 sur 8

église Saint-Jean-des-Ermites

San Giovanni degli Eremiti

L’arrêt décompose la célèbre silhouette en noyau médiéval et en choix du restaurateur.

25 min
Les coupoles rouges et le clocher de l’église Saint-Jean-des-Ermites.
José Luiz Bernardes Ribeiro · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Cinq coupoles rouges
  • Murs de pierre nus
  • Fenêtre géminée en arc
  • Cour du monastère

L’histoire du lieu

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Au pied du palais royal, près de l’enceinte urbaine et du lit de la Kemonia, l’église faisait partie d’un monastère bénédictin. Des moines vivaient à côté d’elle, des bâtiments de service s’y dressaient, et il y avait un jardin et un cimetière ; la proximité de la cour déterminait la place particulière du monastère dans la ville. Cinq coupoles rouge foncé s’élèvent au-dessus des murs de pierre nus, et dans la cour du monastère, à l’angle nord-est, subsistent une fenêtre géminée en arc et des fragments de l’aile disparue.

En mille huit cent soixante-quinze, le conseil municipal de Palerme autorisa la démolition des bâtiments qui entouraient la vieille église au pied des murs du palais royal. Deux ans plus tard, l’architecte-restaurateur Giuseppe Patricolo entreprit le déblaiement. Il voulait rendre à l’édifice son aspect médiéval supposé. Ce sont précisément ses choix qui ont largement déterminé ce qui se trouve ici aujourd’hui.

Le noyau médiéval du complexe apparut sous le règne de Roger II de Sicile, entre mille cent trente et mille cent quarante-huit. À côté du palais, Roger établit un monastère bénédictin : une église, des bâtiments d’habitation et de service, un jardin et un cimetière. La proximité de la cour faisait partie du projet : le monastère occupait un emplacement directement sous le palais, près de l’enceinte urbaine et du lit de la rivière Kemonia.

Le nom se traduit par « saint Jean des ermites ». L’église fut dédiée à saint Jean l’Évangéliste, tandis que le surnom se rapporte aux moines. La tradition monastique les rattachait aux disciples de Guillaume de Verceil, fondateur de la communauté érémitique de Montevergine. Il est impossible de les désigner avec certitude comme les fondateurs de l’abbaye palermitaine. Une charte de Roger, datant de mille cent quarante-huit et longtemps considérée comme la preuve principale, s’est révélée être un document rédigé par les moines eux-mêmes, déjà sous ses successeurs, afin de fixer les possessions et privilèges qu’elle énumérait. Le premier document dont l’authenticité est incontestable date de mille cent soixante-six, et la présence ici de moines de Montevergine n’est confirmée de façon fiable que beaucoup plus tard. Il existe une autre hypothèse : le mot « ermites » pourrait venir du nom d’un monastère plus ancien de saint Hermès. Elle reste elle aussi non prouvée.

Patricolo se heurta à la même incertitude dans la pierre. Au fil des siècles, on avait ajouté de nouvelles pièces et un décor baroque à l’église ; une partie du complexe avait même servi de caserne. L’architecte considérait les ajouts tardifs comme des obstacles et jugea les restes de l’aile monastique indignes d’être conservés. L’aile fut démolie. On retira des murs l’enduit et les finitions tardives, on combla les lacunes de la maçonnerie avec de nouveaux blocs, dont une grande partie fut apportée des carrières de Carini. C’est ainsi qu’apparurent les murs nus actuels et la silhouette isolée de l’église.

La décision la plus visible de Patricolo fut prise au sommet. Après avoir découvert des traces de peinture, il fit recouvrir les cinq coupoles d’un enduit rouge foncé. Rien ne prouve que telle ait été leur couleur médiévale ; les chercheurs ultérieurs considèrent cette restitution comme erronée. Les travaux s’achevèrent en mille huit cent quatre-vingt-trois, et la version de Patricolo devint l’image célèbre de l’église Saint-Jean-des-Ermites.

À l’angle nord-est de la cour du monastère subsistent un mur percé d’une fenêtre géminée en arc et des fragments des pièces de l’aile démolie. Le grand monastère qui donna son nom à l’église a disparu. Les coupoles rouges qui permettent de la reconnaître ont été laissées par le restaurateur du dix-neuvième siècle.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantcathédrale de Palerme
Entréesur billet

Lun.–sam. 09:00–19:00, dernière entrée 18:30 ; dim. et jours fériés 09:00–13:30, dernière entrée 13:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Commencez par observer la silhouette d’ensemble depuis l’extérieur, puis comparez sa clarté à l’histoire complexe du site à l’intérieur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez jusqu’au Corso Vittorio Emanuele (ancien Cassaro) et longez-le en direction de la cathédrale.

Étape 3 sur 8Ensuite : cathédrale de Palerme

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Palerme royal : du palais au pont de l'Amiral » — 8 étapes, 3,8 km, 4 h 15 min.

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